CLICK HERE FOR THOUSANDS OF FREE BLOGGER TEMPLATES »

lundi 31 décembre 2007

Point(s) G - Palpons nous !

Bon Bout d'An

Voilà, la soirée tant détestée s'annonce. Alors je vous offre, en toute modestie, un cours de point(s) g et autres palpations à pratiquer pour terminer et débuter l'année. Parce qu'aux bisous sous le gui, je préfère ...

Malgré moi, tu m'as entraînée dans ce dîner d'amis, de couples bon chic bon genre à la campagne, puis nous avons été reconduits dans le longère remplie d'enfants, de parents.

Lasse ou le prétendant, j'ai délaissé la pièce surchauffée et la conversation atour d'un dernier verre de champagne mis à rafraîchir dans un bac rempli de glaçons, prenant simplement l'un d'eux pour le porter à ma nuque…

Et après un dernier regard, le rouge aux joues, j'ai regagné la chambre pour t'attendre. J'ai ravivé le feu, allumé quelques bougies. Cuisses serrées, j'ai passé mon corps quelques instants sous les gouttes qui n'ont pas davantage apaisé le feu. Lentement, sans forcer la caresse, j'ai nourri ma peau d'une huile sans parfum afin de la rendre encore plus douce.

J'ai posé l'oreiller rebondi au milieu du lit, me suis allongée dessus, remontant le drap fin et frais. Pour dompter mon impatience, j'ai glissé dans mes oreilles les écouteurs du mp3 qui tu viens de m'offrir, puis laissé ta sélection de musiques m'envahir, alanguir mon corps. Et j'ai glissé mes mains entre le matelas et la tête du lit. Il me faut rester sage…

Tu as enfin ouvert la porte, tiré le drap. Un instant. Une éternité. Ayant posé le bac de cristal glacé dans le creux des reins, tu es parti te doucher.

Lorsque tu es sorti, je n'ai pu m'empêcher de relever la tête. Nu, fier, la serviette humide encore à la main mais soucieux de moi, je l'ai vu dans ton regard.

Et désirant voir, palper, sentir, goûter avant tout, tu es revenu jouer avec les glaçons.

Sur la peau si douce que tu as survolée du bout des doigts, tu as disposé le feu de la glace en différents points, des omoplates, vertèbres, fesses jusqu'au creux des genoux. Puis sur les lèvres, aux portes de la vallée où couve l'incendie, tu as fait jouer deux cubes dont les arrêtes se sont rapidement émoussées, et délicatement tu les as enfouies aux plus profonds de moi. Cherchais tu vraiment à m'apaiser ?

Non, tu cherches le point, faisant gonfler les deux tiges qui l'enserrent. Tes doigts font un lent mouvement de gauche à droite, tandis que ta langue lisse et glisse.

Lorsque je me suis mise à gémir, tu as mis le coin de la serviette dans ma bouche, puis tu m'as donné une première jouissance, dans le silence absolu.

Tu as allumé un cigare à la flamme. Je t'ai vu songeur. Surtout ne pas faire de bruit. Tu sais que je crie si fort. Que faire ?

Alors à mon tour, je t'ai étendu sur le drap frais, te glissant un mot à l'oreille. Avec les cordons si fins du mp3, j'ai lié tes mains à une des billes de bois de la tête de lit. Je n'ai pris qu'un glaçon, pour tes lèvres, avant d'y glisser à mon tour le coin de la serviette. Et sur la table de nuit, j'ai saisi le petit flacon d'huile, versée quelques gouttes dans mes paumes, massé mes mains pour les chauffer.

Et interminablement, mes doigts ont exploré, ma paume a frôlé chaque centimètre de ta peau pour y faire naître un frisson.

Chaque centimètre sauf ceux qui se tendent inexorablement. Juste une fois, alternant doucement et puis fort, un frôlement, un va-et-vient de la paume sur la longueur dressée, là où la peau fine est si sensible.

Lorsque j'ai vu tes jambes se raidir, tes mains s'agripper à la bille de bois, j'ai fait jouer dans mes doigts les bourses gorgées, les abandonnant dès que …

Mes mains t'ont retourné, mes paumes ont repris leur danse en rondes arabesques pour t'apaiser un peu. Passant de tes épaules au milieu de ton dos, ma paume appuyant dans le creux entre chaque vertèbre, puis celui des reins.

Je m'attarde sur tes cuisses, suivant les contours des muscles, et sur les mollets que j'aimerais mordre. J'entends le gémissement sourd qui monte.

Je reviens sur tes fesses qui se crispent en réflexe. Alors j'écarte et je sais au petit tortillement de ton corps, au gloussement qui t'échappe, que tu ris. Anticipes-tu ?
Oui bien sur, tu sais déjà…

Mais pas tout de suite, encore des caresses. Encore la douceur, la chaleur, l'attention qui te manquent tant. Que tu aimes tant. Encore mes mains qui palpent ton corps. Encore le surprise de ne pas savoir où elles vont se poser.

Je remonte le long de ton torse, sur les côtés, passe mes mains sous le buste que tu soulèves un peu. Tu respires fort. Je perçois ton gémissement étouffé lorsque j'évite soigneusement d'agacer les pointes que je sais désormais si sensibles. Prendre le chemin de tes bras, ta nuque, enfouir une mains dans tes cheveux. Masser un peu le crâne. Puis redescendre le long de ton dos lentement.

Pas trop longtemps, juste suffisamment pour te surprendre lorsque ma bouche se pose enfin sur toi, écartant à nouveau tes rondeurs fermes.

Et lorsque ma langue puis ensuite mes doigts se sont enfouis à l'intérieur de toi, toi l'indomptable, tu t'es surpris à céder, à te laisser aller. A accepter la caresse que tu apprécies et redoutes tout autant.

A nouveau sur le dos, j'ai écarté tes jambes, plié tes genoux, et délicatement j'ai cherché le point, à l'intérieur de toi. J'ai massé, mes yeux fixés sur ton vit, toute à l'écoute de ton corps vibrant.

Lorsque le premier tremblement est venu t'envahir, je l'ai d'abord ressenti sous mes doigts, à l'intérieur, puis sous mon pouce en pression sur ton périnée. Tu es désormais incroyablement dur, et je sens tes muscles raidis sous mon autre main qui volette encore. Je peux voir ton ventre saisis par les premiers spasmes.

Alors que tout ton corps est envahi par la première jouissance, je ne faiblis pas car je sais qu'il y en aura d'autres. Je te regarde emporté par les vagues qui s'emparent de toi.

Je me retire, ne te touche plus. Je te laisse extatique. J'attends. Je sais que tu n'as rien perdu de ta vigueur, bien au contraire.

Tu me réclames. Je te libère. Tes mains sont à nouveau sur moi.
Alors […]

Edit:
Il m'écrit : "Hum... la serviette mouillée"
Je réponds : "Oui... je sais, mais trois paragraphes de plus... faut pas abuser des bonnes choses."
M. "Effectivement, ça serait de la gourmandise !"
B. {censuré}



B
---
Oups… encore trop long !

Mini court de palpation, on ne se palpe jamais assez mutuellement. Pour l'huile ma préférence va à un produit relaxant sans parfum (on peut ajouter l'huile essentielle que l'on
veut) d'une boutique au nom du sud…

Pour le cours de massage du clito (tiens au fait, savez-vous quelle est la taille et la forme ???), un certain jeune homme a fait bien mieux que moi, mais comme il boude mes textes trop longs, je ne le mets pas en lien.


Le massage de la prostate de monsieur (bref... son point g) lui donne une jouissance, que dis-je des jouissances multiples, et maintient sa vigueur entière. On peut ainsi ensuite en profiter encore pleinement...

Pour la serviette mouillée, on en parle en privé ?



samedi 29 décembre 2007

Mythologies



Mots bleus au crépuscule de l'Année 2007



Cher Waid

Je n'ai pas trouvé une version hétéro (d'ailleurs la photo était pour les dames !) mais une autre idée. Comme je suis fan de jean, et grace à un charmant et attentionné lecteur qui me fit parvenir ceci.


N'oubliez pas : Ce que l'on fait dans la nuit du 31... toute l'année...


http://fr.youtube.com/watch?v=N9VCzSw_oiQ

B

jeudi 27 décembre 2007

Loi de finance...

Je zieute la page d'accueil d'Orange et je vois ça (oui... c'est bien la photo d'illustration de l'article) :

Loi de finances pour 2008 : le détail des mesures en faveur des particuliers.




Soupir... si tous les rapports et autres livres gris, memos et blablabla sur la LOF avaient une telle couverture... ça les rendraient ... appétissants. Soupir...

B

mardi 25 décembre 2007


Il l'avait invitée dans le chalet familial pour Noël, en amie. Surtout ne pas choquer la famille, les enfants. Certes, ils partageraient la même chambre. Mais rester discrets. Ils s'étaient rencontrés au cours d'une soirée coquine. Elle était venue seule, par jeu. Mais invitée par un couple. Il était seul aussi. Soirée très agréable. Normalement, sans suite. Elle est exigeante. Observatrice surtout. Pas vraiment son genre. D'ailleurs, il n'était pas son genre non plus malgré leur complicité immédiate. Et puis… quelques échanges sur le net, grâce au site du couple. Seule pour les fêtes ? Il l'avait invitée, en toute camaraderie.

Il la regardait se préparer. Indifférent. Une bonne copine. Elle était sortie de la douche nue, sans façon. Avait passé un simple slip de coton noir échancré, peu sexy. Des escarpins de daim, rouge et noir. Trop fermés. Talons haut pour allonger sa silhouette, cambrer ses reins, un petit effort quand même. A présent, elle avait posé une palette sur le linteau de la cheminée. Se dessinait l'œil d'un coup de crayon khôl. Quelle manie de se charbonner les yeux…

Et puis, illuminé par la flamme quelques secondes, l'aisselle, et le balancement de la rondeur entrevue grace au bras levé.



Etait-ce le geste intime de la femme qui s'apprête ? La rondeur entrevue ? Il bande.

Alors il ose, il va chercher le cadeau qu'il a choisi, pour la taquiner. La surprendre. -J'ai un cadeau. Envie de te le donner tout de suite.

Il tends la boite enveloppée de papier de soie rouge. Elle dénoue soigneusement le ruban. Elle ouvre. S'étonne. Examine l'objet en forme d'œuf. La télécommande.

-Je sais que tu aimes les jouets ! Celui-là, je ne peux pas te l'offrir devant tout le monde.
Elle rit : -C'est certain !
-Tu le mettrais ? Maintenant ?
-Tu exagères !
-Pourquoi… tu aimes ça, non ? Allez, joues le jeu !
-Et toi ??? En échange ???
Il hésite : -Je ne sais pas.

Elle avise le morceau de bolduc. Mets sa main sur lui. Petit sourire moqueur. -Tu bandes ? Laisse moi décorer ! Si ça fait mal… tu n'auras qu'à couper. J'ai un couteau suisse.

Elle est habile, en quelques instants elle a ficelé le paquet. Il se regarde dans sa main, étonné d'avoir accepté, étonné d'en être excité.

Pour l'aider à placer le jouet, il y va de la langue, salive en abondance sur la chatte proprette, puis il teste la télécommande… elle frissonne.

Elle passe la robe noire sage, souligne ses lèvres d'un rouge grenat aussi sombre que celui de ses escarpins. Rouge et noir. Lui est en noir, aussi, pantalon et chemise. Harmonie. Finalement un couple modèle et ordinaire, en apparence. Eux seuls savent...

