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dimanche 11 décembre 2011

La soluce (1/2)



 

 
Puisqu'elle est réclamée à corps et à cris, enfin surtout à corps…

Evidences

• La photographie
• Le nu féminin
• Erotisme
• L'insolite
• Un joli cul
• Une vilaine fille
• L'affiche en arrière plan

Insolite

• Une jeune femme mise au coin (pourquoi cela serait-il si banal ?)
• Une jeune femme habillée en garçonne
• L'affiche le capital en arrière plan sur un photo érotique

Mystère

• Le verre repli d'un liquide doré qu'elle semble regarder, ou pas
• La chaise shaker au coin
• Le "truc" avec une fleur de lys


Donc… petite explication :

Je collectionne les photos à l'érotiques SM, selon des critères très personnels, et de manière encore plus sélective, un tout petit nombre de photos où quelque chose d'insolite, de décalé, intentionnel ou non, se passent, souvent en arrière plan.

Ces dernières peuvent être soit pro, comme ici, mais c'est rare.

Soit plus souvent des photos d'amateurs qui "oublient" quelque chose, souvent de leur quotidien, dans le cadre. Ou alors c'est leur quotidien qui s'incruste dans le cadre de manière impromptue.

(Un chat qui se pose devant l'objectif dans un autoportrait, par exemple… suivez mon regard)

Voilà pourquoi cette photo m'intéresse.

Au delà de cette vilaine fille au très joli cul, manifestement, l'affiche n'est pas là par hasard. Pour nous la montrer et qu'on puisse bien l'identifier, le photographe a dû resserrer le cadre, c'est évident. Un peu plus de profondeur de champ nous aurait mieux montré cette jolie silhouette.

Il nous donne ainsi, de manière un peu contrainte, une vue sur ce cul magnifique en premier plan.

N'est-ce pas qu'il captive le regard ?

Après, on prend un peu de recul car autre chose nous intrigue : la jeune femme très féminine est habillée d'un marcel et porte une casquette de prolo. Elle n'est pas du tout androgyne, même si l'on ne voit pas ses seins.

Il est rare que dans l'iconographie érotique, les femmes soient travesties. Elles portent certes parfois des costumes et des cravates, très glamour en général.

Donc, cette garçonne est insolite. Et ce qu'elle fait l'est aussi. Elle soulève son marcel pour dévoiler sa poitrine mais pas à nous.

Elle s'exhibe à l'affiche qui lui fait face.

Y a-t-il un quelconque message ? Franchement, je n'en sais trop rien.

Amis lecteurs pressés, vous pouvez arrêter là et revenir pour la partie 2. Sinon, installez vous très confortablement... la suite est longue et non illustrée (fallait pas réclamer).

***

Examinons les détails :


Le verre avec un liquide doré : là pour le coup, franchement, je sèche. Une petite idée du contenu, ce n'est pas un verre de vin ou à bière mais un petit verre. Un liquide clair. De la verveine ou de la suze ? Vraiment, je ne vois pas…


La chaise shaker : une chaise solide et identifiable, bien qu'à beaucoup elle doit paraître très ordinaire. Ce dossier en échelle n'est pourtant pas si commun et on le trouve à l'origine, il me semble, dans une communauté shaker. Elle est bien entendu d'une stabilité idéale pour ce qui va probablement suivre, cette jeune femme exposant son cul nul et pâle, au coin ! une fessée sur les genoux de celui ou celle qui l'infligera, donc, et il la faut cette solidité, pour supporter non pas un corps mais deux.  On remarquera cependant que là où la chaise est, la configuration spatiale est loin d'être adéquate ! 

Le photographe est justement américain...

La fleur de lys : il est possible que cela soit là pour évoquer le Québec, ou Saint-Louis, Missouri. (oui j'avoue, je cherche à vous égarer)

Ou est-ce le rappel d'un marque, infamante ou pas ?

Car cette fleur de lys évoque le marquage au fer, au fer rouge évidemment, une pratique très ancienne à multiples connotations.

  • Utilisé dès l'antiquité comme marque de propriété des animaux domestiques, un moyen simple, sans risque et presque infalsifiable, mais aussi à connotation magique de protection. 
  • Et encore dès l'antiquité, cela est valable pour les hommes aussi : soit la marque est infamante, apposé à la suite d'une condamnation pour un crime ou un délit, soit la marque d'esclavage, donc aussi de possession, soit une protection empreinte de superstition ou de religiosité .  
  • Enfin cela peut être un signe volontaire et/ou rituel d'appartenance à un groupe, une communauté, une tribu, une société plus ou moins secrète.
A titre de comparaison, le Bindi, qui est lui temporaire, mais souvent porté de manière permanente, est tout autant une marque à la signification multiple. Son utilisation comme ornement et symbole  s'est désormais répandue au-delà de l'Inde, et affranchie de la signification sociale (jeune fille ou femme mariée), religieuse (rituelle hidouiste), apposée sur le chakra du 3è oeil, pour y focaliser le regard de l'autre, ou encore marque de protection bienveillante ou signe de bonne fortune, de spiritualité forte.

