J’ai été très touchée par vos commentaires sur mon texte « Improvises-moi ».
Alors je me permets de vous remercier collectivement et plus particulièrement L, mon fidèle lecteur et commentateur.
Ces commentaires sont autant d’encouragements à être courageuse, à oser publier.
Et à être humble.
Car c’est souvent par vanité, trouvant mes textes fades ou pompeux, que je renonce à les publier.
Et puis voilà que j’envahis l’espace d’un autre en tentant de répondre à une question cruciale. N'importe quoi !
Je vais donc préparer ma réponse à Gicerella en tenant d'expliquer mon goût pour l'esthétique et la pratique du shibari.
A bientôt...
B
vendredi 12 juin 2009
A tous, merci !
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Petite Fr@nçaise
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commentaires, Lis-moi du bout des doigts, lie-moi
Libellés : Réelle
samedi 21 février 2009
Februo (1/2)
Avertissement : Comme à mon habitude, je ne sais pas faire court. Ce texte est donc long. Très long... S'il vous plait, prenez le temps.
Il se pencha sur ses lèvres entrouvertes pour y partager la gorgée de vin qu’il venait de prendre en bouche, ne quittant du regard ses yeux un peu fous et noyés de larmes qui ne coulaient pas. Elle ne répondait pas à son baiser. Etait-elle déjà perdue loin de lui ? Il sentit contre son torse nu la pointe dure de ses seins. Elle s'affaissait doucement sur lui. Alors qu'elle s'était jusqu'à présent tenue si droite et si fière.
Il se recula, par peur de céder au vertige. Et qu'elle ne l'entraîne dans le sien. Lentement, il remonta le long de ses bras tendus au dessus de sa tête, effleurant sa peau. Du regard, il vérifia la couleur de ses mains. Il avait serré les liens sans mansuétude. Mais elle avait saisit la sangle et la tenait fermement. Il n’avait rien à craindre. Alors il tourna autour d’elle, prenant le temps de lui accorder une pose nécessaire, le temps de la laisser revenir vers lui.
Il observa avec attention les faisceaux de traits rouges et fins qu’il avait dessiné sur ses reins, ses cuisses, la cambrure de son dos. Cherchant le moindre endroit où la peau trop fine aurait cédé, promesse d’une marque irrémédiable.
Pour ne pas reprendre trop vite, il se remémora le chemin qui les avait mené jusqu’à ce moment.
C’était le samedi précédent, ils s’étaient retrouvés épuisés et assoiffés à la sortie de la fn*c et avait décidé de prendre un verre. Il détestait la foule mais avait cédé à sa fringale de livres. Il l’avait laissée seule rapidement, se réfugiant à l’étage de la musique. Pour les livres, il préférait visiter quelques libraires avec qui il prenait plaisir à discuter. Pas un supermarché.
Lui : Alors, des trouvailles ?
Elle : Oh, pas grand-chose.
Lui (en jetant un œil sur le sac qui paraissait bien lourd) : Pas grand-chose ???
Elle : Ah si, un truc amusant mais c’est tout petit. Une anthologie de littérature érotique dans un format tout mini. En fait il y avait un mur entier de romans coquins, et d’autres petites choses : un carnet de chèques « hot » et un autre « love », avec des sortes de gages ludiques, et puis des livres de bain pour adulte en plastique, dont l’un offrait même en promo un de ces fameux canards jaunes !
Lui : Je ne savais pas qu’ils vendaient ce genre de littérature.
Elle : Si, si… mais juste deux étagères planquées dans le coin des livres en langue étrangère. Avec une sélection tout aussi anémique d’ailleurs…
Il la regarde avec un petit sourire.
Elle (se justifiant en rougissant) : c’est d’ailleurs comme ça que je les ai découverts ! En cherchant les bouquins en anglais. Mais là, je me demande bien pourquoi c’était si en évidence. A moins que… oui ça doit être pour la Saint-Valentin.
Lui : Ah oui, tiens. C’est samedi prochain. Qu’est-ce qui te ferait plaisir ?
Elle : Oh pitié ! Ce ne se demande. Et pas de restaurant, de bouquets de fleurs ou je ne sais quoi… pas entre nous ! Ni de soirée en cl…
Elle s’interrompt, fuit son regard. Elle semble chercher l’air en prenant une respiration profonde. Il perçoit soudain le dessin de son pull tendu.
Lui : Ni de soirée où ça ? Va au bout de ta pensée, s’il te plait.
Il ne la lâchera pas. C’est clair.
Elle (après un moment de réflexion, relevant le menton, du défi dans le regard) : En fait, si j’avais un souhait à émettre, pour ce jour-là, j’aimerais bien, Monsieur, qu’enfin vous me montriez toute votre collection.
Elle a appuyé sur le mot « toute », cela ne fait aucun doute. Il sent comme une langue de feu monter de ses reins à sa nuque. Il s’efforce de se maîtriser et répond calmement, froidement.
Lui : Ma collection ? Mais vous savez fort bien que je ne l’expose que pour m’en servir.
Elle se mord la lèvre, ne répond pas immédiatement. Puis d’un petit geste du menton, elle acquiesce.
Elle : C’est entendu. J'ai bien compris et je ne change pas d'idée.
Lui : …
Elle (le relançant, faussement ingénue) : Et vous, que souhaiteriez vous comme cadeau ?
Lui : Je croyais que cela ne se demandait pas. Je vous le dirai samedi, si vous n’avez pas deviné.
Ils avaient ensuite parlé d’autre chose et n’avaient plus évoqué cette soirée les jours suivants.
Jusqu’au moment où, sa verge planté profondément en elle, un long moment immobile au dessus d’elle et observant son impatience, ses petits coups de reins tentateurs, il avait murmuré à son oreille qu’ils se rendraient chez un ami qui lui prêtait sa maison pour le week-end. Un lieu assez isolé mais proche de Paris. Assez simple, en pleine campagne mais peu banal avait-il ajouté.
Elle : Pas banal ? Comment ça ?
Lui : Je préfère garder la surprise. Je te laisse imaginer…
Et il avait repris un mouvement lent et ample, sous son regard qui peu à peu s’agrandissait.
Ils avaient passé la matinée du samedi fort affairés chacun de leur côté mais à s’épier l’un l’autre. Elle avait rempli un panier de victuailles fines et de vin. Il s’amusait toujours de ses préoccupations de ménagères, mais elle lui répliquait que dans l’art de la guerre, il était aussi important d’assurer l’intendance ! Gourmet tout autant que gourmand, il ne l’avait pas démenti.
Lorsqu’à la dernière minute, elle l’avait vu choisir avec soin non seulement chemise et pantalon noirs mais des chaussures de ville, elle avait vite enfoui pull et jean dans un sac et, cachée dans la salle de bain, remplacé sa tenue très casual par une robe gris-noir légèrement satinée, fluide et douce comme une seconde peau, ainsi que des escarpins à fine boucle autour de la cheville.
Sans changer ses dessous, de soie et de dentelles… tant pis pour le clin d’œil et la surprise.
Dans la voiture, ils avaient à peine eu le temps d’entamer la conversation qu’ils étaient déjà arrivés.
A peine, à une ou deux reprises, avait-il posé la main sur sa cuisse puis remonté lentement, accrochant le tissu, jusqu’à la limite de la large dentelle du bas.
Son ongle griffant légèrement la chair nue.
Quelques kilomètres vers le sud-est et c’était déjà la plaine, un petit village, une route étroite, une maison basse et ordinaire derrière un haut portail, à l'abri des regards par une épaisse haie végétale.
Il lui avait demandé de patienter quelques minutes, afin de vérifier les lieux. Certes, un étudiant occupait la maison durant la semaine, comme gardien en quelque sorte, mais il rentrait en province le week-end. Ils seraient donc seuls. Mais il préférait s’en assurer. Il s’éloigna avec leurs sacs de voyage et le panier. Lorsqu’il fut hors de vue, elle se retourna.
Sur le siège arrière, restaient encore le sac de cuir et le simple tube en carton. Un de ces longs tubes que l’on utilise pour transporter les affiches ou les plans. Deux objets familiers. L’un et l’autre étaient toujours en évidence, le sac sous le bureau, le tube appuyé contre la bibliothèque. Il ne les cachait pas. Il lui avait simplement demandé de ne pas y toucher. Juste demandé. Pas interdit. Il aurait pu les mettre dans un placard mais, avait-il expliqué, un peu en plaisantant, il avait besoin de les savoir là, à portée de main et surtout, plus sérieusement, il ne voulait pas les cacher. Les lui cacher.
Lorsqu’il s’absentait seul un week-end, une nuit ou un soir, elle constatait par hasard leur disparition. Elle savait ce qu’ils contenaient. Elle ne lui demandait pas d’explication. Souvent c’était lui qui parlait, ensuite.
Elle jeta plusieurs regards par dessus son épaule, les tempes battantes, réfrénant l’envie de s’en saisir, d’ouvrir l’un et l’autre.
Après de longues minutes, il revint enfin la chercher. Mais, au lieu de la conduire dans la maison, il lui en fit faire le tour pour s’arrêter devant la porte d’une sorte de hangar attenant.
Malgré le froid, il était en chemise et posa le sac et le tube contre la porte, puis se retourna vers elle, qui serrait son manteau étroitement.