La télécommande et le couteau réunis dans la poche de son pantalon.

Dîner de famille sous la lumière des grosses bougies, disposées un peu partout. Délices et saveurs du terroir. Vins capiteux. Trop. Ils s'observent, ne font que grignoter. Ils ont faim d'autre chose. Mais il faut donner le change. Faire la conversation dans le brouhahas. Elle écoute, bouche ouverte, attentive aux propos les plus anodins. Il sent la pression légère du pied nu qu'elle a posé sur sa cheville.

Alors de temps en temps, il glisse la main dans sa poche, presse la télécommande. Elle s'étrangle si elle boit. Elle se cache dans la grande serviette faisant mine de s'étouffer. Ou elle crispe sa main sur sa cuisse. Il reste stoïque. Pourtant… Aie ! Ça commence à serrer.

Elle est partie dans la cuisine. Il la suit furtivement. Ne se montre pas. Encore une pression. Elle se mord les lèvres. Il l'observe disposer les mignardises sur les petites assiettes. Il glisse à nouveau la main dans sa poche. Surtout ne pas l'approcher, la toucher, il ne saurait se contenir.

Pourtant, elle sent son regard. Elle se retourne, lui fait face, enfourne plusieurs douceurs et mâche goulûment. S'aidant en enfonçant deux doigts dans la bouche. Les tétant avidement.

Quelqu'un entre. Le jeu s'arrête net. Elle a un geste d'impatience, il sourit.

Le déballage de cadeaux s'éternise. A genou, elle aide les enfants en riant, s'émerveillant d'un rien.
La faire encore attendre un peu. Patience. Plus de main dans la poche. Se joindre au groupe de mâles, faussement insensibles aux joies enfantines. S'asseoir dans le fauteuil club, le verre de liqueur à la main. En prendre plein les yeux, plein les oreilles. La regarder arracher, déchirer. Piailler avec les gamins. Vivre pleinement ce moment de joies. Croiser son regard. Détourner le sien. Puis y revenir. Regard trop lourd. Mais il ne peut s'en empêcher.

Elle se lève. Elle est fatiguée. Elle se retire. Jouer encore l'impassible. Lui demander simplement, au creux de l'oreille : -Ne l'enlèves pas, ne te laves pas. Attends moi. Offres toi à moi. Ce soir. S'il te plait. Mais seulement si tu veux.
-Très bien. Je t'attendrai.

Elle si peu docile, elle a accepté. Il est surpris. Elle le fait marcher. Il va la retrouver endormie dans le t-shirt banal qu'il l'a vu déplier. A moins que ... Il la laisse partir songeur, sans remarquer son dernier geste, lorsqu'elle se baisse et fouille dans le tas de papiers épars. Patienter encore. Imaginer. La laisser s'impatienter. Ne plus être trop gentil. Mais il doute.

Enfin, prendre une bouteille de champ qui traîne dans un seau, deux verres, se décider.

Ouvrir la porte. Jeu des lumières ardentes qui vacillent. Celle de la flamme, celle d'une bougie, d'une lampe renversée, posée à terre. Il referme rapidement en entendant une course et des cris d'enfants énervés dans le couloir.

Et sur le lit, elle. Exposée, nue. A genou sur un oreiller, un peu surélevée, en attente. Un flash pour l'éternité. Son intimité luisante offerte à la flamme, les nuances d'ocre rosé qui dansent sur les rondeurs. Et il voit ses chevilles liées par une tresse de rubans. L'adrénaline soudain pulse en lui.

Il tourne autour d'elle. La regarde encore. Scrute son visage au repos, les yeux clos. La joue, les épaules posées sur le drap. Les bras tendus qui disparaissent sous elle. Il s'approche encore, découvre les mains liées l'une contre l'autre, entre ses genoux. Par d'autres rubans multicolores. Excessive. Terriblement surprenante à son tour.

Il glisse à nouveau la main dans sa poche. Pour savoir. Elle gémit sourdement.

Il s'approche. Les doigts ? La langue ? Que faire en premier ? La prendre sans attendre ? Car si elle se livre ainsi, son plaisir prime. Absolument.

Alors il continue le jeu, plus loin, s'assied sur le bord du lit. Il sort la télécommande, le canif. Savoir renoncer pour mieux recevoir. Il tranche le lien des poignets. Il ordonne : -Caresses-toi !

Elle glisse sa main, lui donne à voir ses doigts qui tournent, délicatement, vont et viennent. Il s'allonge, s'appuie sur un coude, à l'aise. Remonte vers son visage, rencontre ses yeux. -Tu aimes te montrer, je le savais ! Continues !

Il se verse un verre, les bulles pétillent. Elle va chercher la moiteur qui perle en abondance, lui donne à entendre. Sa main s'affole. Il ne peut parler. Sa gorge se serre. Il avale d'un trait. -J'aime quand tu es chienne comme ça. Ca me fait encore plus bander, tu veux voir ?

Il se déshabille, se montre à elle. Le lien le comprime trop désormais. Il rampe, s'approche de sa bouche. Elle se relève un peu. Il se doute de ce qu'elle veut. -Non ! Toi d'abord.

Il revient derrière elle. Se replace confortablement. Saisit le canif et se libère du lien inutile. Approche à nouveau son visage, il voit, il entend, il sent. Il se refuse à toucher. Pas encore. Se fixe sur le cordonnet de soie qui oscille. Elle s'offre entière. En retour, il lui offre son regard. Attentif. Intense. Exclusif. Infiniment patient. Demander pour stimuler : -Fais le sortir doucement puis enfonce le. Voilà ! C'est bien. Encore une fois. Allez ! Encore !

Il ne la sent pas partir. Elle vibre pourtant de tout son corps.
Il voit son autre main qui caresse la rondeur de la fesse. Elle se plaint. Mais il ne comprend pas ses mots. Soudain elle lève haut la main. Gifles, fortes sur la fesse. Rougeur immédiate. Elle gémit à nouveau : -Je n'y arrive pas. Aides moi !

Alors, il déconnecte, lâche la bride qui le retenait. Elle le réclame enfin.

Il verse le champagne sur le sillon, le regarde couler sur elle, sur ses doigts. Elle a un petit cri, un grand frisson. Il approche sa langue, va boire les fines bulles. A pleine bouche, il goûte les doigts et la chair mélée. Cette fois, le cri modulé est puissant. -Chut ! Moins fort... Il ne faut pas faire de bruit.
A genou, il saisit sa hanche, y enfonce ses ongles. Emprisonne son avant-bras, le tord posément. La redresse un peu.

Il guide sa main, ses doigts dans le sillon, vers l'anneau. De ses propres doigts, il va prendre la moiteur qui suinte, enduit le tout et l'aide à se pénétrer, lentement. Elle veut de la vigueur, il l'oblige à la lenteur.

Deux doigts. Il lui murmure à l'oreille combien ainsi offerte et soumise à son désir, elle le fait bander, combien de la voir salope, ça va lui faire exploser la tête. Qu'il n'attend que ce moment. Il use de sa voix la plus douce et ferme pour dire les mots les plus forts, lui raconte combien de la voir malaxer sa chair, n'être plus que sexe pour lui, et se laisser aller au-delà d'elle-même, ça va provoquer ce qu'il attend, ce qu'il veut prendre d'elle.

Il la sent proche de basculer. Il l'encourage encore, sa voix est plus tendue. -Divine salope, bellissima, danse, danse pour moi... jouis... jouis sur tes doigts, pour moi. Allez ! Maintenant !

http://fr.youtube.com/watch?v=c9ZMoM1VbU8

Oh let me see your beauty when the witnesses are gone
Let me feel you moving like they do in Babylon
Show me slowly what I only know the limits of

Et quand elle se libère dans un gémissement rauque, que son corps est pris d'une vague incontrôlée, il ne maîtrise plus, il s'abandonne aussi à l'éblouissement. Il jouit, dans sa tête. Fortement. Incroyablement. Sans gicler.

Ils s'effondrent sur le lit. Capsule de temps hors du temps.

...puis d'un petit geste intime et touchant, elle ôte l'objet. Il l'embrasse légèrement. Murmure un merci sur ses lèvre qu'elle lui empêche de prononcer en lui rendant son baiser léger. Il est soudain terriblement bien. Il se laisse aller, se presse contre son ventre, enfouit la tête entre ses seins. Se fond dans la chaleur. Elle bouge un peu, à peine. Elle vibre à nouveau. Soudain... il plonge dans ses yeux, y voit l'éclair. Et la deuxième jouissance vient, il arrose son ventre, ses seins. Elle rit et elle pleure.

Ils s'enlacent et s'endorment à la chaleur de la flamme.

Jazz : http://fr.youtube.com/watch?v=6m6vtHIXzF8

Classique : http://fr.youtube.com/watch?v=zPE8DU5NNJ0

Romantique : http://fr.youtube.com/watch?v=INNmIBs8Ioc

***
En cadeau pour avoir pris le temps de lire un texte aussi long, pour vous messieurs (et aussi pour ces dames...). Certes... quelques phrases vous feront bien rire mais il y a pas mal de belles vérités !

Les bases : 2 règles d'or
http://www.seduction-rapide.com/bases_seduction.shtml

http://www.seduction-rapide.com/attraction.shtml
Les femmes ne s'intéressent pas aux garçons accommodants, gentils, empressés ou suppliants. Les femmes veulent UN HOMME, un homme qui les fait rêver, souffrir [n de PF : n'exagérons rien] et soupirer.

Faux mythes sur les femmes et sur la façon de les attirer [n de PF : eh eh eh]:
http://www.seduction-rapide.com/faux-mythes.shtml

***
B

vendredi 21 décembre 2007

Merci

Depuis plus d'un mois, un mois à peine que ce blog existe, j'ai reçu beaucoup de vous. Alors pour tous ces cadeaux, ces émotions, ces sensations :

Merci.


Laissons passer quelques jours… quelques jours dans une bulle de bonheurs partagés.

Ceux qui le souhaitent peuvent venir avec moi dans une île, son adresse est dans mon profil.


Pour le désir d'encore, encore, encore…
A vous, à toi, à mes amours, toute la tendresse, toute la douceur, toute la passion d'une ombre, d'une amante, d'une mère, d'une amie… et une petite léchouille sur la fesse gauche et le sein droit.

Prenez, c'est cadeau !

B

Craftman

On lui avait dit : c'est un drôle d'homme, un artiste fantasque, il vit au fond des bois. Dans les montagnes rocheuses. Pas de route, juste un chemin forestier. Il vit en hermite. Elle avit insisté. Elle était fascinée par son travail du bois.




Il sélectionnait les vieux arbres, ceux qui sont tombés, ou prêt à tomber, les mettait à nu, en faisait la pièce maîtresse d'ornement de maisons de bois de grand luxe. Construire pour durer, construire en totale osmose avec la nature.





Elle avait insisté, obtenu une adresse mail. Il avait fini par répondre. Une française, viendrait de l'autre bout du monde, pour lui ? Il n’y croyait pas. Elle lui faisait de grands discours écolo. Il se moquait d'elle. De sa vie dans la ville lumière, si factice. Elle protestait ! Tout le monde ne peut pas vivre dans les bois. Tout le monde n'a pas cette force. Il avait répliqué : surtout pas une princesse des grands boulevards !

Alors elle lui avait déclaré : je peux venir, avec un simple sac à dos ! J'aime la montagne, je peux y marcher des heures, des jours. Dormir à même le sol. Me laver à la rivière.