Cela reste toujours un symbole festif.

(ça c'est pour entretenir une conversation intello avec l'ado ou pécho la voisine que l'on vous a imposée au prochain dîner de réveillon, messieurs, et qui portera, à n'en pas douter, une des "bindi" autocollants que l'on trouve partout en ce moment. Avouez que je suis sympa quand même !)  

Marque permanente, sur le front ou le corps, elle évoque plutot chez nous l'infamante mutilation du corps, comme on coupe la main du voleur ou du faussaire, que l'on marque l'ivrogne sur le front, l'esclave qui s'enfuit ou le déserteur (le marquage de l'esclave est à l'origine punitif), à la fois la punition, l'identification du coupable et du délit, moyen de prévention de la récidive et de dissuasion pour ceux qui la voit, qui la remarque.

Punition douloureuse, souvent publique, elle se distingue du tatouage qui n'est pas très douloureux et moins "marquant" psychologiquement, (on va éviter le point Godwin, merci), même s'il le reste à vie physiquement.

On marquait en France les prostituées de la fleur de lys et plus généralement les condamnés. Dumas l'indique dans les Trois Mousquetaires par exemple. Et justement beaucoup de ces prostituées furent envoyées "aux Amériques", au début de la colonisation française, étendue du Québec jusqu'à la Nouvelle Orléans.

(On oublie souvent que le territoire français était bien plus vaste que les premières colonies anglaises et dans le sud des Etats-Unis, le territoire esclavagiste est celui de la colonie française d'origine… )

En tant que peine et identification, elle fut abolie, ré-instituée, supprimée, au grè des courants de pensée et de réflexion sur les châtiments corporels, l'amnistie et la réhabilitation, en France certes mais aussi ailleurs.

La lecture de la Lettre écarlate, qui se situe dans un autre contexte, démontre comment une personne frappée du sceau du péché et du délit peut surmonter la culpabilité mais aussi le dégoût et le rejet qu'elle inspire à sa communauté, par ses actes, et donc faire évoluer les mentalités.

Cela pourrait nous entraîner dans un débat assez complexe sur l'aspect punitif et rédempteur, préventif ou intolérable, tant pour soi-même que pour l'entourage, de tout châtiment corporel public, définitif ou non. Tout comme de tout registre, public ou non, des crimes ou délits et de leurs coupables.

Restons sur cette fleur de lys.

L'ambivalence de la marque existe très tôt puisqu'elle peut être soit le signe du Démon, soit celui des élus qui seront protégés à la fin des temps :

Apocalypse : "Il leur fut dit de ne point faire de mal à l'herbe de la terre ni à aucune verdure, ni aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n'avaient pas le sceau de Dieu sur le front."

Ici, le "sceau" de Dieu est protecteur, à la fin de temps. Ailleurs, une marque définitive protégeait potentiellement des maladies.


Toutefois dans le même texte, ceux qui choisissent de se soumettre au démon portent aussi sa marque, celle du malin, celle du "Mal" par appartenance ou soumission.

Là aussi, et en contradiction avec le signe préventif ou protecteur, autrefois, une marque sur les animaux pouvait être celle du "Mal", un signe identifiant de maladie, car il y avait obligation de marquer les animaux malades différemment afin qu'ils puissent être identifiés.

L'idée de traçabilité est ancienne et curieusement, elle s'est un peu perdue avant que des accidents industriels récents n'en réinventent l'usage.

Marque de soumission au démon dans la Bible, marque de soumission aussi dans Histoire d'O ou dans l'univers goréen (Les Chroniques de Gor).

Appartenance et soumission se conjuguent de manière rituelle, plus ou moins volontairement. Ainsi dans le monde de Gor, on nait esclave ou pas. La marque n'est pas un choix.

Est-elle imposée ou proposée et acceptée dans Histoire d'O ? Le livre qui révèle cette pratique SM plutôt confidentielle au grand public et que je choisis par facilité pour l'évoquer ici, bien qu'à de nombreux chefs, je n'apprécie pas ce livre, que je n'ai pu terminer et dont la référence permanente m'agace.