Lui : Cet endroit, je vous l’ai dit, est peu banal, tout comme son propriétaire. J’y suis venu plusieurs fois. Pour des soirées, pour des fêtes. C’était très décoré. Là, nous ne serons que deux, c’est donc assez … froid. Peu importe. Nous ne sommes pas là pour le décor, n’est-ce pas ?
Elle ne répondit pas.
Lui (plus solennel encore, l’enveloppant peu à peu de sa voix grave si particulière) : Il y a des règles à respecter. La première est que toute femme entrant ici doit laisser libre accès à son intime.
Elle soutint son regard, y trouva une lueur coquine malgré le ton trop cérémonieux à son goût.
D’un geste, elle ouvrit son manteau, passa les mains dessous, soulevant sa robe par l’arrière mais astucieusement laissant le pan de devant ne rien révéler. Elle suivait le cheminement de ses yeux baissés qui l’observaient. Habilement, elle ôta le slip de tulle ouvragé, le faisant glisser sur une cheville puis l’autre. Puis le lançant par dessus son épaule.
Bravache car, vraiment, elle n’en menait pas large en réalité.
Dommage se dit-il en apercevant le fin vêtement voleter. Il était bien joli, autant qu’il avait pu subrepticement en juger. Mais il avait édicté la règle…
Lui : La deuxième règle est que toute personne doit obéissance inconditionnelle à qui la fait entrer ici. Un « non » prononcé à l’intérieur et cette personne doit partir, sur le champ. Pour ne plus jamais revenir. Je ne transigerai pas. Même si nous ne sommes que tous les deux. Evidemment, nous pouvons convenir d’un autre mot, si vous souhaitez m’alerter de quelque chose qui ne vous conviendrait pas.
Il avait perçu son recul, vu sa fureur dans ses yeux. Il savait qu’elle n’appréciait guère ce genre de rituel pompeux. Alors il eu peur pour la première fois d’avoir été maladroit, peu habile alors que par bien des signes, elle lui avait montré son consentement. Il la prit dans ses bras, la berçant de ses mots.
Lui : Ecoutes-moi. Fais-moi confiance. Il fallait que je le dise ainsi. C’est nécessaire pour moi. Mais c’est ta soirée. (Il la sentit se raidir encore davantage). Pardon, c’est notre soirée. Mais si tu préfères, nous pouvons encore entrer dans la maison, dîner, passer une soirée au coin du feu et profiter d’une balade demain.
Elle (le repoussant doucement) : Je ne suis pas une girouette, vous le savez. Si vous le souhaitez encore, j’aimerais que nous entrions pour enfin visiter cette salle soi-disant si singulière et…
Il l’attrapa alors par le coude et la fit entrer sans la laisser finir. Inutile de la pousser jusqu’à l’insolence. Pas ce soir. Il ne voulait pas qu'elle le force à convoquer ses démons. Pas ainsi.
La salle était assez grande, autant qu’elle pouvait en juger car plongée dans une semi pénombre et coupé en deux par d’épais rideaux rouges qui pendaient d’une poutre, formant une sorte de théâtre. Des canapés disposés en U autour de quelques tables basses occupaient la plus grande partie de ce premier espace ainsi qu’une grande table de bois le long du mur. Il alla chercher le sac et le tube qu’il posa sur la table tandis qu’à sa demande, elle s’asseyait sur un des canapés. Il leur servit un verre de vin à chacun.
Il temporisait un peu, laissant leur colère mutuelle s’apaiser.
Il lui parla du propriétaire, un amateur d’art, lui montrant un épais catalogue dont elle feuillette les pages comme un magazine, presque indifférente. S'arrêtant toutefois un long instant sur une oeuvre majeure. De temps en temps, elle levait les yeux, l’écoutait attentivement. En apparence. Car il voyait son regard dériver au-delà de lui. Elle se haussait un peu, essayant de voir le sac posé derrière lui. Il jugea alors qu’il était temps.
Lui : Ne bougez pas. Je viendrai vous chercher.
Lentement, lui tournant le dos, il sortit un à un chacun des objets. Certain qu’elle ne voyait rien. Lorsqu’il eut fini, il vint la chercher. Se plaçant derrière elle, les mains à peine posées sur ses bras nus, il souffla dans sa nuque :
Lui : Voilà. Regardez les, chacun de ces objets a une histoire, et pour l’un au moins vous la connaissez. Et ce soir, je vous demande d’en choisir un. Un seul. Dont je me servirai.
Il se recula d’un pas sur le côté. Masquant sa fébrilité sous une apparente froideur qu’il avait appris à maîtriser au fil des années.
Ces derniers jours, il ne vivait que pour ce moment très précisément. Ce qui se passerait après, il en connaissait le scénario, vécu tant de fois. Toujours semblable, toujours exaltant et émouvant. Mais ce moment là était unique. Le moment du choix. Du basculement.
Allait-elle se détourner, avec dégoût, avec mépris ? Quitter la salle sans un mot. Elle en était capable.
Il y survivrait. Il rangerait alors le sac. Une nouvelle fois. Dans la voiture, ou peut-être dans la maison, il lui dirait que rien n’a changé, rien ne s’est passé. Ce qui était la stricte vérité, au fond. Ils continueraient comme avant. Au fond de lui, il saurait. Mais il tenterait d’oublier.
Ce qu’il observait n’était cependant ni dégoût ni mépris.
Lorsqu’il l’avait lâchée, elle avait entendu sa phrase mais avait mis un moment avant d’en percevoir le sens. Toute son attention focalisée sur la table. Elle écarquillait les yeux pour mieux les voir. Il les avait soigneusement alignés l’un à côté de l’autre. Une quinzaine, peut-être plus ? Plus d'une quinzaine, cela faisait beaucoup, vraiment beaucoup.
Qu’avait-il dit déjà ? Les mots lui revenaient un par un. Il lui fallait en choisir un. Un seul. Seulement un ? Elle se mordit la lèvre. Puis jugeant qu’il devait lui aussi être un peu sur le qui-vive, elle tendit la main pour les effleurer. Un à un. lentement
Elle commença par l’extrémité droite de la table, à l’opposé de là où il se tenait. Elle négligea les premiers objets. Elle n’avait aucun goût pour le paddle, encore moins pour le battoir, assez impressionnant et trop vulgaire. Par contre, elle décida de caresser du doigt sur toute sa longueur le cuir fauve d’une strap, l’une des deux ou trois lanières de cuir courtes et plates. Mais elle en déjà connaissait la morsure peu supportable.
Elle suivit d’un tour de poignet le cercle de cuir formé par une très longue et fine lanière ocre enroulée sur elle-même. Négligea le second, qui était noir. Elle passa vite sur les martinets et sa main voletait déjà au dessus des cravaches.
Oui, elle reconnaissait celle qu’elle lui avait offerte. Une vraie. Belle tresse de cuir acquise dans un magasin d’équitation spécialisé, en haut de l’avenue Victor H. Elle n’était pas peu fière d’avoir osé l’acheter seule. Davantage par défi que par envie, il est vai.
Evidemment, il l’avait percée à jour. Il lui avait alors tendu son cadeau, lui révélant qu'il avait pour principe de ne jamais utiliser un cadeau sur la personne qui le lui avait offert, qu'il ne cédait pas à ce genre de provocation facile. Mais lui disant qu’il lui revenait l’honneur de l’utiliser la première fois. Il s’était retourné et avait lentement enlevé sa chemise. Sans un mot, il avait attendu. Elle avait fait siffler deux fois dans l’air pour éprouver le poids, la prise en main puis sur son dos nu, sur les muscles dont elle connaissait la géographie, sur la peau si douce, si étrangère et si familière, caressée mille fois, elle avait frappé méthodiquement. Dix fois. Puis, des larmes plein les yeux, elle avait jeté au loin la cravache et saisit son visage, pour le couvrir de baisers.
Il l’avait alors prise bestialement, sauvagement. Comme un reproche à sa faiblesse. Puis peu à peu, il s’était apaisé, comme souvent, dans la volupté de ses rondeurs.
Se souvenait-il de ce moment ? Elle sentait ses yeux sur elle mais ne voulait pas le regarder.
Ensuite venaient diverses cannes, tiges, d’autres instruments… elle désigna du doigt l’un d’entre eux. Une canne souple de couleur et d’aspect ivoire. Une petite partie lisse puis le reste torsadé sur toute la longueur. Comme scuplté. « Qu’est-ce que c’est ?».
Il sentit son cœur s’arrêter. Décidément, elle avait un instinct très sûr. Elle avait désigné l’objet le plus insolite et le plus précieux.
Lui : Il s’agit d’une pièce authentique et rare. Prenez là. Vous constaterez comme elle est légère. Rigide en apparence mais d'une étonnante souplesse. Et pourtant redoutable. Cette canne très ancienne était utilisée dans les prisons au Japon. Pour maintenir la discipline et pour punir. Interdite, elle n’est plus fabriquée à ma connaissance. C’est donc un vrai objet de collection. Il doit y avoir très peu en Occident. Celle-ci m’a été offerte par un amateur qui en exposait plusieurs dans son salon, sous une vitrine. Ce n’est pas mon cas. Comme vous pouvez le constater, l’extrémité est abîmée. Au fil du temps, elle a perdu une bonne dizaine de centimètres.