Il n'avait plus répondu. Elle s'était lassée. Et puis…





Elle l'avait prévenu,elle était à Vancouver pour plusieurs semaines. Elle avait téléphoné. Elle allait venir. Peu importait s'il acceptait de la voir. Irrité, il lui avait répliqué qu'il partait en randonnée, pour trouver un nouvel arbre. -Emmenez-moi ! Il avait cédé. A sa voix.


Rendez-vous pris, au general store du village perdu. Il l'avait vue tout de suite, avait rigolé. Elle ne tiendrait pas 3 km. Trop précieuse, trop ronde. Elle s'était prétendue sportive, certes elle était bien charpentée, mais typique des européennes, rien à voir avec les canadiennes sportives. Il la domine de sa haute taille, presque 2m. Mais elle ne semble pas impressionnée.




Troisième jour. Il avançait, elle suivait. Sans protester. Bon rythme. Elle s'arrêtait quand il fallait. Lui avait tendance à toujours aller juste un peu trop loin. Le premier soir, nuit dans une cabine, une cabane de bois toute simple. Une fois le dîner avalé, elle s'était enroulé dans son duvet et … s'était endormie ! Elle avait même ronflé un peu. Ah… les femmes ! Il avait regardé un moment la courbe accentuée de la hanche. S'était rappelé l'enfer. L'enfer auquel il avait renoncé. Avait tourné le dos.

Deuxième nuit sous la tente, chacun la sienne. Peu de paroles échangées. Ils s'étaient tout de suite, d'instinct, répartis les tâches. Au petit matin, elle s'était encore une fois levée très tôt. Un repas de fruits, de thé, de biscuits. Une fois tout plié, avec surprise, il l'avait vu reprendre le chemin. En tête. Il avait suivi un moment. Puis avait repris le lead.


Un éboulis de rocher. Ils avaient dû grimper. Dur effort. En sueur, échauffés, ils étaient parvenu de l'autre côté. Elle s'était figée. La forêt s'était ouverte, un lac, la montagne grise, couronnée de blanc.


Elle avait envie de plonger. Mais s'était juste mise à genou sur le bord. Lui n'avait pas résisté. Il avait enlevé son pull, sa chemise. Plongé dans l'eau glacée.






En sortant, en s'ébrouant, il avait perçu son regard affamé . Elle lui avait tendu la couverture, l'avait enveloppé. Frictionné. Il claquait des dents.

-You're totally crazy !! Comment je vais te réchauffer maintenant. Tu vas attraper la mort.

Elle se presse contre lui, puis à genou tire le jean humide. Continue à frotter les jambes bleues, sans ménagement. Lorsque ses mains remontent haut entre ses cuisses, le frôlent, il reçoit une décharge. Il s'étonne. Il est encore vivant.

Lorsque sa bouche se met à souffler sur lui, qu'à deux mains elle empoigne ses fesses, qu'elle le prend dans sa bouche, il n'y croit pas. Il réagit à nouveau. La bête qu'il a enfouit au plus profond de lui revient.

Il tombe à genou, lui prend la bouche, la trouve chaude, gourmande. Elle répond bien. Mais il sent ses vêtements humides de s'être frottée à lui, elle va prendre froid. Alors il arrache, il tire. Elle est nue sur l'herbe de la berge.

Il est tel le couguar, un chat sauvage, il tourne autour d'elle comme un félin, il la sent, la respire, retrouve enfin l'odeur de la femelle, l'odeur de la sueur sur ses seins, sur son ventre, et celle de la cyprine qui suinte entre ses jambes qu'elle ouvre sans pudeur.

Elle l'attire entre ses jambes. Tellement humide et chaude.

Il rugit : Française, petite française…

Il va y mettre les mains, la tête, pour goûter l'abondance. Il entend le clapotis de ses doigts. Le bruit le bouleverse. Seul bruit dans cette immensité. Il se sent redevenir sauvage, il regarde la féline qui se tord sous sa main, sous ses doigts qu'il fait pénétrer maintenant vivement, elle perd le contrôle, arrache l'herbe, griffe ses seins.


Et puis soudain sa voix, timide : Please, fuck me !


Il se relève, la regarde. Où est la furie qui le presse contre sa vulve chaude ? Serre sa tête dans ses cuisses ? Soulève ses reins pour mieux s'offrir.

Elle perçoit son hésitation, alors d'une voix plus assurée, elle réclame plus fort. Les mots en anglais ne passent pas. Mais elle se force. -Lèches encore ma chatte, continues ! C'est bon.


Il se sent basculer, tente une dernière fois de rester humain, de renchérir sur ses mots par des mots tendres. -Petite française…


Alors elle insiste, enragée : Fuck me !


Il la retourne, saisit sa nuque, relève ses reins, écarte ses genoux. Il n'a plus froid, sa vigueur est entière, elle bat sur son ventre. Il la plie, l'enfonce en elle, il la sent couler sur lui, bouillonner. Elle se resserre, elle l'aspire. Il va lentement, il se sait imposant. Elle ne bouge plus, elle savoure sa présence

Puis elle a un curieux mouvement, elle abaisse sa tête au sol. Elle a les reins relevés, offerts encore davantage. Elle se met à osciller, s'accorde à son rythme et d'une voix rauque, redis sa supplique.

Ca déchaîne en lui l'animal, encore plus que sa posture bestiale.


Fucking bitch ! You really like that ! Il crispe les mains sur ses hanches, donne la cadence, ne veut plus rien voir que son vit qui entre en elle. Qui entre dans la femelle. Il relève un genou, s'appuie sur un pied, au-dessus d'elle. L'air s'emplit du claquement vif de leurs cuisses qui s'entrechoquent.


Ils ne gémissent plus, ne se libèrent pas encore. Veulent ressentir pleinement le moment. Il voit son anneau se contracter puis s'ouvrir. Il ose. Il glisse un doigt.

Elle gémit. Elle attrape son avant-bras. Il regrette, il est allé trop loin. Mais au contraire, elle le maintient. Puis cette fois, elle donne toute la force à sa voix.

Il saisit alors ses cheveux, la redresse, l'arque vers lui, la tord, lui prend la bouche. De leurs deux mains, ils guident le membre, il pénètre lentement, elle se fait lourde soudain. S'appesantit sur lui. Elle se mord la main.


Il comprend. Il glisse sa main vers l'avant, s'assoit sur ses talons, la pose confortablement, se retient, l'animal est maîtrisé à nouveau. Ses doigts reviennent sur son ventre, ses lèvres, il fouille dans le vallon, les yeux perdu au loin sur le lac. Elle réagit à nouveau, il la sent repartir dans le plaisir.


Elle veut l'animal. Elle griffe. Il n'est pas en reste. Deux fauves. Ils basculent ensemble vers l'avant, cette fois ne se retiennent plus, la jouissance les fond l'un à l'autre dans le même feulement.


***
Il existe un lac perdu où l'homme et la femme qui s'y égarent redeviennent l'animal totem qu'ils portent en eux. Il est une légende qui commence à courir dans la vallée ... Un couple de couguars qui apparaît certaines saisons. Puis disparaît.

mercredi 19 décembre 2007

Brèves - Source(s) d'inspiration - Prétentieuse



Brèves : Rire - Pré-panique - Colère - Fierté tectonique

Une de Libé ce matin : pliée de rire

BCE : Euh … je fais quoi de mon pea ? Je cède tout et sous le matelas ?

Ingrid B : Dites donc, ils sont où nos 007, nos Rambo, nos oss 117, nos P. Roché (cf Godzill@). [-Bri, arrêtes, tu vas trop au ciné. - Et mes impôts, ils vont où ?]

Sans le réseau de papa-maman : il a trouvé un job, un vrai, en parallèle à ses UV, dans THE grande banque française, tout seul ; il a à peine 20 ans. Il m'a dit : -c'est pour notre projet, ton rêve, moi j'y crois ! Dans deux ans : Ucluelet, plaque Juan de Fuca, au nord de la ceinture de feu. -Tectonique, tu es. Jeune Padawan !

***
Source(s) d'inspiration


Pour eux, je craque, encore et toujours. Que j'aime les architectes ! Qu'il aime les femmes. Regardez jusqu'à la fin, son coup de crayon… sublime. Il a 99 ans...

http://fr.youtube.com/watch?v=5AP-2rtQBdg


On me pose une question étrange : J'ai lu votre blog, quelle source vous inspire ?


J'ai failli être vulgaire : Monsieur (oui, il est très bcbg mais un peu… ), si certains ont la bite dans le cerveau, moi c'est ma chatte !

Mais fallait pas effrayer l'impétrant qui pourrait se révéler pénétrant s'il ... [Là, s'il se sauve pas en courant, on va s'amuser et c'est le but, non ?]


Alors j'ai répondu, par une pirouette qui n'est pas dénuée de vérité : pas une source, plusieurs… les hommes !

Oui, lecteurs vous m'inspirez et … toi mon ami-xxx, tu le sais bien, toi à qui je dédie chaque jour ce site, depuis le premier jour.

----
Avant de raccrocher, elle lui murmure : Je bois un nectar frais, Trop.. ananas-goyave. Il a le même goût que ton f…, sirupeux, doux et sucré.


Il n'a pas relevé, ils étaient pressés l'un et l'autre. Maintenant, il est sorti un moment pour se dégourdir les jambes à l'heure du déjeuner dans ce quartier où il croise tant de belles élégantes, ses mots lui reviennent. Il pense soudain à son c… Non ! Il ne faut pas. Il avise le petit dépanneur, entre… oui, il y en a.

De retour au bureau, il décapsule et goûte. C'est vrai que c'est un peu épais, mais… ??? à la réflexion, il manque de points de comparaison.

Il essaie de se souvenir. Il s'est déjà goûté dans sa bouche, plein de salive mêlé. Plus parce qu'elle le demandait que par envie, il a léché un bout de sein, une fois. La première fois, elle l'a surpris en avalant tout ou presque. Lui pensait que les femmes n'aiment pas, enfin pas trop.


Et puis il y a eut cette fois où … oh oui cette fois là, lorsqu'il a vu le flot rejaillir alors qu'il se retirait, que ça faisait bien longtemps qu'il n'avait emprunté cette voie là. Et que de son membre encore gonflé, il a dessiné une signature déliée sur la surface généreuse de ses fesses si rebondies. Il n'a pu s'empêcher dy mettre les lèvres.

Toutes ces images qui l'assaillent, quel tourbillon. Alors il fonce, s'enferme, pose la tête sur son coude replié, appuyé contre le mur, dans l'angle. Il n'est pas honteux, il veut seulement se blottir. Une simple pression… sur le carrelage, la traînée blanche. Il recueille d'un doigt. Goûte.
Sourire. Elle lui a encore menti. Pour lui faire plaisir.

Plus tard, il lui reproche cette flatterie inutile, à un moment bien inopportun. Elle interromps son ouvrage. Fait la moue. -Attends ! Tu vas voir …


-Arrête de faire du bruit en mangeant, mal élevée…
…..
-Arghhhhhhhh ! P… c'est bon !!!!! Non, non... je ne veux pas goût... t'es têtue! ... Hey ! T'as raison
-M'sieur, j'ai toujours raison !


B



lundi 17 décembre 2007

Fait frette !!

On me confie que Montréal est sous la neige. Français, vous me direz, rien d'étonnant !

Il paraît qu'ils n'ont rien vu de semblable depuis lontemps, qu'il est tombé autant de neige qu'un un mois, un trimestre, un an ... ils ne savent plus dire. Les écoles sont fermées.

Alors une pensée pour ceux qui ont dû pelleter pour dégager le char ce matin et une léchouille attendrie à ceux qui ont décidé de se (la) garder au chaud.