Imposée ou acceptée, là encore cela fait débat. Je ne crois pas que O soit en capacité de refuser. Opinion très personnelle. Car si le début du livre est fortement empreint d'érotisme et de sentiments, la suite bascule, dérive dans le conditionnement et la manipulation.

Au début, la soumission de O est liée à son amour pour son amant. Tout ce qu'elle vit, elle le vit pour lui et par lui, quel que soit celui ou celle qui agit, tout en épanouissant son propre penchant pour la soumission sexuelle. Or l'objet de son amour change alors que sa soumission l'entraîne, à mon sens, au-delà de ce qu'elle souhaite.

Tout le débat est ici de savoir si la dépersonnalisation de O est volontaire et jusqu'à quelle limite cela est réversible, psychologiquement et physiquement, et donc tolérable pour nous.

Le marquage de O est le symbole de cette dépersonnalisation. Ce qui, là encore est complexe. Ecartons-nous de ce que je viens d'évoquer, à savoir si O a le choix ou non.

Il y a un autre aspect, contradictoire celui-ci. Elle est marquée du nom de son propriétaire, à la manière des esclaves (ou des animaux). Mais en même temps, elle est identifiée comme telle aux yeux de tous. C'est donc aussi une marque de reconnaissance de ce qu'elle est.

Cela redonne à O une identité propre et singulière qu'elle n'a pas au début du le livre, où tout comme les personnages sadiens, elle est assez effacée, elle a peu d'identité, de caractère…

Ce n'est donc pas un objet si ordinaire, un meuble dont on parle mais à qui on ne parle pas, comme à la fin du livre.

Si O est marquée, elle est reconnu comme telle par son "maître" ou "propriétaire", ce qui les lient tout autant l'un que l'autre.

La marque est là tout autant un signe de reconnaissance symbolique d'un engagement mutuel.

En dehors de l'univers SM ou BDSM ou historique de l'esclavage, le branding (marquage définitif au fer ou scarification par instruments tranchants) existe pour symboliser aussi cet engagement, ce lien entre deux personnes ou plusieurs, souhaité ou imposé, à des degrés divers de contrainte sociale.

Rituel d'intégration à une communauté, de passage d'un état à un autre.

Il en est d'ailleurs de même du piercing, modification corporelle plus ou moins permanente, très banale pour les oreilles en Occident, le nez ici ou là, et qui se banalise de plus en plus.

En ce qui concerne le branding, une affaire récente de bizutage au couteau pratiquée dans une université française nous rappelle que ce n'est pas l'apanage des fraternités anglo-saxonnes ou des communautés ethniques ou religieuses, en Afrique, Inde, Polynésie , etc.

Si on accepte la marque de sa communauté, de sa tribu, ethnique ou sociale, de sa fraternité, de sa corporation ou de sa confrérie, une fois accomplis des rituels souvent complexes, selon l'âge, la fin de l'instruction (études, entraînement à l'effort, militaire ou sportif, enseignement d'un savoir faire ou savoir-être), cette marque instaure tout autant des tabous, des règles de comportement nouvelles qu'au contraire, elle libère puisqu'elle autorise des actes interdits auparavant.

A vie, (et encore une fois, en dehors de toute connotation SM), elle symbolise aussi des engagements mutuels qui sont extrêmement forts, au-delà du corpus des lois écrites, mais pas, à l'évidence des obligations sociales et communautaires.

Est-il utile se préciser que, dans le contexte SM, cette symbolique est évidemment exacerbée. Et pourtant, d'une grande simplicité, comme je l'indiquais au début. Elle reste toutefois très rare, à l'inverse du piercing ou du tatouage.

Punition, identification de condamnation ou de propriété, signe d'origine ou de reconnaissance, traçabilité, d'immunité ou d'engagement, soumission ou appartenance, rituel imposé ou volontaire …

Amis juristes et philosophes, exégètes et joueurs, je vous laisse à vos réflexions sur la présence de cette fleur de lys.



L'affiche : ah, elle n'a pas échappé aux engagés politiques ! Bravo !

Comme je l'ai indiqué plus haut, pour bien l'identifier, le photographe a été contraint de resserrer le cadrage.

Mais cette note est déjà fort longue…

A suivre donc.

Il est asolument inutile de me réclamer davantage la suite, cette période de l'année étant chargée professionnelement. Par contre, vous pouvez continuer à m'envoyer des photos de votre corps, voire plus si affinités (message perso).

dimanche 13 novembre 2011

Incorrigible ?