Elle reposa la canne vivement.
Elle (un peu ironique) : Oh ! Je m’en voudrais de contribuer à abîmer quelque chose d’aussi précieux. Et celui-ci, il me semble neuf mais je suis certaine qu’il a aussi une histoire ?
Il saisit fermement son poignet avant qu’elle ne s’empare de l’objet ocre dont elle avait dessiné le cercle peu de temps auparavant.
Lui : Attention. Celui-ci vous paraît neuf mais en fait, c’est parce qu’il a peu servi. C’est un authentique fouet de vacher utilisé en Amérique du Sud. Il est insupportable. Je vous le déconseille… pour ce soir.
Elle essaya quand même de le prendre, ce dont il se doutait. Il retint donc sa main, serrant un peu plus fort. Elle lutta un instant puis céda, lui faisant comprendre qu’elle acceptait sa décision en se lovant contre lui. Il l’embrassa doucement.
Elle (prenant l’un des martinets aux plus fines lanières) : Celui-ci alors ?
Lui : Choix excellent. Très approprié pour une quasi-initiation. Et pour cette date en fait !
Elle : Pourquoi donc ?
Lui : Je vous raconterai… après. Passons à côté mais avant, je vous veux nue. Entièrement nue. Je vous attends de l’autre côté du rideau.
(à suivre...)
Et vous, savez-vous pourquoi ce choix est judicieux pour ce jour-là ?
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Petite Fr@nçaise
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Libellés : Exigeante, Fragments, Initiation, Réelle
jeudi 18 septembre 2008
S'instruire
Je contemplais ce midi fort dubitativement une longue feuille d’endive insipide songeant combien l’inspiration pouvait parfois manquer à la baise tout autant qu’à la cuisine.
Pourtant je fréquente un restaurant d’entreprise achalandé de manière huppée qui se doit de fournir des mets simples mais soignés à des palais exigeants tout autant qu’attentifs à la ligne de leur silhouette (y compris –et surtout, il faut bien le dire dans ce lieu stratégique- masculine).
« Ohh ! Quels tourments animent donc notre petite française ? » allez-vous vous répliquer pour que confrontée à la crudité oblongue que personne ne songe pourtant à qualifier de phallique, elle en vienne à rêver de sexe.
Entendez par « sexe » bien évidement l’acte d’amour, de baiser, de forniquer, de foutre, etc, bref de s’instruire. (« Un jour elle trompa la vigilance de nos gouvernantes, et nous nous instruisîmes. » Diderot.)
Car croyez moi, telle est ma préoccupation du moment, m’instruire. Et malgré (ou à cause de) mon âge avancé, je ne cesse de découvrir combien je sais si peu et qu’il est encore grand temps que je m’instruise (ou que je sois instruite) avec ferveur mais non sans une certaine candeur.
Ce à quoi je m’applique notamment en lisant assidument les quelques blogs que mon pare-feu satanique m’autorise encore à fréquenter entre deux tâches professionnelles et, à la nuit tombée, les ouvrages recommandés par des esprits tout aussi cultivés que libertins. (D’ailleurs je suis avide de vos suggestions, n’hésitez pas…)
Enfin, certaines nuits s’entend. Je constate derechef, en mâchouillant la chicorée avec autant d’application qu’un fin chibre dressé, que je n’ai guère le temps de lire en ce moment.
D’ailleurs si esprit inquisiteur et taquin, vous glissiez un œil dans mon sac, vous n’y trouveriez qu’un petit opuscule « L’art d’avoir toujours raison » de Schopenhauer, édités aux Mille-et-une-nuits, qui me fut offert tant pour me distraire que par clin d’œil, et dont j’ai bien du mal à dépasser la douzième page.
Les autres raisons de mon état d’élève libidineuse, je me garderai bien de les évoquer ici, ce blog n’étant ni un journal intime ni un confessionnal.
Je réfléchissais donc ce midi à l’acte d’amour, nourissant ma réflexion de la diatribe de Gicerella à propos du manque d’intérêt du sexe sans amour (http://gicerilla.hautetfort.com/, note du 13 septembre), contrée en commentaire par la mention de la tristesse de l’amour sans sexe.
La pétillante Gicerella rappelant fort justement que l’acte d’amour pouvant bien évidemment être solitaire et ce depuis des temps immémoriaux ainsi qu’en manifeste l’existence indubitablement prouvée des godemichés à travers les âges.
Certes.
[Arghhh, j’ai glissé trois adverbes dans une même phrase… un peu plus de rigueur, voire quelques coups de badine me sont sans doute nécessaires pour reprendre ce paragraphe, mais je n’ai ni le temps ni le flagelleur sous la main]
Une chose dont l’acte d’amour ne se remet pas, c’est bien la routine. D’où la nécessité de s’instruire pour varier et faire durer les plaisirs sans avarier l’acte.
L’impudeur est un des ingrédients nécessaires à ces variations.
Aussi est-ce en toute indécence que j’ose afficher à mon lectorat ébahi non pas mon intimité (faut pas rêver !) mais un dessin de Yoji Muku, peintre dont il faut regarder attentivement les détails pour bien apprécier les œuvres. Comme vous pourrez le constater, la dame est invitée à se regarder dans un miroir.
L’acte d’amour peut momentanément être satisfait par une baise rapide, quelques gorgées de mouille, une giclée de foutre de ci, de là. L’acte d’amour entre adultes consentants (évidemment) mérite bien pourtant autant d’inspiration et de virtuosité, de préparation et de lente dégustation, qu’un repas dans un grand restaurant étoilé.
L’acte d’amour revêt bien des formes. Notamment épistolaire et virtuelle.
Vous n'êtes pas au bout de vos surprises.
Vous venez d’être voyeurs.
B pour G
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Petite Fr@nçaise
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19:09
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Libellés : Exhibition, Initiation, Réelle
mardi 9 septembre 2008
Aveu d'O'bsessive

Extrême ......... Mon abandon délicieusement dans l'inconfort
Xylographée... Envie d’engraver Votre marque sur ma peau
Cerner............ Mes yeux par la débauche de nos débats/ébats
Ensevelir......... Mon orgueil
Sauvée............ De mes excès par Votre mansuétude
S’Offrir............. Entière, sans retenue, sans complaisance
Ivrogneresse... Buvant à la coupe de mes pulsions
Vivre................ Intenses les moments accordés l’un pour l’autre
Entrouvertes... Mes cuisses humides, rémanence de Vos désirs
B
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Petite Fr@nçaise
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20:09
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Libellés : Initiation, Réelle
lundi 8 septembre 2008
Envie d'obscénité
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Petite Fr@nçaise
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Libellés : Influences, Initiation, Réelle
vendredi 1 août 2008
Intimité - Elle
Je vous offre à relire un de mes premiers textes :

Après, parfois, rarement, elle laisse la porte entrebâillée.
Je m'appuie au chambranle discrètement, je ne veux pas l'effrayer.
Elle est dans la douche, l'eau ruisselle à petit jet. Elle a posé un pied sur le tabouret de bois. Avec un gant d'éponge velours noire et un savon doux, un savon intime, elle efface nos traces d'amour. Le gant passe doucement sur sa toison brune, caresse ses lèvres, elle est face à moi mais ne me voit pas. Elle ferme les yeux. Sa main guide le gant plus loin, elle tourne un peu, sans précipitation, sans excès.
Puis elle lave le gant une première fois.
Je suis là, tout petit, tout rétréci, j'aimerais tant, mais je ne peux pas. J'ai honte d'être ainsi.
Elle remet un peu de savon, sa main passe derrière vers ses reins, elle se cambre en peu, je vois son mouvement de va-et-vient, j'imagine le gant, dans le sillon profond, j'imagine… et je vois son bras ne plus bouger que d'un léger mouvement, le gant s'attarde. J'imagine qu'il est maintenant là où auparavant, j'ai mis mes lèvres, ma langue, mon gland. Moi tout entier.
Elle lave encore le gant, remet un peu de savon, son bras si long repart dans son dos, essuie le reste de moi, laissé sur son dos.
Puis elle laisse tomber le gant, prend le pommeau de la douche et se rince consciencieusement, le jet à quelques centimètres de sa peau, sur le ventre, la toison, elle le tourne un peu pour le faire partir vers le haut, c'est assez puissant pour l'arroser. Elle se penche un peu, de son autre main elle guide les gouttelettes, puis reviens vers le ventre.
Parfois je vois son corps électrisé par un grand frisson, elle rejette la tête en arrière, le jet part comme un éclair, arrose tout autour. Elle le redirige alors vers son ventre qu'elle projette en avant et le fait doucement tourner en rond. Ca semble l'apaiser, son visage est plus calme.
Je suis fasciné par le filet qui coule de la petite touffe de poils qui termine sa toison.
Elle se retourne, à nouveau fait aller le jet sur ses reins et de sa main, écarte un peu le lobe de ses fesses, laisse le jet couler, toute naturelle. J'apperçois encore le filet, les poils bruns. Je me sens mourir.
Puis elle rince ses seins, son dos. Rapidement. Et s'enroule dans une épaisse serviette, je me suis déjà sauvé. Elle n'aime pas que je l'observe ainsi, sans défense.