B

Donc restez à contempler le post suivant !

http://fr.youtube.com/watch?v=OMH8puZY1qs

Cheminée et futaie

Il avait écrit : Vendredi, à 16h00 - Place de l'*. Aucun bagage.

Elle avait pris place à l'arrière de la Pxxx Cayenne et s'était rapidement endormie la tête sur les genoux de l'un, les pieds au chaud dans les mains de l'autre. Elle dort toujours lorsqu'elle ne conduit pas.

Arrivés au petit pavillon abandonné, au cœur de la foret profonde, sans attendre d'entrer dans le logis glacial, ils s'étaient empressés de la dévêtir, lacérant ses vêtements de leurs couteaux affûtés. Lorsqu'elle a défailli sous leurs caresses brutales, le premier a ouvert la porte à toute volée, s'empressant d'aviver le feu de l'âtre, le second a disposé une large couverture de plusieurs peaux soyeuses assemblées ; tandis que les deux autres la portaient par les épaules et les chevilles

Ils ont contemplé un moment ses seins dardés par l'air glacial, les picots sur les rondeurs de ses reins, la laissant agenouillée devant l'âtre, ses mains enserrant sagement ses chevilles, le visage renversé, offert à la flamme.

Puis les autres se sont occupé à préparer le repas, tandis qu'il l'embrassait avec volupté et tendresse. Il a courbé sa nuque d'une main ferme et douce, l'a laissée prendre appui sur ses mains, ses genoux, et ils ont disposé sur le dos, les reins tendus les fins copeaux de viande séchée, les dès de fromage frais, les figues éclatées, une coupelle contenant des petits raisins. A la lumière d'une flamme fixée par la cire coulée, à pleine bouche ils se sont satisfait de ces délices, de ses délices.

Tour à tour, de leur bouche à la sienne, ils lui ont fait partager les saveurs du repas qu'ils dégustaient, et se glissant sous sa bouche, affamés de ses seins, ils lui ont offert d'autres jus crémeux et goûteux pour s'abreuver.

Lorsque trop tremblante et imprégnée de tant de crèmes diverses, elle a de nouveau faibli, il l'a doucement étendue, tandis que d'un geste vif, l'un des convives a sabré d'un coup net le goulot d'un flacon précieux, laissant s'échapper un flot de bulles délicates sur ses cuisses, son ventre, son visage brillant de leurs éléments de vie mêlés.

Disposant d'autres saveurs délicates, des brisures de chocolat amer et fin, de macarons rouges et violets, de framboises et de fines lamelles de poire, ils ont poursuivi leur dîner, la flattant, la fouillant de leurs doigts, puis de leur main entière.

Lorsque ses reins se sont soulevés si haut que toutes les brisures se sont éparpillées alentour, mano a mano, ils se sont lentement mais vigoureusement appliqué une nouvelle fois à faire jaillir ensemble leur offrande sur son autel. Ses mains, ses pieds de pécheresse mutine posés sur une des cuisses de chacun, elle a regardé avec attention jusqu'aux frissons ultimes ; et enfin repue et repus, ils l'ont enveloppée dans la couverture, la laissant à la chaleur des flammes, lui en gardien attentif fumant le cigare et dégustant une fine napoléon (quel outrage !) encore un long moment.

Au petit matin, avant l'aube, aidé de son meilleur ami, il a orné son corps d'une sangle noire, de leurs mains puissantes dessinant des triangles, des losanges, accentuant encore davantage les boursouflures de ses lèvres pendantes et rosées, laissant une grande longueur pendre de son cou sur la chute de ses reins.



(c) http://www.adeljarrie.com/

Il lui a passé des bottes de cuir fin et a fermé sur ses épaules une veste de chasse de toile huilée.

Ils sont partis dans l'odeur écoeurante de l'humus et des feuilles pourrissantes, suivant son pas malaisé . Arrivés au bord d'une combe, ils s'y sont laissé glisser. Dans la pente, elle a trébuché, roulé jusqu'au fossé, dans la terre, la boue humide. Ils l'y ont laissé reprendre son souffle tandis qu'ils allumaient un grand feu dans un cercle de pierre, près d'un arbre centenaire.

Il a alors ordonné à ses compagnons de lui ôter sa veste et de la mener au pied de l'arbre. Le premier était encore novice et maladroit. En la relevant, il n'a su la tenir, elle est retombée à genou. Le second, a vivement tiré la veste, la repoussant dans les feuilles mortes et la terre grasse. Le troisième l'y a roulé afin de la parer d'un extravagant fourreau digne des podiums les plus prestigieux.

Par une dégaine accrochée à l'anneau planté à hauteur de ses yeux dans l'arbre centenaire, il a passé les entrelacements de la sangle ornant son dos. Avec la longueur restante, il a lassé ses chevilles haut, de part et d'autre de l'arbre imposant. De ses doigts d'enchanteur, il a alors fait jaillir une nouvelle source dans la combe, effleurant, tirant, pinçant, tordant et fouillant.

Puis ils sont partis. Parfois l'écho du bruit sec envahissant l'air est parvenu jusqu'à elle. D'autre fois un compagnon est venu s'inquiéter de la flamme et s'abreuver à la source suintante de la chrysalide de feuilles et de terre, au visage humblement baissé pour tous, sauf pour lui.

Lorsqu'ils sont rentrés bredouille de leur quête, il a commencé à aller et venir devant elle, qui le défiait encore d'un regard ardant, attisant davantage sa colère. Alors pour s'apaiser, il a coupé des liens sans les dénouer, elle a nouveau glissé vers le sol, mais la plaquant contre le tronc rugueux, il l'y a cloué en de vigoureux coup d'une cognée imposante, l'emplissant enfin de lui.

Mais sentant l'impatience de ses compagnons, il s'est retiré, s'est assis sur une souche, la faisant basculer sur ses genoux. De ses doigts de magicien, il a doucement huilé, sondé, préparé l'anneau qui suintait lui aussi d'abondance. Puis aidé d'un de ses compagnons les plus expérimentés, il l'a posée, remplie à nouveau de lui, sans plus bouger. Le compagnon s'est alors présenté à la source, a plongé dans son flot bouillonnant.

Elle a cherché du regard le novice, l'a appelé d'un ordre impérieux. Il s'est alors fièrement présenté à la bouche de la toute frémissante tandis que le dernier compagnon capturait ses mains en fourreau.

Lequel de son cri primal, lorsqu'ils l'ont vue se tendre écartelée dans un sursaut si violent qu'ils ont manqué de tous basculer sur le sol, ou de cette extase enfin révélée les a fait aussi décharger, et mêler à sa voix le son profond et si guttural, animal de leur virilité exprimée, nul ne saurait le dire.

Et aucun ne remarqua le groupe de cavaliers à l'orée de la futaie, figés un instant puis tournant les rênes prestement.

Plus tard, formant un cercle autour du foyer, tous ont repris quelques forces des victuailles apportées dans une malle d'osier par un garde-chasse attentif. Auparavant, seul, il l'avait lavée à une fontaine proche et tenue secrète car réputée miraculeuse, rendant à l'homme affaibli son ardeur, partageant avec la femme sèche son flot affolant. La légende les faisaient sourire, modestement. Car on n'offense pas les esprits bienveillants des sources sacrées. D'ailleurs sur la margelle de pierre, encore une fois, il n'a pu résister avant de l'envelopper d'éponge épaisse puis de la revêtir d'un jean et d'un pull de coton noir, ses vêtements préférés.

Mais lorsque, partageant une généreuse tourte de fruits rouges et de pommes mélangées, il a vu son ses yeux gourmands aller de jean en pantalon cottelé tandis que la pulpe rouge coulait sur menton et que sa langue la rattrapait goulûment, après avoir consulté du regard ses compagnons, il lui a indiqué que tous déclaraient forfait devant l'insatiable. Elle est partie d'un grand éclat de rire sulfureux.

Ils se sont alors levés et fort élégament les quatre mousquetaires ont saluée la sorcière. Puis alors qu'elle allait de l'un à l'autre pour les caliner, les chatouiller, ils ont partagés ses rires et encore une fois en baisers enfantins et tendres, sa bouche.


Au retour, il l'a laissée conduire, la laissant assouvir une de ses addictions, sans qu'aucun des trois compagnons ne protestent, bien au contraire, chacun somnolant sur la banquette arrière.

Elle : Mon ami, vous m'aviez promis l'I…
Lui : En quelque sorte. Sur l'interstate, il y a, aussi, bien des montées et des descentes.


Le mercredi ou le jeudi suivant, alors qu'il butinait les pieds de la Marquise, il l'entendit susurrer : Mon Cher, les cerfs brament bien tôt cette année sur vos terres.

B

samedi 15 décembre 2007

Lorsque le temps s'arrête - Dream Catcher



http://fr.youtube.com/watch?v=kn2ugtMJF3o

Il est des rencontres uniques et belles.

Elles sont de cette sorte qui ne provoque ni amertume ni regret.

Un peu comme un voyage dans une île lointaine où on sait que l'on ne reviendra jamais, ou peut-être un jour...

Qu'il soit préparé depuis quelques temps, qu'il réponde à une envie, une pulsion, ce voyage est un moment de partage entre le compagnon, la compagne qui se sont trouvés, qui se sont choisis pour accomplir le voyage. Sans se prendre la tête, sans complication.

Qu'elles aient été occasionnées par internet n'y change rien, lorsque la complicité s'installe, peu importe où l'on s'est croisé.

Lorsque l'impérieux désir de croiser un regard, de toucher une peau, de goûter… naît, s'épanouit, autant ne pas mentir, autant ne pas se mentir. Autant prendre le bateau.

Le désir de connaître l'autre, le désir peut-être de mieux se connaître soi-même, pour mieux aimer l'autre, aimer les autres. Et un peu mieux s'aimer soi-même.

Vivre pleinement, sincèrement quelques délicieux instants en dehors du temps. Etre sincère, cela implique aussi de dire ses limites et de comprendre les limites de l'autre. Si l'un ou l'autre expose une demande, une exigence, une réticence… si l'autre s'engage, la sincérité s'allie à la confiance. Et au respect mutuel. Ce sont les mots clés. J'en ajouterai un autre : être généreux l'un à l'autre, l'un pour l'autre.

Je n'aime pas les étiquettes, j'ignore ce que je suis, qui je suis. Libertine, coquine, gourmande.. Enlevez moi tout ça ! Une seule m'importe finalement : libre. Libre comme l'océan qui parfois est étal, parfois tempête.

Libre d'aimer, libre d'aimer le plaisir, libre d'aimer faire plaisir. Faire plaisir parce que j'aime, parce que j'ai trouvé l'île où je m'échouerai après avoir parcouru le monde et que l'on m'y attend patiemment.

J'aime donner, faire plaisir.

J'ai fait un voyage dans une nouvelle île. Avec un compagnon de voyage prévenant, attentif et charmant. Ni encombrant ni absent. Terriblement présent en fait, génereux de ses envies, de ses désirs et de ses passions, curieux aussi, ouvert à visiter des chemins inexplorés, et me laissant toutes libertés. Moi qui suis si exigeante.

Un merveilleux voyage. Il s'achève. Il est presque achevé… déjà je m'éloigne, déjà il est loin.

Je pense à toutes ces choses que j'aurais pu, que j'aurais dû faire… comme dans tout voyage, une impression d'inachevé persiste. Peut être est-elle nécessaire, cette impression. Cette nostalgie, qui s'installe déjà, nourrit le souvenir. Elle est douce et intense.