Vous êtes vraiment incorrigibles ! je croyais que vous aviez du travail à finir, dit-elle en se dégageant des bras de Jules et repoussant gentiment Jim qui lui mordait avidement l’oreille.

Ah vraiment ? c’est toi qui est incorrigible à aller et venir à moitié nue pendant qu’on travaille ! Je t’avais prévenue hier de nous laisser tranquilles, tu vas avoir la fessée ! gronda Jim

Elle se tourna vers lui, interloquée.

Est-ce ma faute si je dois passer par ici pour chercher mes affaires ou aller à la salle de bain ? Est-ce ma faute si Monsieur le grand architecte a décidé d’installer son atelier privé dans le salon pour bénéficier de la lumière de la superbe baie vitrée sur sa table à dessin ? et ma faute si Monsieur le meilleur copain et accessoirement ingénieur expert en métrés et calcul de portées diverses et variées, a lui décidé non seulement de prendre l’apart d’à côté pour y installer sa garçonnière, ce qui me plait bien aussi, là n'est pas la question, mais encore de l’encourager à terminer ses charrettes ici et de l’aider à ...

Elle fit une pause, pour reprendre son souffle et réfléchir un instant car elle voyait bien leur visage passer d’un air amusé et concupiscent à un « léger » agacement. Son cœur se mit à battre un peu plus vite. Mais elle ne put s’empêcher de reprendre.

De plus je ne suis pas nue mais en t-shirt et culotte toute simple et pas affriolante du tout, je vous fais remarquer, ce n’est absolument pas indécent !

Dit-elle d’un air absolument innocent. La meilleure façon assurément de déclencher l’apocalypse…

Ca suffit ! Une culotte toute simple, c’est encore pire et intolérable. Cette fois-ci, on va te la donner, cette fessée ! tu étais prévenue. On doit terminer le projet. En attendant va te mettre au coin comme une méchante fille et ne bouge plus.

Jule désignait sans équivoque l’angle de la pièce en pleine lumière.

Elle se planta devant eux, mains sur les hanches.

A mon âge, si vous voulez me donner la fessée, il faudra aller jusqu’au bout et me donner une vraie fessée. Sinon, oubliez, j’ai mieux à faire !

Elle regardait alternativement l’un et l’autre, sachant que quelque chose d’intéressant se passait. Ni l’un ni l’autre ne se concertait, mais leurs corps affichaient une nonchalance que leurs regards démentaient.

Jim s’approcha et planta ses yeux dans les siens tout en attrapant un téton révélateur qui pointait à travers le fin jersey. Tu n’as pas de soutien-gorge, dit-il sur un ton froid et accusateur. Va au coin, méchante fille, sinon ça sera pire !

Pire, pire… elle se demanda bien ce qu’il avait en tête. Et puis, ses amants étaient habitués à la voir déambuler ainsi et ne s’en plaignaient pas. Quelle mauvaise foi ! En grimaçant, elle s’échappa de l’étau de ses doigts et se résigna, intriguée par la situation tout autant que confuse.

Le front sur la vitre, les mains croisés sur le haut des reins, dans une attitude faussement contrite dont elle n’ignorait pas l’impudence, elle laissa peu à peu son cœur reprendre un rythme normal, n’y parvenant pas tout à fait. Incapable de maîtriser pensées et images de ces deux là, si différents et si complices quand ils décidaient d’être soit les meilleurs gars du monde, gourmands et coquins, soit de mauvais garçons.

Elle était bien consciente que sa présence à quelques mètres n’était certainement pas le meilleur facteur pour favoriser la fin du travail de ses deux amis, et c’est bien pourquoi elle avait accepté de se tenir là, situation à la fois intéressante et embarrassante. Lequel des trois craquerait le premier ?

Elle se dit soudain que peu importait, décidant de pleinement savourer ce moment. Calmer ses pensées désordonnées, se recentrer sur son corps pour chasser l’appréhension tout autant que l’émoi. Elle y serait presque parvenue si un mouvement dans la maison d’en face n’avait attiré son attention.

Qui l’épiait sinon cette voisine toujours indiscrète. Et depuis combien de temps ? qu’allait-elle répondre si demain elle lui demandait pourquoi elle s’était si longtemps tenue contre la fenêtre ? A la pensée de dire la vérité, une vive chaleur monta de son ventre et elle vacilla. Elle dû mordre l’intérieur de sa joue pour ne pas gémir.

C’est ce moment que Jules choisit pour l’interpeller. « Assez pour aujourd’hui, on arrivera à rien de plus ; nous sommes prêts et toi, es-tu prête ? »

Evidemment, que je suis prête !