Lorsqu'elle est partie tôt le matin, lorsque c'est moi qui part à l'aube, il m'arrive de prendre le flacon, qu'elle cache avec d'autres petites choses qui me sont interdites. Plutôt que le gel de mâle vivifiant, je me lave alors la bite avec son savon. Je m'en met plein les mains. Je garde ce parfum sur mes mains longtemps.
Il m'est arrivé une fois, deux fois... tant de fois, lorsque j'étais en déplacement dans une ville lointaine, de cherche comme un désespéré, comme un fou, comme un junky, le flacon de savon liquide. D'affoler les vendeuses, de refuser les marques prestigieuses qu'elle utilise aussi, de courir les pharmacies, les drugstores, les supermarchés, de supplier, d'acheter toutes les marques de gels. De les ouvrir dans la chambre, d'enrager de ne pas retrouver le parfum à la fois bon marché et si délicat. De pleurer comme un gosse.
Depuis, je lui a volé, puis j'ai soudoyé le pharmacien pour qu'il me mette de coté une réserve de mini flacons de voyage, du même savon. J'en emporte toujours dans ma trousse de toilette avec le gel vetiver, le rasoir…
Parfois une amante trouvée dans un bar, dans un train, un avion, au cours d'un cocktail, découvre le gel parmi mes affaires dans la salle de bain de l'hôtel. Elle est ravie et l'utilise aussi. Si elle savait comme j'ai envie de la chasser, nue, toute mouillée, dans le couloir. Et de balancer ses vêtements par la fenêtre.
Mais je suis bien élevé. Je la raccompagne gentiment jusqu'à l'ascenseur. Je reprend le flacon, me place sous la douche et je me branle avec le gel, longuement. Il m'arrive alors de la voir, elle, à travers la buée, sur le miroir embrumé, voir sa silhouette qui m'observe en se cachant, appuyée au chambranle de la porte.
B
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Petite Fr@nçaise
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lundi 21 juillet 2008
L'Etang de la Minière - Sans dessus dessous

Ils se sont glissés dans une des alcôves du pub ; il n’est pas encore assez tard pour partir ont-ils convenus. Maudites longues journées d’été a-t-elle pensé, impatiente.
Pourquoi donc lui a-t-elle donné rendez-vous si tard ? Elle est en colère contre elle-même, oubliant qu’elle a pris le temps de se faire belle, nette et douce pour lui toute la journée, qu’elle a couru d’un rendez-vous à l’autre pour s’occuper l’esprit. Qu’à penser à ce soir, elle a eu chaud, puis froid. Qu'il lui a semblé que ses pas étaient légers et si rapides, et les files d'attentes si longues.
A peine la conversation entamée, il prétend qu’il a un cadeau pour elle, mais a-t-elle respecté ce qu’il lui a demandé ?
Le rouge aux joues, elle a plissé ses yeux rieurs. Il a adoré. Elle d’abord si hautaine, si distante, comme d’habitude si timide les premiers instants, vient d’abolir le temps et l’espace d'un plissement de ses yeux verts qu'il redécouvre, dans lesquels il plonge encore et encore.
Pourtant il y a encore la table entre eux. Il se penche, passe les bras sous la table, et demande s’il peut…
Elle refuse de répondre. Coquine, elle serre les lèvres avant, légèrement, de les humidifier du bout de la langue, elle se mordille un peu la lèvre inférieur mais son demi-sourire maintenant espiègle en dit long.
Il regarde autour d’eux et finalement, il n’ose pas.
La conversation s’allonge de silences, banales retrouvailles de deux amants qui ne peuvent s’afficher dans ce lieu où on les connait l’un et l’autre.
Et puis il se décide, il ne peut tenir, il lui tend son cadeau. Elle lui jette un regard étonnée, saisisant l’informe chose en tissus de coton qu’il vient de glisser dans sa main . « Tu aimes les jeans à même la peau, n’est-ce pas. Alors je l’ai retiré pour toi. »
Lui si élégant, si soigné. Un flot d'émotions la fait tressaillir.
Elle change de conversation, vite. Enfoui l'objet dans son sac au côté de l'autre plus fin, de soie et dentelle. Alors que le sang pulse dans son cou et que la chaleur darde ses seins.
Il est temps. Le crépuscule tombe. Ils ont trop retardé le moment, ils partent. Elle marche et le vent passe sous sa longue jupe, divin souffle de fraîcheur sur la peau nue et chaude.
Lorsqu’il a ouvert la porte du coupé, elle a cru que sa main allait… mais non, il s’est juste un peu incliné galamment.
Assis à son tour, il n’a rien dit pendant un long moment. Puis il a saisit sa main qui s'attardait sur le col de sa chemise, tenant de caresser sa nuque, pour la poser sur sa ceinture. Elle a repensé au cadeau. Son vagin s’est mis à bouillonner. Elle a eut un petit rire carnassier.
Ils ont échangé un regard alors qu'elle se laissait un peu glisser en faisant crisser le siège de cuir. A un feu rouge, n’y tenant plus, il a soulevé d’une main la longue jupe tandis que de l’autre, il est parti explorer. Sans gêne, elle a écarté les cuisses et soulevé un peu ses reins.
Hummmm –a-t-il fait. Il a repris le volant, fait un petit écart. Puis à voix basse et voilée :
« Merci. »
« Merci pour quoi ? »
« Merci de tenir ta parole, merci de m’inviter ainsi dans ton intimité. Merci d’être joueuse et d'être toi».
Elle a souri, retirant un à un les boutons de la braguette.
« Combien de kilomètres encore ? »
« Une dizaine ... mais j’ai découvert un joli endroit, quoiqu’il fait bien sombre à présent pour profiter de... Enfin c’est isolé, et ... l’on pourrait... peut-être... s’y arrêter ?»
Elle ne répond pas, trop occupée.
***
Il y a sur une route de banlieue, à une vingtaine de minutes de Paris, un lieu appelé Etang de la Minière, bien sombre et isolé, pour les amants impatients.
B
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mardi 15 juillet 2008
Secrets

J’ai promis un secret, ou deux…
Donc voilà, je me dévoile un peu. Qui suis-je ?
Une grande fille simple, caline, qui dort nue, même si son corps n’a pas la plastique stéréotypée des sylphides en vogue (et dans Vogue).
Une mère de deux grand garçons qui lorsqu’elle est tristoune lui danse un hakka qui la fait pleurer de rire et rougir de fierté.
Une femme, coquine lectrice regardeuse sinon voyeuse, que vos photos et vos récits, Messieurs et Dames, émeuvent plus que de raison, exploratrice du plaisir masculin, parfois voyageuse aventureuse des plaisirs, en attente confiante des hasards qui lui donneront un compagnon de voyage.
Une conteuse qui, louve assoiffée, traverse une plaine aride…
B
http://www.youtube.com/watch?v=AjVH7NcaHJQ
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vendredi 20 juin 2008
Qui ...
...
mais qui êtes-vous ? Je suis en train de mettre à jour et je vois deux connexions, depuis un petit moment déjà.
Lecteur, lectrice... qui es-tu ?
Cela m'intrigue tant. Ne sois pas timide... confies-moi un secret. J'en livrerai un en retour.
B
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Libellés : Réelle
mardi 17 juin 2008
Le dandy
Il porte le vêtement noir, certainement avec élégance, mais si commun à ses semblables car symbole de … mais chut… n’en disons pas trop pour préserver son anonymat.
Elles, les connaisseuses, les regardeuses, savent bien qu’il est différent. L’indice ne leur échappe pas lorsqu’elles le croisent dans les palais, sous les dorures, les boiseries brunes, les peintures grandioses ou accablantes de mièvreries, les scuptures énigmatiques, marchant à grandes enjambées ou devisant en toute confraternité avec ces adversaires avant les duels sanguinaires ou courtois.
L’une d’elles un jour, oui, ça pourrait être moi, l’attirera dans un escalier de marbre oublié, un entresol obscur, un recoin poussiéreux.
Là, épicurienne courbant l’échine d’un mouvement souple, rassemblant ses cheveux pour lui laisser voir sa nuque et son visage, à genou, de la pointe de la langue, elle suivra les piqûres courbes ou décalées du cuir fauve qui lui chausse les pieds.
Puis elle s’enfuira, sans un mot, sans un regard.
Laissant le dandy comme un pantin désarticulé, manipulé.
Enfin peut-être pas...
nb : je ne fréquente plus jamais ces forums-là; d'autres palais désormais m'attirent …
B
ps : je serai en voyage pendant quelques jours... donc pas de visites ici ou là, même si vous lire me manque beaucoup.
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Libellés : Initiation, Réelle
vendredi 13 juin 2008
Devotion - Where I answer like a bitch !
Discover Enigma!
Déclaration au creux de l’oreille.
Je souhaiterais nous offrir des sensations étranges et contrastées.
De mes mains :
Lancer sur la platine Enigma pour donner une cadence luxurieuse à ce moment.
Nous envelopper d’un nuage d’une senteur poivrée et sylvestre créé par des caresses rythmées, pour rendre ton corps lourd afin que tu en ressentes chaque plein et chaque creux comme imprimés sur le sable tiède d’une plage à l’écart des bruits du monde.