Il est des milliers d'îles à visiter. (Ceux qui restent sur la rive, je ne saurais les blâmer. Chacun doit être libre d'aimer comme il l'entend.)

Il est d'autres compagnons, d'autres compagnes de voyage. Et peut-être enfin pour lui, la seule, l'unique, à jamais son île, son univers, sa vie, son âme. Parce qu'il est Homme et mérite bien plus qu'il ne le croit de recevoir cet amour.

"Beau mec" : Merci pour ces délices d'un moment intemporel et intense.

-----

Plain talking (plain talking)
Take us so far (take us so far)

Plain talking (plain talking)
Served us so well (served us so well)

Travelled through hell (travelled trough hell)
We know how it felt (we know how it felt)

Lift me up, lift me up - Higher now ama
Lift me up, lift me up - Higher now ama

Plain talking (plain talking)
Making us bold (making us bold)

You never know how (you never know how)
Sweeter than thou (sweeter than thou)

Lift me up, lift me up - Ohla la la la
Lift me up, lift me up - Ohla la la la

*******

Ils la regardent affolés, ils ne savent où se cacher : depuis le matin, elle est en furie, elle cherche, elle fouille, elle ouvre toutes les armoires,
tous les tiroirs.
Il s'énerve : Stop that now ! You're getting us mad.
Elle n'écoute rien, ne veut rien entendre. Ils se réfugient chacun dans leur coin.
Lui dans la cuisine, comme à son habitude, lorsqu'il a besoin de croire qu'il a un foyer, lorsqu'il est perdu, lorsqu'il la voit se perdre.
Soudain elle se fige, regarde en haut de la biliothèque, à la vue de tous depuis le début, la boite de carton laqué noir.
Elle saute, elle attrape. Elle ouvre.
Ils sont là ! Elle se précipite triomphante.
-Je les ai !! Remember the dream catchers I bought years ago ?
- ... No (maintenant soulagé, il tente un sourire indulgent)
- I kept them for some special occasion. Very special. Black or white ? Which one would you like ?
-It depends, which side of you do you want to show, to give me ?
-It's not about me ! It's about dreams, sweat dreams !
Et à Lui je donne le blanc. For you, my forever dream.
Et à ... je donnerai le noir. Pour qu'il capture son rêve.
Je le range précieusement dans un papier de soie.
Pour demain, pour un autre jour... peut-être jamais.
Viendra-t-il le chercher ?

B


Loup et louve

Remarques préliminaires :
Encore trop de longueurs ? Quand on aime... on ne se prive pas.
Ce texte est de la fiction-action. Jeux soft entre personnes consentantes, mais qui peuvent heurter les sensibilités donc... sensibles ou trop jeune, s'abstenir de lire.

Toute ressemblance avec des personnes, des faits réels est pure coïncidence. Ne cherchez pas.
Si j'ai utilisé quelques photos, le concours reste ouvert.
Merci de vos illustrations, vous êtes généreux, suggestifs ; ça dirige bien, fait bien pulser mon ... imaginaire .


Richard ouvre la porte du bureau à toute volée, me faisant décoller de mon siège.

Bribri, Bribri… Ah tu es là ! Il faut que tu viennes nous aider ! Ce banquier de mes deux commence à me les brouter. Et je dois partir. Est-ce que tu peux prendre le relais ?

Je lève mon nez des grandes pages roses que je contemplais dubitativement depuis un moment. J'observe le grand couillon tout énervé. Oh !!! Faut qu'il se calme, là.

-Arrêtes de m'appeler Bribri ! De qui tu parles ?
-Pas le temps de t'expliquer, viens !
-Euh, … je suis un peu occup…
Il rugit : -Olivier a failli lui envoyer un pain, Isabelle s'est enfermée dans les chiottes. Ca fait deux jours qu'il nous tient par les couilles ! Me faut quelqu'un pour gérer ce merd...
-Stop ! On y va, tu me briefes en chemin…

Je jette un coup d'œil dans le miroir… Remets le veste de tailleur, noire. Impec ? Non. Il manque un je ne sais quoi… Ah, je sais ! un petit pshitt de parfum. Toujours le même, parfum d'homme, Eau Extrême. Pour affronter la bête, utilisons ses armes.

On croise la pulpeuse Isabelle, toute rougie et frémissante... Entrée dans la salle de réunion, quel bazar ! J'ai horreur de ça. Des racks et des racks, les docs partout, quelques portables, et un costume gris assis seul à la grande table.

-JBT, je vous présente Bribr…. Euh B. elle reste à votre disposition ce soir [HEY ! Ça ne va pas non ? Jamais compris ça moi !!!!!! Je lui adresse un regard furibond] pour toutes les modifs.

Le costume incarné se lève, ou plutôt déplie sa silhouette, plonge ses yeux gris-bleu dans les miens. Echange de poignées de main viriles. Zou, c'est parti !

J'observe le spécimen tout en commençant à fureter, de-ci de-là, attendant son bon vouloir. Il semble m'ignorer totalement.

Costume gris sombre, trois pièces, la grande élégance, chemise blanche, cravate bleue finement soulignée de deux bandes claire. Soupir. Rien que de l'ordinaire. Un clone, un de plus.



Je constate rapidement son jeu, son petit manège autoritaire vis-à-vis de l'assistante, du stagiaire. Un mal poli ! Loup sauvage ? Ohhhh… la soirée risque de devenir intéressante, finalement. Toi mon coco… Avant l'aube, j'aurais trouvé le male policé , le chiot dont on caresse le bidon soyeux, non mais !

Et j'entre dans le jeu, docile. Je commence à empiler, classer, trier, zieutant ce qui me permet de percevoir l'ampleur, la nature du deal. Il s'est remis au travail. La soirée avance, les autres abandonnent. A un moment, il me balance le document et passe au suivant. Je tends la main vers le téléphone pour appeler une assistante…

-Dites-moi, ne pourriez-vous pas faire les modifications ici, vous-même ? Ca irait plus vite et mon écriture est difficile à lire. Vous n'aurez qu'à me demander.
[Mais oui bien sur… il rêve !!!]
-Une assistante fera ça très bien, ne vous inquiétez pas, elles ont l'hab…
-NON !! Ca fait deux jours qu'on fait tourner ces docs. Ca suffit ! Et à cette heure-ci, elles sont parties.

[En fait, on a un shift de nuit, mais… jouons !]

Et je m'installe devant un pc, je commence à modifier ses docs. A chaque fois que je termine, je vais à côté de lui, lui donne le doc et attend le suivant. Tranquillement, à quelques centimètres de lui. Il tend le doc sans même regarder… Le pleutre.

Au bout d'un moment, il relève la tête, se lève et vient se placer derrière moi : -Dites-donc, vous ne vous trompez presque jamais… vous arrivez à me lire facilement. Mais je pourrais peut-être changer de méthode, vous dicter ?

-Pourquoi pas ? Mais peut-être souhaiteriez-vous plutôt faire un break ? J'ai commandé des plateaux repas.

Il semble tout à coup très satisfait, presque joyeux et rieur : -Bonne initiative !

Regards qui se jaugent… se reconnaissent. Echange de sourires complices et de défis, traduisant le consentement mutuel.

Les plateaux nous sont apportés, mais il s'en occupe : Terminez d'abord ce que vous faites.

Et il repère les clés qui servent à fermer la porte, le soir, afin que personne ne vienne dans la salle encombrée. J'entends le son caractéristique… tiens, tiens, voilà qu'il fait désormais plus chaud ici !

Il s'installe sur un siège à côté de moi, met les clés en évidence sur la table, pose un plateau par terre, le pousse légèrement du pied vers moi et … commence à manger ! Avec délectation, et toujours le sourire moqueur.

Stoïque, je reprends les modifs, corrigeant quand même une ou deux incohérences. A la troisième, agacée, je lui tends le doc : Vous vous êtes trompé !

Il vérifie… Oui, c'est vrai. Terminons ensemble. Il se place derrière-moi, se penche sur l'écran.

Je n'aime gère que l'on soit ainsi à zieuter par-dessus mon épaule. Je me redresse, il y a longtemps que j'ai oté la veste. La concentration, la tension, la fatigue… j'ai froid. Frisson, peau soudain grumeleuse, sur les bras, partout... Et pourtant, il y a quelques minutes, j'avais chaud. D'ailleurs l'odeur de mon parfum a envahi l'espace, amplifiée par le frisson. Il prend une grande inspiration.

-Vous semblez être un peu stressée. Ton sérieux, le sourire a disparu.
-Non, pas du tout ! J'ai juste un peu… chaud. Un peu de mal à respirer.

J'ouvre un bouton de plus. Et je lui décoche un regard exaspéré. [Caltes de mon espace vital, du c… !]

-Effectivement, vous paraissez bien… comprimée. Attendez ! Il va chercher sur une desserte où se trouve des clips, des agrafeuses, etc… une paire de ciseaux. Et revient derrière moi.

-Surtout, ne bougez pas !
Il passe les lames, tranquillement, de la base de l'oreille vers la gorge, puis plonge dans l'entrebâillement de la chemise, dans le sillon. Ouvre les ciseaux d'un geste rapide, et clac, coupe le tissus d'un geste ferme.

Je soupire d'aise… mais continue mon ouvrage, indifférente. Il remonte alors le long de la dentelle, encore un coup de ciseaux juste à la naissance de la bretelle, puis insinue un peu les ciseaux dans la dentelle. Sans découvrir, juste le frolement insistant de l'acier froid sur la rondeur. Sa respiration devient plus profonde et lente. Il semble reporter son attention vers l'écran.

Hum… vous êtes certaine que j'ai écrit ça ??? Il désigne de son autre main un mot, ou plutôt quelques lettres qui n'ont guère de sens.



Je me penche un peu vers l'avant pour lire, m'échappant ainsi des doigts d'acier.

Lentement, il dénude mes épaules, et d'un ton ferme : -Je n'ai jamais écrit ce charabia ! Soyez plus attentive sinon, je vais devoir sévir. D'ailleurs... Corrigeons, voulez-vous.

Ce n'est pas une question. Je sens ses doigts qui écartent les tissus, la peau fine du bout du majeur qui effleure, et soudain, le pincement fort, entre le pouce et l'index.

Je semble céder, penchant la tête de côté. Un peu baissée. Les doigts se font insistants. Roulent puis resserent à nouveau. Je ne proteste pas. A nouveau le ton ferme : Parfait, j'apprécie votre changement d'attitude, excellente coopération sur ce projet, enfin !

[Mon s… tu ne sais pas à qui tu as affaire ]

-Écoutez, j'ai vraiment chaud. Voudriez-vous me rafraîchir ?

… [le costume incarné réfléchit]

Impatiente, je désigne la bouteille d'eau pétillante. Il me la tend, mais la retient. - Oui, vous pouvez boire… mais demandez le correctement.

-Qui vous parle de boire ? En tout cas, je ne souhaite pas boire de l'eau !

Il se fige. Puis gronde, agacé. -Impertinente ! Vous êtres bien impertinente… Je pensais que vous aviez compris !

Je saisis la bouteille et verse les bulles sur ma gorge, puis passe derrière, baisse la tête et sur la nuque

Le costume incarné rougit et ses yeux passent de la sérénité à la colère : -Vous n'avez pas demandé, décidément, votre coopération reste inadéquate sur ce dossier… ne bougez plus !