Jules avait tiré une chaise au milieu du fouillis de la pièce tandis que Jim écartait quelques vieux fauteuils pour faire passer son tabouret et se positionner bien en face.

Et bien, lequel commence ?

Mais à vous de choisir, gente dame, ne sommes nous pas vos chevaliers servants ?

A nouveau, elle les regarda l’un après l’autre. Ils ôtaient l'un sa chemise et l'autre son sweat, elle eut envie de leur sauter dessus à la vue de leur corps, envie de... Quelque chose dans les yeux de Jim, une lueur sombre, la fit presque renoncer et fuir. Pourtant elle le voulait lui. Et ce qu'il avait derrière la tête.

Mais elle voulait Jules aussi car elle le voyait solide sur ses jambes, assuré et tranquille. Rassurant. Ca serait donc Jules d'abord.

Jules ne se fit pas prier. Sans trop savoir comment, elle se retrouva sur ses genoux, les premières claques tombant de manière désordonnées et légères sur le plein arrondi de ses fesses. Elle se mit à protester et battre des jambes.

Jules s’interrompit et la replaça correctement, le ventre bien callé contre ses cuisses. Plus fermement qu’elle ne l’eut cru, il la saisit à la taille.

Tu vois, tu ne sais pas te tenir. Il est grand temps de te corriger afin de t’apprendre. Sois sage !

Non mais, c’est toi qui fait n’importe quoi !

Elle protestait devant tant de mauvaise foi évidente. Sa prise assurée, Jules commença à claquer chaque fesse l’une après l’autre, avec régularité, ici ou là, ni trop fort ni trop léger, déclenchant évidemment davantage de protestations et piaillements au bout de quelques minutes.

Nan mais ça suffit maintenant, j’ai compris ! Je ne vous embêterai plus !

Jules se contenta de s’interrompre quelques instants pour lui caresser les fesses, les flatter un peu, en prenant soin de passer le pouce et l’index sous les élastiques du tissus pour les tirer et les faire disparaître dans la raie de ses fesses, insistant peut-être un peu trop au passage pour enfoncer le tissus innocent dans les fentes.

Elle voulut le chasser de sa main mais il l’attrapa et se remit à claquer les fesses nues, le bruit sec et différent, plus percutant, emplissant la pièce.

La douleur jusqu’à présent supportable ne tarda pas à l’électriser, chaque claque provoquant une sensation insidieuse dont elle ne savait si elle voulait que ça s’arrête ou que cela continue.

Ses gémissements nouveaux ne provoquèrent aucun répit, sinon celui bref mais qui lui parut une éternité de la culotte abaissée jusqu’à mi-cuisse.

Cette fois-ci, le bras de Jules donnait de l’ampleur aux claques, les soulevant en un mouvement qui alternativement faisait s’écarter chaque fesse. Elle ne tarda pas à sentir le souffle de l’air sur sa fente, sur son intimité ainsi révélée. Et plus encore, plus le mouvement s’amplifiait et plus ses reins se soulevaient à la rencontre de la main devenue plus vigoureusement caressante que cinglante.

Elle reprit conscience alors de la présence de Jim. Nul doute qu’il n’avait rien perdu de ce qui avait précédé, assis sur son tabouret et dominant la scène. rien perdu de sa docilité à recevoir cette correction mais maintenant, il avait ausssi une vue imprenable sur son intimité que certes, il connaissait déjà mais dont l’humide indécence ne laissait pas lieu à interprétation.

Et justement, Jim choisit à ce moment d’interrompre Jules.

Attends, dit-il, voyons voir, il se passe quelque chose qui m’intrigue...

Faisant définitivement glisser la culotte à terre, il remontant lentement une main entre ses cuisses. Cette main était fraîche et la fit frissonner. griffant jusqu’en haut de son entrejambe puis à plat sur son pubis soulevant ainsi son ventre, son cul, écartant ses lèvres intimes, pénétrant...

Dans le silence, le bruit n’en fut que plus sonore. Bruit de succion provoqué par les doigts de Jim allant et venant entre les lèvres mouillées, plongeant dans son con béant pour s’imprégner de sucs poivrés et les extraire, les étaler sur les cuisses, sur les fesses incandescentes en un baume tiède mais peu apaisant.

Elle sentait leur souffle, elle sentait les paumes de Jules l’écarter encore davantage. Fesses et cuisses largement ouvertes sous les paumes de Jules, offertes à la main inquisitrice de Jim. Aux deux doigts qui revenaient à la source et au pouce qui prenait appui sur les plis resserrés du cercle clos de son cul. Prenant ainsi le pou palpitant de son intimité, si révélateur de son émoi incontrôlé.