Agacer ta bouche par le roulement d’une petite boule piquante et granuleuse, délicate sculpture dressée d’une mandragore qui s’enfouit à l’orée d’un buisson ardant, pour attiser ta gourmandise.
Et enfin épuisés, nous abreuver d’une liqueur crémeuse et glacée dont la saveur te rappellerait les froids du grand nord.
Il l’interroge du regard, un peu effaré.
Elle lui répond d’une voix moqueuse.
En bref, te faire un massage relaxant aux huiles essentielles de pin, puis torturer ta langue en la frottant de gingembre confi avant d’éteindre ce feu par un dessert lacté très frais au sirop d’érable.
Il rétorque :
La gourmandise est un péché capital !
Pécheresse, moi ? Oh non ! Dit-elle en baissant les yeux avec humilité.
Dévote simplement.
B
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samedi 7 juin 2008
Gourmande
Soudain, un désir fou, une pulsion, il l'appelle. il lui pose un ultimatatum.
Ce soir.
Il veut que ça soit ce soir. Si elle n'accepte pas, tant pis. Mais il est au marché, il fait quelques emplettes. Il lui dit tout ce qu'il fait, les délices qu'il choisit. Pour elle, pour eux. Ca suffit de ces correspondances, de ces longues conversations au téléphone. Assez de se contenter des textes où elle se revèle et qui le font bander.
Mais elle se dérobe. Elle avoue sa timidité. Sa pudeur.
Parce que ce sont ces derniers jours à Paris, il en a envie. Il la veut.
Que risquent-ils en fait ? Au pire, une agréable conversation, au mieux une soirée délicieuse.
Elle était très réticente. Elle avait posé ces exigences, des indications bien précises. Elle a peur de son regard.
Un bandeau.
Accepter son rituel à elle, accepter de se laisser guider. Et de satisfaire sa gourmandise en premier. Sa faim de lui, de goûter sa jouissance, de le faire jouir dans sa bouche.
Il a accepté.
Il lui envoie un sms avec l'adresse et ces quelques mots "tu peux annuler à tout moment". Mais il est si charmant...
Elle est perdu dans la banlieue, il la guide au téléphone. Au dernier moment, soudain elle a encore une peur. "Est-ce que tu as prévu des...." elle hésite à dire le mot. Il la rassure. Ca y est. Elle est devant la maison.
Il attend derrière la porte. Elle a le coeur qui bat fort. Cela sera la seule fois. Il faudra que cela soit unique, intense.
Ils hésitent, se murmurent un bonsoir. Elle lui prend la joue, l'embrasse doucement. Il pose ses mains sur elle, sur son visage qu'il découvre du bout des doigts, sur ses épaules, ses seins, ses hanches... Il la capture déjà, mais elle s'écarte. Ce n'est pas ce qui était convenu ! il devait se laisser guider.
Tremblante, craintive, elle explore du regard la grande pièce inconnue.
Sur le sol, une couette, un oreiller devant un feu de cheminée, des bougies.
Comme il lui a décrit au téléphone le matin, de fins copeaux de jambon corse sec et poivré, dés de salers, framboises, petits grains de raisin, Gamay et chocolat extra bitter coupés grossièrement. Disposés harmonieusement sur une table basse.
Surprise par tant d'attentions et empressée, elle l'a sollicité immédiatement, le conduisant au canapé, s'agenouillant entre ses jambes.
Parce qu'elle est si timide, elle ose au-delà, immédiatement.
Sinon, ça ne sera jamais. Elle ouvre la chemise, mais ne perd pas de temps. Déjà la ceinture, le jean. Il se soulève un peu, elle fait glisser les vêtements vers le sol.
Alors doucement, puis goulûment...
Une fois enfin abreuvée et lui ravi, elle lui enlève le bandeau. Ils se redécouvrent. Des yeux et des lèvres.
Petite dînette, à la chaleur du feu.
Lorsque, les lèvres agacées par le poivre, elle a disposé chocolat et framboises entre ses seins, il a compris vite et s'est empressé. Allant de monts en vallée.
Puis il s'est appliqué à faire partager afin d'apaiser le feu de sa bouche, le goût framboises écrasées-chocolat-...
Elle a alors cédé à l'attrait du feu, rampant à quatre pattes, offrant son visage, sa gorge à la chaleur de la flamme, tandis que derrière elle, il se concentrait sur un autre incendie qui couvait.
Il a eu des mots doux et puis des mots crus. "Ta chatte est aussi bonne que ta bouche"
Elle a semblé soudain ailleurs… perturbée. Ils se sont éloignés.
Puis ils sont revenus l'un vers l'autre, l'un à l'autre. Elle s'est montrée, exposée, de sa main faisant renaître le feu. Il a choisi de l'accompagner, de lui donner ses propres doigts.
Surpris par la folle moiteur, la béance, il accepté de la remplir pleinement de sa main.
Il a senti sa langue explorer des territoires que d'aucun s'interdise d'explorer.
Lorsqu'elle l'a exigé, à nouveau, il s'est encore offert à sa vue, à sa bouche ouverte, à sa langue tendue.
L'encourageant à poursuivre sa propre caresse, l'exigeant à son tour, il s'est branlé pour elle, sur sa bouche, enfin, encore. Sous les lueurs du feu rougeoyant.
Lorsqu'il a poussé le feulement ultime, lorsqu'il a giclé sur son visage, elle a ri de plaisir.
Elle : J'adore ton goût ! Excellent !
Lui : C'est vrai que tu es gourmande !!!
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vendredi 30 mai 2008
Une blonde, rue de Presbourg
...
Je me hâte lentement lorsque je l’aperçois. Elle vient vers moi, une blonde élancée en grande conversation avec un homme un peu quelconque.
Elle porte une robe de lin blanc froissé sous une petite veste chocolat ajustée mais largement ouverte. Les plis de la robe révèlent des lignes en triangle, des arcs, bien mieux qu’ils ne les cachent.
Un escarpin pointu de couleur marron assorti dénude son talon, sa cheville fine et bande son mollet.
Délicate vision.
Je ralentis le pas pour mieux regarder sans remarquer les grosses gouttes qui s’écrasent sur le bitume.
La blonde au contraire accélère le sien et son pas s’allongeant, la robe étroite remonte haut sur ses cuisses fuselées.
Troublante vision dont je profite encore quelques instants fugaces avant de courir m’abriter de l’orage, la tête pleine de pensées frivoles.
Certains disent que ce quartier est vulgaire et sans intérêt. Ils ne savent pas vraiment regarder et profiter.
Hier, j’ai vu une jolie blonde portant une robe de lin blanc, rue de Presbourg.
B
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mercredi 30 avril 2008
Frottements oniriques...

Certaines nuits…
Les seins pressés contre son dos, le ventre dans le creux de ses reins, mes cuisses collées aux siennes, nos joues reposant sur notre avant bras, il serre ma main dans la sienne.
En toute innocence, je glisse mon autre main sur son ventre, la pose sur sa douce toison.
Ingénu, mon petit doigt effleure la base de son membre au repos.
Toucher léger dans la somnolence.
Crescendo, une pulsation naît.
Un doigt, puis deux, puis trois en pause lascive, mutine je retiens tout mouvement.
Alors sa main couvre ma main, encourage le rythme.
Des gémissements répondent à mes murmures.
Eclaboussure naissante des premiers spasmes. Gourmandise que je lèche avant de l’envahir.
Mes doigts délaissent les siens qui s’obstinent.
Langue qui suit le sillon de son dos, dépasse ses reins. Je rampe pour m’égarer dans un autre sillon, pointe joueuse, papilles langoureuses pour ouvrir le chemin à mes doigts conquérants.
Et du majeur et de l’index de l’autre main qui s’est échappée de son étreinte, cette fois je force aussi sa bouche à lécher au rythme des sursauts de ses reins.
Et je reviens explorer d’autres aires, celles sensibles des mamelons désormais érigés.
Des grognements répondent à mes morsures.
Sous mes doigts, sous les siens, affranchis de toutes craintes et pudeurs, le plaisir....
***
Certaines nuits…
Son torse plaqué contre mes épaules, son ventre collé à mes rondeurs, ses cuisses emprisonnant les miennes, nos joues reposant sur notre avant bras, il serre ma main dans la sienne.
En toute tendresse, il glisse sa main sur mon ventre, empaume le mont bombé presque dénudé.
Canaille, son majeur se glisse dans la tiédeur.
Toucher léger. Crescendo, une pulsation naît.
Un doigt, puis deux en pause, malicieux il retient tout mouvement.
Alors ma main couvre sa main, fait pression.
Des plaintes répondent à ses chuchotements.
Moiteur naissante des premières vagues. Gourmandise dont il se délecte avant de m’envahir.
Ses doigts délaissent les miens qui s’obstinent.
Bouche qui embrasse les courbes, jusqu’à se perdre dans un autre sillon, pointe joueuse, papilles langoureuses qui viennent boire à la fontaine tandis que ses doigts étalent la liqueur.
Envahissant toutes les grottes, ses doits marquent le rythme.
Et du majeur et de l’index de l’autre main il comble aussi l’interstice de ma bouche qui se défend de crier.
Et sa bouche revient mordiller des mamelons gorgés.
Des rugissements répondent à ses morsures.