Il va vers la table, saisit deux petits clips, revient vers moi, toujours droite, se penche, va boire quelques bulles et agacer le mamelon droit de la langue, puis pose délicatement le clip. Jaugeant de l'effet. Me regarde à nouveau. Je fais la moue. Alors il tord l'autre mamelon et pose l'autre clip sans cérémonie.

Je sens le flot déjà abondant, qui bouillonne encore davantage. Dissocier, contrôler. Exercice mental. Je lui lance, ironique : -Continuons !

Nous reprenons la dictée, mais le costume incarné cherche ses mots. Je regarde l'horloge. Le défi naît dans ma tête. [A genou, avant minuit, léchant le sol et la bride à ma cheville, par la cravate tenu…]. Je frotte mes doigts au dessus du clavier, comme un croupier de black-jack. Concentration. Dissociation.

Négligemment, je continue à taper d'une main, tout en allant caresser son ceinturon marqué d'un gros G. Il ne proteste pas, se concentre aussi… Je sais alors que j'ai gagné…

-Peut-être que ce n'est pas très agréable d'être assise sur des vêtements mouillés, dit-il alors que je commence à glisser le zip du pantalon.

Tiens, tiens… il a perdu son ton directif, dommage. Un clone… Décevant. Où est-ce moi ? Pas assez ... ?

Mais il se reprend, constatant que je fais une petite figure désappointée : -Arrêtons là un instant. Je souhaite que vous repreniez quelques forces. Votre plateau repas est intact.

Il fait pression sur mon dos, doucement mais fermement, poussant du pied le plateau. Limite à ne pas franchir.
-Non merci ! Et vivement, je plaque ma main sur son membre, ouvre le ceinturon, dézippe, vais le chercher.

Il tire mes cheveux en arrière. Refuse la caresse. Refuse d'être dénudé. Tiendrait-il tant à son costume ? Faudra que je lui donne l'adresse de mon pressing. Dissociation encore. Alors que la bouche bave d'envie d'être envahie.

Langue sur les lèvres entrouvertes, humide, sourire de gourmandise, tête renversé… et j'ôte les clips vivement. Eclair électrique qui parcourt mon corps. Tremblement. Climax.

Il est ahuri. Furax. Mais plaque mon visage sur lui. Lèvres qui fouillent, bouche qui aspire, enfourne, mange avec délectation. Voix qui marque son contentement de se repaître. Oui, j'ai faim !

Je lève les yeux vers lui, semble reprendre mon souffle, me dégage un peu. Coup d'œil imperceptible. [Le plateau repas, il ne fallait pas le mettre par terre. Chienne, certes, mais pas à ce point. Et d'ailleurs, il doit être temps.]

11h50 - Alors d'un geste brusque, je saisis la cravate, l'attire, le tire vers le bas.

Et le costume incarné tombe à genou, je tire encore, abaisse ma main au sol, fait le tour de ma cheville et reprend de l'autre main. Je serre. Ma main glisse dans les cheveux bouclés, s'étale et fait pression. Sans forcer.

12h00 - Défi gagné - Il s'abandonne sur le sol, je lui cède alors une dentelle imprégnée.


Alors, le loup se redresse, attire la louve qui se plie et pose sa joue sur le sol, enfin ... et se tend. [...]


***
Courriel -
De : Richard
A : B
[…] ce #$@!§ de banquier a eu une remarque bizarre après la signature : "Deal gagnant-gagnant". Pourtant, il s'est fait plumer ! Peut-être fatigué d'avoir passé la nuit ici. Il s'est douché dans notre salle d'eau à ce qu'il paraît ?
----

De : B
A : Richard
Plumer, t'es certain ? Non… on a équilibré ça ; mais il a besoin d'une bonne adresse, donne celle de ton pressing. Il s'est giclé un plateau sur son beau costume. Entre autres. Et m'a complètement arrosée ma jupe. Tu parles d'une soirée ! La prochaine fois, trouve d'autres volontaires.
Je confirme. Il s'est douché ici...





Et je t'ai emprunté une cravate
et une chemise.





---
De : Richard
A : B

L'adresse de mon pressing ??? Debriefing dans 5mn dans mon bureau STP

B

vendredi 14 décembre 2007

Après-midi canapé



Mesdames et oiselles...

Pour le plaisir des yeux ! Partageons...

(Ca pourra faire le thème d'un prochain concours, j'ai déjà quelques belles prises de vue, alors messieurs... préparez !)

B




Y a pas à choisir - Avis de concours "Cravate" - Hussards fucking

Mesdames, chères lectrices...

Allez directement au concours, et soyons gourmandes ! Ils sont si généreux...




Lui (d'un ton pénétrant ) : Ta c... est aussi bonne que ta bouche ! Yuuuummy !

Elle (taquine) : Faisons des allers-retours et ... des détours


***

> Avis de concours <



Pour illustrer un récit, j'ai besoin d'une photo d'une cravate et d'un costume sombre. Alors ... si le coeur vous en dit, je les publierai et sélectionnerai, avec l'aide de ces dames (à la réflexion, sans costume, on prend aussi...). Allez ! ne soyez pas timide(s), la photo doit être certifié authentique, pas un copier/coller trouvé sur le net, obviously!

Voilà la première, cédée par Rodolphe. (pour le cadrage... Pas terrible, Rod ! Thanks anyway.)






LuJ
Inspirant, et
Source d'inspiration









Un lecteur attentif
et bien dressé
(Sourire... souriez aussi.
Mais non ! vous ne me faites pas
penser à la table de mon ex-belle-mère
vous savez-bien !)







Cher Vous,
Ooooh ... ce flou
Ainsi donc ... décidément
Votre humour n'est pas la
moindre de vos qualités !




***

Quelques searches ayant abouti ici :

Long teton - Envie de monts eneigés ? (B ! la montagne c'est Grand Teton, tssss)
Femme martinet - grrrrr, l'a pas laissé son mail. (B ! pas de recrutement sauvage !)
Amours Attali & Attali Amours - vice et versa ?
Masser - L'idée de départ est bonne, mais sans cerner un peu le sujet, risque de passer des heures à chercher plutôt qu'à pratiquer
Hussards fucking - ??? là, faudra m'expliquer !!!

mercredi 12 décembre 2007

Maudit sans-fil ... soi-disant "ultra performant"

5h45 -
Twiling - Twiling - Twiling
contre son oreille

Elle (sourire mi-éveillée mi-endormie) : Ouiiiiiii ?
Lui (voix bourrue) : Vous m'avez appelé ?
Elle (voix étonnée) : Oh... c'était une erreur. (Mdr, c'est pour ça qu'il ne répondait pas, mdr... 2h du mat, aie aie aie... )
Lui (après un temps, voix virile du petit matin) : Désolé de vous avoir dérangée
Elle (voix.... enfin, sa voix à elle*) : Non, noooooon, c'est moi qui m'excuse.
Lui : Au revoir.
Elle : Au revoir.
---

Elle (mi-endormie encore) : Nom de nom.... quel numéro j'ai fait ??? Mais, mais il n'y a pas de touche bis sur ce machin ???

---

8h00
Elle : J'ai rêvé ou quoi ???
Elle (bis) : M'sieur le vendeur de la F... ton sans fil qui grésille, dont l'écran la nuit est illisible, qui a une notice de 30 p à lire (pffff est-ce que j'ai le temps, franchement ?**)..., je vais de te le fourrer dans le f...

---
* Pour les uns imaginez, pour ... vous savez !
** Tiens, tiens... voilà un job pour mon sex slave préféré

B

mardi 11 décembre 2007

Collection Harlequin, tout un monde d'évasions.



Il m'a balancé tout à trac : textes trop longs... pas envie de m'encombrer l'esprit... plus tard, je commenterai... Et bien tant pis. Trop longue, ma petite recette pralinée ? grrrrrrr !!!!
Cette remarque vous prive d'un voyage raffiné. Na !
Oui,
je suis capricieuse. Aussi.


Je ne dors plus beaucoup depuis quelques temps. Trop occupée... Plus de film, de théâtre, de musique, de promenade insouciante et de marches à pas cadencé ou chaloupé. Péchés véniels.


Mais surtout, crime absolu, je ne lis plus. Plus aucun des livres qui s'accumulent ça et là. Péché mortel.


Je ne lis plus que quelques feuillets, inlassablement. Mes mots, les siens. Je les abandonne et les reprends. Pour ça je le hais, je me hais.


Mais ce soir, j'ai dit non. Plus de lignes, plus de feuillets, plus d'écran. Je suis libérée. J'ai besoin d'air dans l'appartement surchauffé. Il fait grand froid dehors mais j'ai besoin de marcher.


La ville est silencieuse, j'avance d'un pas assuré dans les larges avenues. Mes pas me guident en quelques minutes vers un bouge luxueux aux murs de velours violacé. Le B..., un repère de belles impudiques et de grands carnassiers. Ca tombe bien, j'ai besoin d'alcool fort. Et peut-être de croiser un carnassier, ours, vautour, lion, loup, chacal... Le vigile à l'entrée me dévisage, puis s'efface et m'ouvre la porte de l'enfer en se prosternant un peu. M'a-t-il reconnue ? Improbable. Trop longtemps.


Je vais au bar, commande un alcool translucide. J'avale une gorgée qui me brûle. Mon regard erre dans l'assistance mais ne voit personne, perdu dans le vague des grandes étendues boisées, des champs de neige immaculée. Je reprend le verre, rejette la tête en arrière et fait couler tout le contenu au fond de ma gorge.


Quand c'est douloureux, autant ne pas faire à moitié.


Je grimace, les alcools forts, je n'en bois jamais. Je remets ma tête en aplomb et croise un regard. L'homme lève vers moi son verre en geste de salut, verre rempli d'une liqueur ambrée. Je détourne les yeux.... Mon verre est vide, il est temps de partir. Je sors le rectangle plastifié doré.


Mais une main tend un billet avant moi. Une voix basse derrière moi : -C'est pour moi.


Je regarde l'homme, ulcérée.


-Madame, c'est un hommage à vos cernes, vous avez un nouvel amant et ça se voit.


-Non pas du tout. Aucun nouvel amant, plus jamais !!


Il fait la moue, visiblement n'en croit rien.


-Détrompez-vous, j'ai trouvé il y a quelques jours en bas de mon immeuble dans les ordures deux cartons abandonnés. La complète Collection Harlequin. Depuis, j'y passe mes nuits. C'est obsédant. Divinement décadents, ces romans pour ménagères.


-Madame, vous êtes perverse, assurément. Ses yeux me jaugent, amusés.