Elle grogna plus qu’elle ne gémit sous cette inquisition, mal à l'aise mais se retenant encore de quémander une caresse plus pénétrante.

Honteuse de se retrouver ainsi exposée. Honteuse d’aimer cette indécence. D’aller au-delà de la bienséance, même dans la débauche. Voulait-elle s’affranchir davantage ? Son corps qui se tendait de lui-même, la trahissait, réclamant plus.

C’est bien ce que je pensais ! triompha Jim.

Salaud ! se défendit-elle encore.

Je crois qu’il est temps que je cède ma place. Notre dame est plus que prête. Jim, je t’en prie ?

Attends. Remettons notre vilaine au coin quelques minutes. Vu de loin comme de près, je trouve ce spectacle très plaisant et j’ai bien envie de faire un dessin.

Certainement pas ! Je te l’interdis.

Très bien, alors continuons maintenant… dans la chambre, on sera plus confortables.

Elle sentit les mains chaudes de Jules la saisir sous les aisselles et littéralement la porter jusqu’au lit où s’asseyait Jim.

Jules la posa nue devant lui. Jim la saisit aux hanches et l’attira pour caresser la peau halitueuse, perlée de sueur, sentir son ventre, son sexe, odeur envahissante mêlée de sueur et de sucs impudiques, plantant ses ongles dans la chair rose et brulante de ses fesses. Il leva les yeux vers elle.

Avidité ou supplique, elle ne sut jamais vraiment ce qu’elle y vit. Le vertige la fit à nouveau basculer cette fois sur les genoux de Jim.

La main longue et fine de Jim frappait de manière bien plus cinglante que celle de Jules, rappelant la morsure d’une lanière de cuir.

Elle protesta cette fois fermement, sentant les larmes monter à ses yeux. Cela devenait désagréable et ne lui plaisait pas du tout.

Mais Jim lui saisit les cheveux, attirant son visage à lui.

Tu as demandé une vraie fessée, n’est-ce pas ?

Elle affronta son regard, persuadée que peu importait la réponse. Il aurait pourtant suffit d’un mot pour arrêter, elle le savait, mais elle en enfouit l’idée loin, très loin en elle.

Sauvagement, elle eut envie de mordre cette bouche amante et de basculer ; elle ne fut stoppée que par une nouvelle volée. Intense et cruelle. Ce qu’il fallait quand il le fallait.

Elle hurla le prénom de Jules, tendit la main pour s’accrocher à lui, le voulant aussi proche que possible, en dernier recours. Il n’y aurait pas de merci et elle céda.

Comme une houle qui s’amplifie, vague après vague, son corps se laissa aller.

Et les doigts de Jules, plongeant dans son intimité béante, forçant son cercle intime, lui procuraient en même temps un plaisir coupable et hallucinant.

Après un long moment, aussi brusquement qu’il avait commencé, Jim s’arrêta. Elle n’en prit vraiment conscience que par le silence qui avait empli la pièce. Elle avait chaud, son corps tanguait encore, elle avait mal mais le temps était comme suspendu.

Jim avait peut-être dit « ça suffit ». Elle sentit Jules toujours derrière elle, senti sa verge tendue battre entre ses cuisses. Elle rampa sur le lit sans le lâcher, entraînant Jim avec elle, sous elle. C’est Jules qui la prenait et c’est Jim qu’elle embrassait, dont elle saisissait le membre dur pour le caresser contre son ventre.

Sans difficulté, Jules pénétra son cul brulant. Elle sentait sa main peser sur ses reins pour mieux les creuser. Son ventre dur heurter ses fesses rougeoyantes. S'ouvrir pour mieux l'enserrer.

Il avait peu de prise, et pourtant les impacts étaient puissants. Il allait jouir et il allait jouir vite. Elle le vit dans les yeux de Jim, elle le sentit dans la crispation de ses mains sur ses seins.

Le jus chaud sur ses fesses, le grand corps qui bascule pour se détacher sans pour autant s’éloigner. Jim la renversa sur le dos, descendit lentement ses mains pour lever ses genoux, les écarteler davantage, passant ses bras sous ses cuisses, soulevant haut ses fesses incandescentes, décolant haut du lit le bas de son corps.

Il attendit, un instant infini, qu’elle s’empale d’un seul mouvement de son ventre, mouvement volontaire et dépravé.

Ce n’est pourtant que lorsque qu’elle sentit son membre heurter au plus profond d’elle qu’elle arriva à se perdre.

B

samedi 15 octobre 2011

Devinette !