Sous mes doigts, sous les siens, affranchis de toutes craintes et pudeurs, le plaisir…
***
Certaines nuits, je fais un rêve [étrange et pénétrant… tsss !]* après avoir lu le blog Langue Sauce Piquante des correcteurs du Monde (ainsi que les commentaires), qui au détour d’un mot ancien, « fricarelle », et de ses racines latines (frictus) ou grecques, nous entretient d’anciennes sorcières aux mœurs délicates mais qui m’inspirent d’autres rêves de frottements… A lire absolument !
* Facile, facile !
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lundi 21 avril 2008
Proposition indécente
Préambule :
Scribitur ad narrandum non ad probatum
Je suis une conteuse. J’aime raconter des histoires (dans le bons sens du terme évidemment, je déteste le mensonge).
J’aime que l’on prenne plaisir à les lire. J’aime donner ces plaisirs.
Je n’ai aucune ambition littéraire, je n’ai rien à prouver, rien à justifier.
J’écris. Je vis. Deux facettes différentes, complémentaires. Les émotions, les sensations de l'écritures se suffisente à elles-mêmes. Vivre c'est encore autre chose.
Question de volonté, de générosité, de partage.
En fait, la plupart de ces histoires ont été écrites pour un seul homme, que j’aime et qui m’aime. Amour clandestin. Amour impossible.
Amour pour un homme qui a su délier mon écriture.
Amour pour une femme qui a su le faire rire de ses démons.
Amour ? Il y a tant de définitions à l’amour.
---
Cher V.
Ces prochaines lignes ne s’adressent qu’à vous. Et je me vois contrainte bien malgré moi de les publier ici, sans pudeur, à la vue de tous.
Quelle ironie ! La technologie nous a fait nous croiser. Elle nous sépare. Les chances que nous nous soyons trouvés ce soir-là étaient infimes, je n’aurais jamais dû avoir accès à ma messagerie, je déteste le tchat... vous étiez sans cesse déconnecté.
Oui, je cherche depuis quelque temps un (regard) objectif. J’en ai parlé ici ou là. Faire des photos de charme (ou de cul... n'ayons pas peur des mots) pour dévoiler l'apparence. Jouer la transparence.
Nous avons convenus qu’il s’agit d’un vrai travail, qui ne peut se faire que s’il y a complicité et projet commun, une chose (presque) sérieuse en dehors du jeu.
Mais nous avions aussi l’un et l’autre envie d’un autre jeu. Envie de bâtir une bulle, éphémère. Moment festif et jouissif. Une bulle de savon aussi légère que colorée. Une bulle en dehors du temps.
Je ne peux pas recevoir de sms, mon opérateur ne sait pas pourquoi. J'enrage.
Je n’ai pas accès facilement à mes messages électroniques perso.
Malchance ? peut-être pas… Peut-être que je ne fais pas l’effort parce que je veux vivre plutôt qu’écrire. (cf mon préambule)
Il me reste ce blog que vous allez consulter, alors je me dévoile sans pudeur dans ce petit texte.
Alors je vous fais cette proposition indécente sous forme d'un petit texte... il est transparent.
---
Dans quelques instants, vous ouvrirez la porte du studio. Si j’étais un homme, je vous dirais que je bande, là à cet instant très précis. Et je pense que vous aussi. Car peu importe qui nous somme et ce que nous sommes, nous l'avons décidé. Je ne vous ai menti sur rien. Vous savez à quoi vous en tenir.
Conformément à ce que je demande, vous vous reculerez pour me laisser entrer, vous me tournerez le dos. Je vous laisserai le temps de vous asseoir sur la chaise que vous avez préparée et mettrai ma main sur votre épaule nue. Je croiserai un bandeau sur vos yeux, le nouerai en arrière. Nous n'aurons pas vu nos visages. Mais je connais déjà un peu le votre.
Il me faudra quelques instants avant de poursuivre. Me rendre familière du lieu. Trouver les deux verres et la bouteille d’eau disposés à ma demande encore, peut-être aussi quelques-uns de vos jouets. Pour plus tard.
Je reviendrai vers vous pour saisir vos mains afin de vous laisser explorer mon visage. Je poserai un pied sur votre cuisse pour vous laisser saisir ma cheville. Je vous laisserai choisir de toucher une troisième partie de moi. Me toucher en trois points.
Rituel imposé. Le mien. L’acceptez-vous ? Devant cette porte inconnue, je sais déjà que oui. Et cela me fait frémir.
Après ? Nous verrons bien si la bulle que nous souhaitons bâtir l'un et l'autre se referme sur nous. Et quelles en sont ses couleurs.
Je n'ai aucune chance de lire les commentaire de ce blog avant demain après midi...
mais vous, vous pouvez me téléphoner !
B
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mercredi 9 avril 2008
Mots crus
Des mots crus.
Des mots sans retenue.
Je ne sais pas dire les mots paillards sans rougir ou alors d’une voix qui fait frémir.
Je ne sais pas les écrire sur commande.
Vous voulez être surpris ? Essayons !
---
Au miroir, je fais la moue, lèvres bouffies de ses baisers gourmands.
J’attends la bonne température pour me glisser sous le jet de la douche.
Encore un peu.
L’odeur de son foutre sur mes seins, l’odeur de nous… je veux la garder encore un instant.
Il me saisit les cheveux à pleine poignée, frotte son ventre, sa queue contre mes reins. Bien mollassonne désormais.
D’une voix gouailleuse, jouant de nos reflets dans le miroir pour capter mon regard « Com’ ty es belle après avoir baisé ! »
Sa main part explorer, me morpionne le minou.
« Tout le monde n’a pas eu son comptant… il me semble »
Mais je le repousse vers la douche. J’ai envie d’autre chose.
Je laisse le jet couler, nous envelopper. Je prends ces joues dans mes mains, je le force à se mettre à genoux.
Mon regard se fait pervers et intense. Il frémit. Il comprend et attend. Je laisse mon corps se détendre.
Et délicatement, je l’arrose d’un jet doré.
Et sa virilité retrouve toute sa vigueur.
---
Vous voyez bien... je ne sais pas écrire cru.
B
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vendredi 4 avril 2008
Monde flottant
Je vous livre ce soir un texte long. Datant du 5/11/2007, quand je n'avais pas encore de blog. Je l'ai écrit pour quelqu'un qui vit loin dans un pays qui m'est particulièrement cher. Mais lui vit au Québec alors que j'aime la côte ouest, le Pacifique...
Ce texte est inspiré un peu de lui, des quelques éléments de sa vie mouvementée qu'il a pu me confier, mais surtout d'un court épisode d'un roman de D Payne (le Phare du monde flottant). J'ai digressé sur le texte en y mélant un élément plus autobiographique, puisque j'ai aussi vécu sur la côte est, à New York, pris des bains de soleil sur une plage isolée du Maine. Et fait des rencontres. Bref, le vrai et le faux se mèlent.
J'espère que vous prendrez plaisir à le lire, même s'il est parfois un peu touffus, et malgré les fautes, les maladresses. Prenez vos précautions, une 'tite coupette ou une bière pour savourer... mettez une musique 80-90s un peu punk ou ... en fait j'en sais rien ! Profitez de ce texte pleinement.
----
Ma vie je l'ai faite seul, je suis parti de chez moi, d'un nid douillet, d'un avenir tout tracé. J'avais envie de connaître des odeurs, des saveurs, des visages, des pays. De m'en gaver…
Après quelques temps d'errance, j'ai atterri à Oyster Bay, je voulais embaucher comme marin sur un chalutier. Le patron a refusé, vu mon gabarit, à côté de ses hommes, j'étais une fillette.
J'ai insisté, il m'a dit que si j'arrivais à pelleter le tas de glace pilée déversé sur le pont vers la cale, il me prenait à l'essai. J'ai regardé le tas de neige, attrapé la pelle. Moi pelleter de la neige, je connais. Je suis Canadien.
Mais neige et glace pilée, c'est pas pareil. En 10 mn, j'avais les mains en sang. J'ai pris mon écharpe, je l'ai entortillée autour de mes mains pour les protéger un peu et j'ai continué. Les mains, les avant-bras, les épaules, le dos, les jambes. J'avais tellement mal au bout de deux heures mais j'étais tellement bien, hors de moi. Un des gars est venu me donner un coup de main. Le patron m'a embauché.
À la fin de la journée, le gars m'a pris à part, a regardé mes mains, me les a fait tendre au dessus de l'eau et m'a versé dessus de la javel pure. "Mon gars, y a pas mieux pour nettoyer ça." Je suis parti plus haut que si j'avais pris 3 pilules étoilées en même temps.
On faisait des campagnes de 5, 10, 15 jours. Je débarquais, j'avais un peu le vertige. Je tanguais vers le premier bar à putes. Je buvais une bière pour me remplir l'estomac et je trouvais une pute qui acceptait pour quelques dollars de me sucer à fond. Souvent, elle m'offrait de passer la nuit avec elle.
Je sais pas pourquoi.
Deux mois après, il y a un grand type blond, un américain taillé à la serpe, le visage d'un ange, qui a débarqué. Il s'est présenté comme anthropologue, venant étudier les gens d'Oyster Bay. Un anthropologue, je voyais ça dans la jungle de Bornéo, sur les rives du Zambèze, éventuellement les cocktails parisiens. Pas dans le trou du cul du monde d'Oyster Bay.