-Perverse, grand dieu non.
J'aime tous les livres, oui même les romans à l'eau de rose, les plus ridicules.
J'aime ceux qui sont épais et lourds, et les plus fins opuscules.
J'aime les libres blancs, les livres gris ou noirs, les livres de toutes les couleurs.
J'aime leurs odeurs si variées et si particulières.
Les odeurs de colle étourdissante, celle de vieux cuir oublié.
Celle de papier recyclé à l'odeur acre d'encre imprégnée, et aussi ceux glacés sans odeur.
Les vieux livres si fragiles que si on les martyrisent, les manient un peu bigoureusement, ils tombent en poussières.
Ceux de pliages qui, lorsqu'on s'applique à les déployer d'une main habile, attentive et caressante, vous offrent tout un univers enchanteur.
Les livres en parchemin, finement nervurés.
Et d'autres, neufs et lisses, qu'on a pris soin de pelliculer de plastique.
Ceux qui sont liés de cuirs souples, ceux qui sont damassés, un peu rêches.
Ceux des belles lettres, à la couverture finement granuleuse, dont on prend le temps d'explorer tous les chapîtres, et d'y revenir.
Les plus malléables que l'on jette après les avoir tordus, cornés, pliés, annotés, déchirés.
Ceux ennuyeux qu'on parcourt par devoir.
Ceux magiques qui vous révèlent à vous-même.
Les gros, des romans pour les plages, les soirées d'été que l'on abandonne dans une chambre d'hôtel, les vacances terminées.
Ceux dont on garde précieusement les souvenirs, livres de l'adolescence, par forcément terminés, cadeaux des premières amitiés.
Ceux si insipides que dès les premières pages, vous les abandonnez, puis que par acquis de conscience, par bonté, parfois par pitié, vous reprenez au dernier chapitre pour leur donner une deuxième chance et rapidement ... finissez.
Ceux si grands si magnifiques qu'on voudrait tous les exposer sur la table du salon.
Ceux si petits si émouvants, qu'on les introduit délicatement, qu'on les range avec précaution dans une boite en carton capitonnée pour ne pas les abîmer.
Et ceux venu de l'enfer que l'on cache au fond des placards ou dans le fond du tiroir de la table de nuit, à portée de main pour... le frisson ultime.
Ceux d'images de voyage dont il suffit de regarder la couverture pour que des saveurs, des odeurs vous envahissent la bouche et le nez.
J'aime ces beaux objets, pour moi objets de partage... et -avec un petit rire amusé, je termine- et tout autant les livres plastifiés que l'on peut mettre dans le bain des enfants.
Oui, j'aime tous les livres même ceux que j'ai oubliés.


Il me regarde au fond des yeux et me dit :-Madame, vous êtes une sorcière.


Je m'effondre sur son épaule. Il m'entraîne vers la porte. -Vous êtes épuisée, je vais vous raccompagner.


L'air vif me fait renaître alors qu'il fait signe à un taxi.


-C'est inutile, j'habite à quelques minutes à pied.


-Il est tard, Madame, je vous accompagne.


Devant mon refus, il murmure. -Ne craignez rien, je vous laisserai au coin de la rue.


Nous marchons l'un et l'autre à grands pas, remontant une avenue, une ruelle, tout est désert.


-Oh. Je ne savais pas qu'il y avait un jardin dans ce quartier où tout mètre carré est si cher.


-Monsieur, -c'est le square W.... Ici on a dû s'arrêter de construire . (Je désigne les immeubles.) Voyez toutes ces belles pierres sont en fait extraites du dessous. (Je tape du pied sur le sol.) Là, dans les entrailles de Paris, il y a des cavernes, des boyaux, des gouffres profonds, noirs insondables et chauds, aux parfums de pourriture enivrants. Si on construisait ici, dès la première tranchée, tout s'effondrerait. Mais le square en lui-même n'a rien d'intéressant, quelques jeux d'enfants, quelques monuments caché dans les massifs.


-Madame, montrez les moi.


-Mais je crois que c'est fermé.


Il avise le petit portillon cadenassé. -Ce n'est pas très haut. On peut passer par-dessus.


Il m'aide à franchir la barrière, m'entraîne vers un arbre dans un coin sombre. M'enlace. Je me laisse aller un instant puis le repousse.


-Je vous en prie, je ne suis pas libre.


-Si vous l'êtes absolument, mais ce soir vous êtes fragile. Je vous lâche mais laissez moi respirer encore une fois votre parfum, cette odeur de verveine et d'herbes mouillées.


Le ton se fait dur. -Je veux bien si vous le demandez à genou.


Il est à mes pieds et refait sa demande. Je ne le laisse pas finir, j'empoigne doucement ces cheveux et l'attire vers mon ventre. Il s'enivre puis se redresse.


-Je vous raccompagne. Vous allez tomber. Nous repassons le portillon, ses mains me soulevant, me tirant, m'abandonnant. Nous reprenons la marche cote à cote.


Soudain il s'arrête : Cette vue est extraordinaire.


Par la ruelle en pente, on aperçoit dans toute sa hauteur la Tour qui s'illumine de diamants.


-Je peux vous quitter, j'habite juste au bout de cette rue.


Je pars sans me retourner. Je reprends la marche à grands pas. Le silence est apaisant.


Soudain je prend peur car je l'entend, il court derrière moi. Il me tends sa carte. -Tenez, je ne demande rien. Mais prenez là, je vous en supplie. Si jamais …


J'arrache le petit carton. Je repars à nouveau. En passant, je jette le carton dans une poubelle. Je fais quelques mètres puis reviens et le reprends dans les ordures. Il me semble apercevoir une ombre qui se glisse dans le creux d'une porte cochère.


Je regagne mon abri perché aux étages nobles. Je traverse l'appartement sombre, caressant au passage voluptueusement le dos de tous les livres sur les étagères qui encombrent le long couloir. La chambre est doucement illuminée par la lumière dorée de la tour au dehors. Je m'endors enfin apaisée, sur le double futon posé à même le sol sur un grand tatami.


B

dimanche 9 décembre 2007

Too sexy - Il faut souffrir pour être belle -Hammam et henné

Voilà ! Largement de quoi débuter la semaine. Prenez le temps.
Pour les over-deborded (... soupir) le capiteux est "le hamman", plus bas.
Il y a encore de l'eau... pour un amateur grippé, dédicade en clin d'oeil, pour avoir chaud et faire sortir le mal (ou le male ?).
Et une menace pour les visiteurs paresseux : pas de com ? je vais me mettre à bouder. Et mettre mes petits textes longuets dans un beau classeur.


Mon coloc a débarqué ce matin du premier train qui passe sous le Channel. Tout fripé, tout mal peigné.
Lovée dans le canapé, un plaid remonté jusqu'au menton, je terminais ma nuit.

Il me dépose une pile de magasines, de journaux dans la langue de Shakespeare. Miam ! Je vais pour lui faire un big hug de première bourre, genre joueurs de hockey, mais il s'enfuit.

-Pas dormi, pas eu le temps de me doucher…

Grrrrrrr

Je replonge dans la torpeur en feuilletant le Vanity Fair. Sauf que je pique du nez. Mmmmm, une soirée un peu arrosée, quelques tendresses et frissons partagés… je suis épuisée.

Mais qu'est-ce qui lui prend ? Pour la troisième fois, il remet ce truc à fond !

http://fr.youtube.com/watch?v=q75gREOjyFI

Je vais vers la salle d'eau des garçons. Il est là qui se dandine, balance des coups de reins au lavabo, au miroir, au porte-serviette. A moitié rasé, le rasoir en guise de micro, se paluchant les pectoraux, la tablette de chocolat un peu ramollo de trop de déjeuners *** et plus assez de varape. Bien loin du golden baby-boomer en custume trois pièces sobre et tristounet.

Enfin, tristounet, ses costards trois pièces, ils le sont pas tous.

Il croise mon regard interrogatif dans le miroir.

-J'ai passé une super semaine ! Et toi ???
-Des hauts et des bas. Pas mal de tensions, trop de nuits intenses et écourtées. Finalement, très bien terminée.

Alors il m'entraîne dans sa petite danse lubrique en riant, se plaquant contre mon dos. J'ai plein de mousse dans les cheveux. C'est malin !

Il nous pousse sous la douche, histoire de bien se réveiller.

J'aime bien mon coloc. De temps en temps, il déjante grave, pour un rien, pour un tout, pour un popotin aimable, pour un moment de raffinement hors norme. C'est un complice yin yang délicieux.

Et heureusement (enfin à mon goût), il ne cède pas à la nouvelle mode.


---------------------------------

Extrait de l'article "On the limits of self-improprement, Part II". L'écrivain Christopher Hitchens se fait un petit avant-après, pour se requinquer la santé et l'image corporelle. Il s'abandonne aux soins des chasseuses de pouals, une technique à la cire brésilienne, après avoir reçu les attentions d'un dentiste. En anglais... faut s'entretenir aussi la langue, nest-ce pas ?

"This sense of reversion to childhood was enormously increased the following morning, when I arrived at the studio of the renowned "J. Sisters", the seven girls from Brasil who have pioneered the waxing technique that bear's their country name. […]

The male version of the wax is officially called sanga, which is the name for the Brazilian boys' bikini. I … was instructed to call out when I had disrobed and covered my midsection with a small towel. Then in came Janea P the actual creator of the procedure. She whipped away the exiguous drapery and, instead of emitting the gasp or histle that I had expected, asked briefly briskly if I wanted any "shaping". Excuse me ? What was the idea ? A heart shape or sore tiger stripes, perhaps, on the landing strip ? I disdained anything so feminine and coolly asked her to sanga away.

Here's what happens. You have to spread your knees as far apart as they will go, while keeping your feet together. In this wide stance position, which is disconcertingly lie waiting to have your Pampers changed, you are painted with hot wax, to which strips are successively attached and then torn away. Not once, but man times. I had no idea it would be so excruciating. The combined effect was like being tortured for information that you do not possess, with intervals for a (incidentally very costly) sandpaper hand job. The thing is that, in order to rip, you have to grip. A point of leverage is required, a place that can be firmly gripped and pulled while the skin is tautened.

The businesslike Senhora Padilha daubed away, took a purchase on the only available handhold, and then wrenched and wrenched again. The impression of being a huge baby was enhanced by the blizzard of talcum powder that followed each searing application. I swear that several times she soothingly said I was being a brave little boy… Meanwhile, everything in the general area was fighting to retract itself inside my body.

Small talk is difficult under such gruelling conditions, but I am ruthlessly professional and managed to keep my end up, so to speak. "What sort of men come here ?"

"Those who are preparing for haemorrhoids operations". Oh, great. "And those from Wall Street who sit too much and get their behinds irritated". Uh-huh. "Also many who are urged by their wives and their fiancées". You don't say. Also gather, tough this isn't part of the pitch, that male porn stars get the wax in order to enhance their profile on the video. By this stage, I though I could tell we were drawing agonisingly near the close, but I as wrong. Boy, was I ever wrong.

You ladies will know what I mean by the stirrup position, which I was now unceremoniously instructed to assume. That's to say. I braced one leg up while Ms. Padilha braces other. And she does this for living. .. Oh Jesus, I was overwhelmed by a sudden access of lava-like agony, accompanied by the vertiginous sensation that there was no there there. Stunned into silence, I listened slack-jawed as she told her plans to expand into the London market, and …

To call this a "growth" industry might be a slight mistake: the J Sisters will not rest until every blade has been torn from every crevice. Tomorrow, the world but today, your humble servant. And my only question was "Where's the rest for me ?" We did not take a "before" picture so with your indulgence shall not share the "after" one. The total effect, I may tell you, is somewhat bizarre. The furry pelt that is my chest stretches southward over the protuberant savanna that is my stomach, and then turns into a desert region. Below the waist, a waste.

… the J sisters staff had been surprised by my failure to yelp or cry out so I suppose I can be prouder of my British reserve… And I have a nickname for my porn-ready but paradoxically still-wincing courting tackle : "Smooth Operator". How long, I ask myself idly, will this last ?

If faut souffrir pour être belle, as the French say."

(c) Vanity Fair - December 2007 - London Edition

Sa description est tellement ... miam !
Qu'est-ce que j'ai dit déjà ? Ah oui… préférence pour le modèle yeti…
Faut pas croire tout ce qu'on écrit sur un blog… polom polom.


---------------------------------




Le bain - Le Henné

Qu'est-ce qu'ils ne vont pas inventer, parfois, pour motiver une équipe ! Un raid en voiture dans le désert… Incentive qu'ils disent. N'importe quoi !!! Parcourir des kilomètres à toute vitesse, sans rien voir des paysages, sans rien connaître des gens.