Cette photo illustre à merveille quelques unes de mes obsessions…

Saurez vous en trouver au moins trois ou quatre ?

Cherchez au-delà de l’évidence, faites un petit effort !

Et citer un écrit ou deux auquels on peut faire référence (là encore hormis ceux trop évidents)...

c'est un jeu ! rien à gagner sinon le plaisir de jouer et de découvrir les réponses...

dimanche 20 juin 2010

Chambre d'hôtel

La survenance de cette deuxième rencontre s’impose peu à peu comme une évidence. Mais rien ne presse. Et puis… il y a un détail à régler.

Elle : chez moi, c’est impossible. Et je crois savoir que chez vous également.

Lui : oui. […]

Elle : et bien une chambre d’hôtel.

Lui : l’hôtel, c’est si impersonnel.

Je sens la réticence. Oui, une chambre d’hôtel c’est impersonnel et banal. Et connoté.

Rendez-vous des heures adultères, des heures mauves, fauves…

Pourtant…

On y trouve aussi ce que l’on y apporte. Il suffit d’un rien pour s’approprier l’espace et rendre le moment singulier.

Le choix de l’établissement importe peu, même si un lieu de qualité ou atypique crée en lui-même une atmosphère accueillante. Mais il est aussi des établissements de qualité dont la banalité est ennuyeuse. D’un autre côté, on n’est pas vraiment là pour la déco !

D’un lieu impersonnel, à nous donc de créer l’ambiance. Soyons audacieux !

Entrée dans la chambre, j’aurais le réflexe de tirer les rideaux, de créer une source de lumière. Tantôt crue, tantôt indirecte. Renverser une lampe de chevet pour en faire un spot, la poser au sol, n’ouvrir que l’éclairage de la salle de bain…

Et puis emplir l’espace d’une odeur, par une bougie aux essences subtiles, stimulantes ou suaves…

Ajouter quelques petites choses personnelles...

Et puis aussi du vin, des douceurs et des saveurs, pour mettre en appétit ou pour se remettre de tant d’émotions.

Une bande son choisie, diffusée par un ordinateur…

Une fois la mise en place terminée, sortir le coeur battant.

Glisser le pass dans une enveloppe qu’on lui donnera.

Et quelques autres idées mais chut… surprises !

Une chambre d’hôtel préserve mon « chez moi », mon cocon. Je m’y sens plus libre.

Pas d’y sombrer dans la débauche ou la dépravation… simplement plus libre.

Libre d'y jouir de toutes les licenses, y compris celle absolument pernicieuses de ne pas y baiser.

Bon, j’avoue il y a certaines chambres dont la description me laisse… songeuse tant elles sont prometteuses mais elles se situent outre-atlantique.

Chambre 108

- Lit queen
- Grand téléviseur plasma avec lecteur CD/DVD
- Miroirs aux murs et au plafond
- Douche multi-jets avec mur en verre et bain tourbillon
- Poteau de danse
- Banquette en cuir
- Plancher chauffant

Mmmm... Poteau de danse ?!!

Ce qui me rappelle cet autre établissement découvert par hasard dans une petite communauté rurale lors d'une exploration transcanadienne. La suite « executive » fort coquine, deux immenses lits avec des tas d’oreillers, un linge de lit fin et d’une blancheur incitant à toutes les souillures, grand jaccuzzi dans la chambre (???) et le fin du fin…

une cheminée !

B

Pour l'illustration, se rapporter à l'humeur du jour. Et rougir...

lundi 24 mai 2010

La star du jour : une vraie rousse !

228 - Il ne fallait pas la chercher sur la Croisette, même si un tapis rouge avait été déployé pour elle, des parasols installés.

[A la fin de cette longue note, il y a une petite touche érotique quand même]

Elle ? Une belle rousse capricieuse, star du jour sur les Champs Elysées.

Une vache Salers.

Indifférente aux nombreux photographes et autres dignitaires** qui se pressaient autour d’elle.





Mais la diva n’avait nulle envie de se lever pour leur donner son meilleur profil.
Entourée de quelques jeunes agriculteurs assez perplexes devant ce caprice.

Les hommes s’impatientant derrière leurs gros engins, l’éleveur se crut obligé de donner à la belle de bien fortes claques sur son arrière train charnu.