Même test de passage. Il a pelleté le tas, je l'ai aidé, lui ai arrosé les mains, il a manqué s'évanouir. A bien le regarder dans les yeux, il avait tout autant la rage que moi.
On est devenu copains de bar à putes, et de motel glauque. On levait de la pétasse, on prenait une chambre crasse. Je le regardais baiser, entre les jambes des noires, sur le gros cul des petites américaines. Même mépris partagé. Je voyais ses muscles, sa puissance. J'étais lui. Il me regardait, il était moi.
Une fois, en mer l'océan s'est déchaîné. On a eu peur. Quand on n'était pas de quart, on dormait dans le quartier chacun sur sa couchette. On se tenait les cotes le ventre vide, de la gerbe à la gueule.
Le cuistot, un gros lard, s'était pas levé depuis deux jours. Il pissait dans un bocal à cornichon. On voyait le bocal rempli de pisse jaunâtre aller de droite à gauche, l'odeur mêlé à celle du fuel et du poiscaille, ça me faisait partir loin.
Je regardais mon chum sur l'autre couchette. Je voyais ses hanches bouger, je me retournais contre le mur, je repartais dans les bars à putes, et je me jutais dessus comme un chien.
Quand la tempête a faibli, on s'est réfugié dans un port qu'on connaissait mal. Les gars sont partis dormir à terre, mais nous on a voulu rester surveiller le chalut.
J'ai fait chauffer une grande bassine d'eau, me suis mis à poil. Me suis gratté la couenne comme un fou. Il a fait pareil. Il était aussi englué que moi.
On rigolait en se bousculant de l'épaule.
On a remis un jean propre, pris une bière, on pouvait pas dormir enfermés. Allongés sur le pont, sur les filets. On regardait les étoiles. Je sais pas lequel le premier a sorti sa bite. On comptait les étoiles, chacun dans notre enfer. Au bout d'un moment, il m'a tourné le dos, a eu deux trois hoquets puis s'est mis à ronfler.
Moi, je suis reparti dans mon enfer, moitié endormi. Je baisais le cul bien ferme d'une noire magnifique, juste en me frottant sur sa raie. J'esseyais d'y mettre un doigt, j'y arrivais pas.
Puis de l'entendre protester avec une voix de basse, ça m'a réveillé. J'étais en train peloter mon chum, il avait le cul tendu vers moi endormi, il se frottait contre ma queue.
Le jean lui descendait au milieu du cul. J'ai tiré le jean et je l'ai enfilé.
Son cul plein de poil soyeux ça m'a surpris. Il s'est un peu relevé. Alors je lui ai dit des mots doux que j'aurais jamais dit à une femme. Il s'est laissé faire.
Le lendemain matin, on a entendu les gars revenir en nous réveillant. On s'est pas regardés, on s'est rajustés vite fait.
On a repris la mer. Quand on a débarqué à nouveau, mêmes virées dans les bars, ou les troquets minables, les burgers… pour se lever de la pétasse.
En mer, quand on était de cale, il chargeait le poisson dans les cageots, je recouvrais de glace. Trois, quatre fois, je l'enfilais, ça durait pas longtemps il se branlait.
Et puis on se lavait la bite à la glace.
Un jour, nos pouffiasses s'étaient écroulées en un quart d'heure. Dans la salle de bain, il m'a alors fait une super branlette. Seul un mec sait faire ça. La nana de base, elle t'astique le poireau comme l'argenterie de sa mémé. Elle te malaxe les gosses, t'agace par en dessous, calice t'as envie de lui taper dessus. Lui il savait.
Mouvements des va et vient, petites griffures, un doigt pour agacer le frein, bien se malaxer le gland comme le sein d'une vierge. S'ouvrir le méat comme le bout de la langue d'une pute accomplie. J'ai giclé contre le mur, lui dans ma chemise.
Une autre fois, il y avait deux gothiques à la gare routière, une à gros cul, l'autre toute maigrelette. On a pris une chambre de motel. Les deux fofolles se sont d'abord broutées pendant qu'on se gavait de bière, assis chacun dans un fauteuil comme au ciné.
Puis je les ai remises face à face. Mon chum s'occupait des bouches, des seins, moi du reste. Bien calé face aux deux petits abricots qui se frottaient, je mettais les doigts, la langue, le nez partout. Il y avait de l'ouvrage à faire.
De temps en temps je levais le nez pour regarder le chum se faire la bouche de l'une ou l'autre. Celle du haut poussait de petits cris de cochonne, celle du bas miaulait comme un chaton. Je l'avais bien pincée pendant que je m'occupais de lécher le cul de l'autre quand celle-ci s'est mise à pousser des grognements de goret égorgé.
J'ai pris du recul, la miauleuse pinçait fort le clito de ma cochonne.
Ca m'a coupé l'envie.
J'ai été cherché une serviette éponge pour lui mettre dans la gorge, à la gorette. Quand je suis revenu, mon chum couché sur le dos avait empalé la cochonne, la miauleuse se tenait par derrière en l'embrassant à peine bouche. Je lui ai dit de la retourner pendant que je m'allongeait près de l'autre mais tête bêche . Je crois qu'en la reposant sur son pieu, elle a un peu changer la donne.
Ma miauleuse commençait à la claquer un peu partout, en se tortillant sur ma bite. Son petit derrière était bien peu habile. Quand je voulais y mettre les pouces, pas question. Je commençais à devenir méchant.
L'autre avait repris sa chanson.. A un moment, j'ai plus tenu. J'ai mis ma pétasse par terre, attrapé l'autre par les cheveux. Je les ai sorties dehors, mon chum avait ramassé leurs vêtements, les a balancés dans le couloir avec les sac éparpillés, a poussé le verrou.
Hey, merci, je crois que j'aurais pas tenu plus - qu'il m'a dit dans son bel anglais.
On a rempli le lavabo de foutre, de bière, de…
Un jour, le patron nous a remis nos cinquièmes de part en disant qu'il avait pas besoin de pd dans son équipage. Je crois bien que c'est le gros lard de cuisinier qui nous mâtait de sa cambuse qui nous a donnés. Nous, on a rigolé méchamment.
Un 'tite pause musicale ou on continue ?
On avait reçu notre part, pris une douche à la capitainerie puis avec le pick-up, on a roulé jusqu'au bout du bout d'un langue de terre plongeant dans l'océan.
Personne.
Deux packs de bière, un plaid à carreaux, un peu d'herbe. On voulait prendre l'air.
A peine arrivé sur la plage on s'est figé.
Il y avait deux sirènes allongées sur un grand drap. Une brune claire et une blonde, une vraie.
Seulement vêtues d'une paire de lunette chicos. Les jambes un peu relevées et écartées, elles prenaient le vent de l'océan dans la chatte.
A un moment, la brune s'est relevée pour passer de la crème à la blonde, elle nous a vus. A genoux, elle nous a fait un petit signe bonjour en couvrant un peu la blonde d'un t-shirt.
Mon chum était déjà parti droit vers elles. Aie aie, malgré sa bonne éducation, c'était pas un délicat.
Mais moi je voyais que les seins de la brune. Base large, aussi gros couchés qu'à genoux. Pas trop gros. Mais, mais …
Toute naturelle, elle nous fait les présentations, la voix d'une vrai stuck-up des beaux quartiers.
Ma tête s'est mise à carburer grave.
Toi, je vais te faire ramper pour que je te prenne par terre, par derrière dans la poussière. J'avais de la colère plein la tête à cette époque.
On commence à parler, assis chacun de part et d'autre. Elle disait toujours okay, okay… une vraie nigaude qui manquait de conversation.
A un moment j'ai eu une illumination
Hey, where are you from. ?
Paris, en France.
J'suis passé illico au français : et bien moi je suis de Montréal. On a éclaté de rire.
Pas étonnant que je comprenne rien à ce que tu dis !
Puis elle s'est levée.
Venez, on se baigne.
Elle a entraîné sa copine. Deux naïdes, deux corps d'amphore, le rêve de tout marin.
C'est trop froid, vous allez clamser !
Mais non, vous nous réchaufferez, qu'elle me répond en riant.
What did she say ?
Elle veux qu'on les réchauffe après !!
You bet !
Elles sont revenues bien vite, se sont enroulées toutes les deux dans le drap. On les a bien frictionnées mais la blonde n'était pas au mieux.
La brune était un peu inquiète : Vous avez une voiture, on devrait prendre quelque chose de chaud vite fait !
Moi je ricanais dans ma tête : Quelque chose de chaud et de bien crémeux je vais te servir, tu seras pas déçue!
En remontant vers le pick-up elle me retient un peu en arrière.
Je crois que ma copine aime bien ton pote. Ca t'ennuie pas ?
La voix de poufiasse qu'elle se forçait à prendre, un ton trop bas. J'étais tout content. Elle était parfaite pour le job.
Mais non, mais non que je lui réplique, les yeux au niveau des nichons.
Les deux blonds se mettent à l'arrière. Moi je ne lui dis pas un mot. Genre le type blasé, pas intéressé.
Mon chum était pas un tendre, la blonde se met à protester un peu.
Ma brune se met à genou, le tire par les cheveux.