Si ça les amuse, autant jouer le jeu. Mais là, plusieurs jours de tape-cul, de bascules et glissades dans les dunes, de soirées sous la tente où je me caille les petons dans le jus de la journée, de petits matins à chercher un coin en retrait… heureusement qu'on a eu le droit de convier le compagnon de voyage-copilote de notre choix. Et que le mien n'hésite pas à dédaigner le chrono du check-point pour un moment intense sur fond d'immensité ocre et bleue, sinon je coulerais une bielle, exprès.

Bref.

Ce soir, arrivée dans une petite ville, premier soir à l'hôtel. Modeste, couleur locale. Mais enfin, des gens, de vrais gens. Et une salle de bain.

Après 4 jours, je n'y tiens plus, la poussière, la chaleur, besoin de me laver. Malheureusement, mince filet dans la douche. Autant lui réserver et me laver au lavabo. Zut, pas assez de serviettes, je demande une femme de chambre. Elle apporte le nécessaire et soudain j'ai une idée.

-Auriez-vous un hammam ici, en ville ?
-Oui bien sur ! Mais ce n'est pas un établissement … luxueux, juste pour les habitants.
-Tant mieux ! Est-ce un bon jour aujourd'hui, pourriez-vous m'indiquer comment y aller ?
-Au bain, avec cette chaleur ? (elle semble sceptique, forcément une européenne…)
-Oh oui, au contraire… c'est très bon. N'est-ce pas ?
-Et bien, justement j'y vais tout à l'heure, mais … malheureusement, le hammam est réservé.
-Ah ?
-C'est-à-dire… c'est pour un mariage, une de mes soeurs…
-Oh… je ne veux pas vous déranger. Excusez moi. Ca ira. Merci beaucoup pour les serviettes.

Je tends un billet. Elle s'en va.

Puis un toc-toc léger.
-Si vous voulez, vous pouvez venir. Ce sera long, donc vous aurez le temps de vous laver avant qu'on commence.

Assia me guide à travers les petites rues, on devient deux complices en quelques minutes. Arrivée dans la maison familiale, on s'y affaire beaucoup, ce sont les prémices du mariage. La matriarche est prête, impériale, entourée des femmes, accueil simple. On me montre les objets préparés, les serviettes roses, tout un fouillis de coton et de toile rose du plus pale au plus vif, des produits de beaute. On part vers le bain.

Pas un hammam de luxe, non. Le bain de quartier.

La salle de repos dans la demi-pénombre, merveilleusement frâiche, où les femmes se déshabillent, en toute simplicité. On se regarde sans se voir. La nudité des corps, à peine soulignée par un linge de coton blanc que l'on drape autour du buste, la pudeur est présente. Je me mets nue sans peur, spontanément, moi qui déteste le faire dans les vestiaire des salles de sport.

Descendre dans la première salle. Sombre comme une matrice. Pas trop chaude, chaleur différente du dehors. Chaleur humide. S'asseoir sur la pierre dans la cave voûtée, la buée. Commencer à transpirer, à molir. S'abandoner à la chaleur enveloppante.

Et tous ses corps féminins autour. Les petits groupes de femmes. Elles sont si belles, celles marquées par les ans, celles au corps gonflé par les grossesses. Les seins lourds qui tombent. Et les petites jeunes femmes dont on devine qu'elles n'ont pas encore vécu. Les petits seins pointus. Ou déjà opulents. Les grands maigres, au corps si sec, si peu généreux.

Passer dans la salle chaude. Se sentir fondre encore davantage. Grosses goutes qui coulent dans le dos, sur les reins, entre les cuisses, sur le visage. Commencer à s'asperger avec un bol en émail tout simple. Commencer à se laver. Et les doigts de la matriarche qui viennent sur le corps, qui malaxent les hanches, le ventre. Elle me dit que je ferai encore de très beaux enfants. Avoir plein d'enfants, moi fille unique, quel bonheur.

Puis passer entre les mains des femmes qui lavent, qui frottent durement. Extirper la crasse jusqu'au plus profond des pores. Et revenir dans la chaleur, pour se laver encore.

Soudain les youyous, le groupe de femmes parées de rose, qui entourent la fiancée. Qui la cachent dans un grand lais de tissus rose aussi. Observer, en retrait. Se faire raconter ce que se passe, les soins, les attentions. Les mêmes que ceux que j'ai subi, que j'accepte de subir encore.

Voir les regards complices de mes nouvelles amies, Assia et sa soeur, une brune au sein lourd, l'autre blonde et gracile. Quels mélanges, quels contrastes.

Me livrer à leurs mains, à la pate de miel et de citron, qui enlève le duvet sur les jambes. Les voir se murmurer quelque chose à l'oreille. Et rire.

Je suis en confiance. Je suis bien. Elles prépare une pâte verte mêlée d'argile. Un masque ? Allons-y ! je suis allongée sur la pierre. Oh surprise ! Les petites mains qui se posent sur la toison, étendent la pâte. Je suis un peu gênée, confuse. Mais il ne faut pas bouger. Elles rient sans façon, de la bonne blague faite à la française naïve.

L'eau qui passe quelques minutes après, qui enlève tout. Et les rires partagés. La matriarche qui sourit, se moque tendrement de la touriste qui s'est prêtée au jeu et qui l'a trouvé charmant.

Se laver les cheveux, le geste simple de la femme, de la mère qui vous verse de l'eau sur la tête et parle de la vie. Se pencher en avant pour dégager la nuque et sentir l'eau couler. Frissons encore. Se lever, se pencher. Tordre les cheveux puis se relever et se dresser sur la pointe des pieds, les secouer dans un grand geste pour leur donner du volume. Etre triomphante. Nue. Propre. Neuve. Enfin.

Remonter dans la salle de repos. S'étendre dans la pièce fraîche, là encore voir sans regarder les corps.

Un homme ici ? Ce serait pour lui l'enfer, l'enfer ... et le paradis.

Le thé à la menthe, contraste du chaud sucré et de la menthe vive. Odeur enivrante. Ouhhh, je pars loin.

Retrouver le groupe de femmes parées de rose, attentives et heureuses, voir le rite se poursuivre. Et ce petit groupe de jeunes filles qui se disent des secrets dans un coin. Et les corps qui vont de l'une à l'autre, se penchent pour parler à une femme totalement en repos, le mouvement des seins, des hanches.

Tous les corps, certains demi-nus, certains nus, mais toujours ce voile de tissus, ou cette serviette qui cachent et dévoilent. Sont-ils laids ? Sont-ils beaux ? Peu importe les canons que l'on prétend nous imposer. Ici, je vois, l'espace d'un instant, le beau, la vie.

Repasser la culotte fine, découvrir la nouvelle sensation du linge sur la peau nue, sur le pubis de vierge. Et l'autre sensation, de la robe de coton frais qui tombe en corolle. Je n'arrive pas à trouver les mots pour décrire la douceur de cette caresse sur la peau neuve.

Sortir. Retrouver l'autre chaleur. Et les hommes qui attendent dehors. Le compagnon de voyage est là aussi. Un groupe de femmes, complices, fraîches, qui sortent du bain… je crois que ça fait vraiment bander, même le père devant la matriarche de 10 enfants. Un mot de bienvenue rituel (j'ai oublié la formule), salut pour la femme nouvelle.

On nous invite au mariage. Décliner serait faire offense. Mais je n'ai rien à mettre. Qu'importe, on me prêtera. Rentrer à la maison, les boissons fraîches, les pâtisseries sucrées.

Se retrouver dans la chambre pour se changer pour le dîner. On m'apporte un sarouel, pantalon noir et large, une veste-tunique noire ouvragée de dizaines de perles noires et brillante, des sandales. Des sandalettes fines. On lui passe une chemise propre. Ses yeux qui dévorent.

Les petites caresses sur la peau encore plus douce que douce. Le manque de temps, et puis la décence de ne rien faire car on ne baise pas quand on est ainsi invités.

Se mettre nue sans y prêter attention. Voir le regard devenir fou. Rire.

Sans provocation, commencer à raconter le hammam, les femmes, les gestes… Il ne veut rien savoir et se sauve.

Je me laisse conduire dans la cour réservées aux femmes. Quel accueil simple et chaleureux. Ne plus se sentir étrangère. Accepter, un soir, une nuit, la séparation, pour mieux communiquer, comprendre, connaître. Percevoir la musique assourdie qui parvient de la salle réservée aux hommes.

S'immerger dans les rites encore, les cadeaux, les bijoux que l'on présente, qui passent de main en main. Les tenues qui changent dans un tourbillon. Se voir offrir encore des saveurs nouvelles, sucrées-salées, des mets délicats, pimentés ou suaves. Jour exceptionnel de générosité et de partage.

Comprendre que notre accueil, de parfaits étrangers sans autre désir que d'être là, de partager aussi, allait de soi en ces moments là. Ressentir la générosité brute et en pleurer.

Les hommes et les femmes séparés seront réunis le lendemain. Mais il y a les visites des petits jeunes gens, seuls autorisés à venir. Messagers du groupe d'hommes qui dansent, parmi lesquels il est prisonnier. En sourire en catimini.

Le voir arriver pour qu'on lui montre le cérémonial du henné. Seuls quelques hommes proche peuvent entrer, dans le gynécée, avec le marié. Lui, il est étranger, il a le droit. Sa présence n'offense personne. Son regard est discret.

Entendre le chant, les youyou des femmes. Plonger dans le vertige des sons, des odeurs, des couleurs, des émotions si fortes. S'y laisser emporter.

Le henné dont on enduit les mains, rite magique. Il éloigne les mauvais esprits, protège du mauvais œil. Henné pour la baraka. Le henné pour trouver la grâce (Hen en hébreu), porteur de sensualité, de fécondité. Vivre par tous les pores et par le ventre, désormais mis à nu, plus que par le cœur, ce moment intense de sensualité, de promesse, d'engagement.

Echange de regards, lui, moi, éloignés de quelques mètres et si proches. L'un à l'autre, l'un pour l'autre.

http://fr.youtube.com/watch?v=Ult3uzXJKns

La musique qui envahit l'espace, les femmes qui se mettent à danser, l'une après l'autre, ou à deux. Le battement de la musique lascinant. Le foulard, les petites pampilles qui souligne le mouvement, la sacade des hanches, tendu par les mains et glissant de gauche à droite sur les fesses, ou au contraire serré bas, le noeud accentuant le brusque mouvement d'invite sensuelle.


Elles me lèvent, m'invitent à essayer. Me passe le foulard qui scintille autant qu'il tinte autour des hanches. Je m'amuse, maladroitement, à la danse suggestive, me laisse aller au rythme voluptueux, j'imite le mouvement de la femme qui me fait face... elle roule, ondule... et balance ses seins. Par défi, je fais de même ... un peu trop sans doute, les youyous montent encore. Les éclats de rire aussi. Je suis étourdie. Je vacille. Elles m'entourent, me soutiennent.

Il vient me chercher, m'entraîne vers l'air frais du jardin. Malgré son désir, il attend que le calme revienne.
Puis, nous partons vers cette chambre prêtée pour la nuit. Alors baiser sur le carrelage frais dans la moiteur du soir, l'odeur du jasmin. Effleurements sur la peau encore plus nue que nue, encore plus nue que le nu.

Et ne rien pouvoir crier.

B

Je cherchais une autre musique... orientale. Pas trouvée. Toute suggestion sera bienvenue.

http://fr.youtube.com/watch?v=0FfGVYt75vY