Le son mat envahit l’allée rendue à sa vocation bucolique originelle (les Champs étaient zone maraichères autrefois, avant que quelques aristocrates y bâtissent des « campagnes » qui devinrent des lieux coquins… mais c’est une autre histoire, je m’égare)

Bref, le son des claques se répercutait si bien dans l'amphithéâtre de calcaire blanc étincelant, déserté et étonament silencieux en cette magnifique journée ensoleillée, que j’en détournais les yeux, indignée et contrite*, jurant en mon for intérieur « For God sake, leave her alone, asshole !!». (Oui, je jure en exclusivement anglais)

J’allais m’éloigner, effarée par l’ignominie, ne sachant quelle attitude prendre sans être ridicule, après tout bien consciente de ma compassion naïve.

Quand j’entendis un cri grave, fort et calme : « Fous lui la paix ! » suivi de quelques protestations de dames, plus aigues mais non moins virulentes.

Mon cœur se mit à battre. Enfin ! un esclandre, une émeute, peut-être une révolution ?

Gens des villes contre gens des champs. Fourches contre sacs griffés, une jacquerie à l'envers au cours de cette manifestation un peu trop consensuelle à mon goût ?

Et la star du jour ? Le rustre, déjà furibard que sa belle opulente refuse les hommages des objectifs, tourna la tête dans notre direction, un rien surpris.

Il s’apprêtait à répondre, sans doute assez vertement, quand la diva drapée dans une dignité magistrale daigna enfin soulever ses 600 kg (tout sur la Salers).

En vrai diva qui sent le moment pour faire son apparition, elle ne se leva en fait que pour son public légitime de parigots, qui à ce moment, envahit l’espace, à 9h30 précises.

Une star vous dis-je, sans nul doute.

Et une rousse authentique !



Je sens votre émoi à sa vue. Il n’est pas moindre que le mien, car j’adore le goût de cette rousse là, tendre et savoureux, juteux et fondant.

Certes un peu chère... en voici l'un des raisons :

La permanence des cheptels de Salers en Aubrac et Cantal permet, par leur qualité, de préserver l'environnement et la présence humaine en assurant une pérennité rentable, gage de "durabilité" et notamment dans le parc naturel régional des Volcans d'Auvergne. La France est en effet l'un des rares pays à maintenir/encourager une activité agricole dans les parcs naturels.

Politique trop souvent méconnue et mal comprise. Conjugeant ainsi préservation et protection de l'espace "sauvage" ou domestiqué, quatre notions complexes en matière d'écologie. (et de normes, législation etc. mais je vous épargne les détails ennuyeux)

Bien que rustique et de bon rendement, la Salers (comme l'Aubrac qui, elle, est une blonde) apprécie le grand air, notamment l'estive, ce qui s'avère couteux et dont les contraintes sont désormais peu appréciées par l'homme.

La Salers s’exporte dans les contrées lointaines, notamment au Canada où son caractère rustique, supportant de fortes amplitudes de température, est très apprécié. Tout comme sa naturelle opulence, un défi aux tripatouilleurs de gènes.

Le Salers, fromage éponyme, fort mais plein d'arômes (tester avant d'acheter si vous n'êtes pas familier de votre affineur qui peut vous refiler un truc infame à prix d'or - ça doit sentir la vache mais pas trop) se déguste agréablement du bout des doigts avec quelques fruits frais coupés (poire, raisins, jeunes figues, osez l'acidité de la framboise) ou secs (figues, abricots).

Si vous le trouvez trop salé, un cantal entre-deux ou même tomme blanche pourra vous plaire. Plus rare encore et artisanal, le Laguiole est lui fabriqué avec du lait cru d'Aubrac. Je ne connais qu'un seul buron ayant de manière un peu folklorique et confidentielle préservée la tradition de fabrication. Un fromage de contrebande en quelque sorte après avoir été un fromage de monastère et vraisemblablement l'un des plus anciens de nos terroirs.

Un vin blanc léger convient mieux au Salers, selon la tradition familiale. Quelques fines tranches de jambon cru complèteront un repas aussi léger que délicat, dont les saveurs variées éveilleront vos sens, à grignoter dans la tenue qu'il vous plaira, de préférence en galante compagnie.

Demain, je vous parle de l'ail, qui a d'autres vertus, et des laitues (rooooh je plaisante !)

D'autres photos*** dans quelques jours… tant de verdure, tant de soleil, ça m’a épuisée !

Et puis j’ai de la lecture.

* Que les provinciaux me pardonnent, j’ai été aujourd’hui une « vraie » parisienne. Quoique...

** Nan, je n’ai pas vu le Président, qui m’a suivie de près. J’ai fuit la foule assez rapidement en fait. (meuuuh non, je ne suis pas une diva, enfin pas une rousse)

*** si quelqu’un pouvait me dire quel est le logiciel qui permet de faire les mosaïques sympas qu’on voit ici ou là…
B