She's a nice girl, be a nice boy. Otherwise ,I'll kick your hass out of the car and won't ask him to stop. Do you get me right ? (La voix dure d'un sergent de marine. J'étais encore plus content)
Et lêche lui gentiment les nichons, elle aime !
What did she say ?
Mais il est con ou quoi ?
Non, je crois qu'il va comprendre vite.
J'avais observé la chute de reins, j'étais descendu d'un étage vers l'enfer.
Mais plutôt que de se rasseoir, elle glisse entre le siège et le tableau de bord. Je l'observe du coin de l'œil, les jambes bien écartées, elle se cale, prend appui dans l'angle. La voiture fait un écart.….
Dis, c'est pas très confortable comme ça, et dangereux.
Je tapote le siège.
Non, j'aime bien, je te vois et je les surveille.
Je me tais. J'essaie de me concentrer sur la route. Quelle pute ! Je descend un étage plus bas.
Vraiment, t'es bizarre. Pourquoi tu te mets comme ça ?
Faut que je te fasse un croquis peut-être ?
Là, la voiture roule carrément sur le bas coté. Elle a un rire de triomphe puis s'assied tout contre la porte. Bon, d'accord. Merde ! Elle m'a piégé.
Je ne dis plus rien du tout jusqu'à l'arrivée en ville. Pas un mot, pas un coup d'œil.
Dis, faudrait peut-être plutôt qu'on se trouve un motel d'abord. J'ai plein de sable partout.
Envie d'accélérer tout droit. De taper un mur. Calme. En contrôle.
On se prend une chambre. Au moment de payer, elle sort plein de billets. Mon chum l'arrête. Elle refuse.
Mais non, c'est ma tournée !
What did she … ?
Je grince. Il est vraiment con parfois, lui !
On s'installe, deux grand lits. Nos deux blonds se pourlèchent. Je reste assis à coté d'elle sur l'autre lit. Elle se trémousse un peu.
Ben oui… le sable. Qu'elle aille se laver le cul, m'en fous !! Je suis parti dans mes délires.
Apparemment, elle aussi.
Dis -Voix langoureuse. Ça y est, je la vois venir- on devrait les laisser un peu. Ma copine a du mal à se détendre. On va dans l'escalier ?
Elle me prend par le bras doucement. C'est pas une lionne, c'est une chatte. On s'assoit cote à cote en haut des marches dehors.
Racontes un peu. Vous faites quoi ici ?
Je me mets à lui raconter n'importe quoi. Elle est attentive, mais elle rit souvent. C'est pas drôle pourtant. Dans ma tête, je suis de plus en plus clair.
Je sais qu'à un moment, je vais la prendre par les cheveux et lui fourrer le nez sur ma queue. Ou alors je la tape contre l'escalier et je lui ouvre la bouche de force en lui serrant les joues.
Et puis je la lui mets bien au fond.
Elle rit encore. Je me retourne, mauvais. C'est pas drôle ce que je te dis !
Mais elle m'affronte : Désolée, je ne peux pas contrôler. L'accent québécois, trop drôle, je ne peux pas !
Même pas un rire nerveux, une gêne, toute douce. Toute mignonne prise en faute. Je suis sur elle. Elle m'entoure de ses jambes, m'attire.
Venges toi ! Venges toi !
J'écarte ses jambes. Elle m'aura pas.
Je vais me relever en m'appuyant du genou sur son bas-ventre. Ça va crier fort.
Mais un mec me tire en arrière. Hey ! Allez dans votre chambre ! Rester pas dans les escaliers !
On s'enfuit en courant. Dans la chambre, les deux sont bien avancés. Elle est sur lui et cavalcade bien.
Ma brune se déshabille dans un seul mouvement. Faut dire qu'un jean, un débardeur… Elle m'entraîne vers le lit. Je suis toujours habillé. Elle dit un petit mot à sa copine qui docilement se décolle, se retourne, se remet en position pendant que l'autre la bécote.
Mon chum me dit de venir. Je me place tête bêche, la brune m'enjambe. Ça y est presque.
Elles sont l'une face à l'autre. Les mains de la brune sont des mains de fée. L'autre est pâmée. Mon chum doit la bouger lui-même.
Mais j'attends. Je vois les petits grains.
Je donnerais tout pour aller lécher le sel sur sa peau, et même le sable. Mais j'ai encore descendu un étage vers l'enfer. J'y suis presque.
Elle remue un peu sur mon jean. Puis me fait un petit signe.
Demandes-moi !
Ma voix est calme. Un moment, elle me regarde, mi boudeuse mi surprise, puis elle me murmure.
S'il-te-plait.
J'ouvre ma braguette.
Prends la toi-même !
Alors tout doucement elle s'enfile dessus. Me fait un truc... elle est moite et tellement chaude. Elle contracte les muscles de l'intérieur, sans presque bouger. Je bouge pas non plus. On dirait une élève appliquée. Elle a oublié sa copine.
C'est bon, car elle se lâche peu à peu, roule des hanches plutôt que d'aller et venir de haut en bas.
Je crispe les mains dans les draps. Je ne la toucherais pas. Mais la vue de ses fesses... Et de moi qui rentre devant.
Doucement. Je suis pas certain d'aller loin ainsi.
Mon chum lance une bordé d'injures. La blonde a eu un hoquet. Elle va gerber.
Ma brune s'arrache. La prend par le bras.
Bouges pas ! Et dis lui de se tenir. Qu'elle m'ordonne, en désignant mon pote.
T'es conne ! Va te trouver une autre chambre.
Elle jette la bonde et ses affaires dans le couloir.
What did she say ?
Elle nous regarde posément.
Je sais pas pour mon pote mais moi… avec ce regard si arrogant, je la battrai pire qu'un gars des gangs
M'énerve lui, il est vraiment con ! dit-elle en désignant mon pote.
Elle me fait signe de me soulever, me passe un oreiller sous les fesses. Se retourne vers lui.
Fuck me ! Tu comprends ça ?
Elle revient sur moi. M'ouvre la chemise, se love. se plante sur ma bite. Et elle attends.
Je suis très très loin. Faut surtout pas que je la touche sinon…
L'autre fait ce qu'il a affaire. Elle grimace quand même un peu. Se met à trembler, à gémir. Moi je suis concentré sur ma queue, je suis ma queue, je deviens ma bite. Et dans ma tête : bouges pas, bouges pas. Je ne veux pas que ça s'arrête, la pression de son con, de sa chair chaude qui me bouffe complétement et le va-et-vient de la queue de mon pote qui me caresse en lui bourrant son cul si délicat. Sa voix résonne toujours en moi : Bouges pas !
Mais le blond part en 5 minutes.
Elle rugit. Mais quel con !
Elle se met sur le dos, m'attire vers elle, en elle.
Moi je me répète toujours ses mots. Bouges pas - bouges pas.
Je me glisse, mais elle a perdu le rythme. Sa main part entre nous, se glisse, titille. Mais je sens que ça ne va pas.
Alors, je cède un peu. Je lui dis doucement : tu as mal ? On arrête ?
Ça la fouette : Sûrement pas!!!
Elle me fusille de ses yeux verts aux éclats de noisette. Elle attrape l'oreiller. Sous ses fesses. (C'est une manie ?) Je suis bien planté en elle et elle se caresse sur moi. Je suis son gode perso. De temps en temps, je peux pas m'empêcher de bouger un peu. Elle soupire d'aise. L'autre ronfle depuis longtemps.
J'attends. J'y suis presque et elle aussi. Mais il faut qu'elle demande. Elle change alors, remonte sa cheville sur mon épaule, force le mouvement, je suis mal à l'aise avec mon jean mais je commence à pilonner.
Et puis soudain, un inquiétude sur son visage, sa bouche tremble. Je vais triompher.
Est-ce que…
Oui ?
Est-ce que tu pourrais venir sur mon ventre ? On n'a pas de …
Mais bien sur !
Pire que ce que je croyais ! Encore mieux ! Je me branle sur elle et lui gicle partout. Elle n'a même pas joui.
Elle soupire tranquillement. Petit voix de chaton : Merci.
Ça me rend fou.
Je suis à ses pied, je la lèche partout, je lèche tout, mon foutre, celui de mon pote, son jus à elle. Putain, faut comprendre pourquoi j'aime l'odeur de la marée.
Mais dès que je pose ma langue sur son clito, elle a une décharge qui la décolle haut.
Et un jappement de louve.
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Au petit matin, on est pour partir. Mon pote regarde le lit. L'oreiller.
May be we should clean a…
Are you kidding ? Did you see the bathroom, so dirty ? On va leur faire honte.
Elle lui répond avec cette voix des nanas de l'hupper east side. Distinguée, sans accroc.
What did she…
Elle va le frapper mais se contente de sortir en disant de sa voix rauque, qui n'est que sa voix, pas une mascarade.
Traduis lui et ajoute qu'il peut aller se faire enculer, ça lui secouera le vide dans sa tête.
Je suis mort de rire.
Homme. Et libre, enfin.
"Quand ce qui est sorti de l'abîme sans fond
Rentre dans ses foyers."
Alfred Tennyson, Le passage de la barre"
Le phare du monde flottant. David Payne
Publié par
Petite Fr@nçaise
à
20:17
4
commentaires, Lis-moi du bout des doigts, lie-moi

