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jeudi 31 janvier 2008

Spanking Lady

Il y a quelques jours, dans mon petit carnet où je note, au hasard de mes promenades dans Paris, quelques mots pour ne pas oublier, j'avais repéré cette affiche collée sauvagement,
et puis oublié.

Je la retrouve chez Valmont (qui ne me lit plus ...).

Je ne suis pas certaine d'aller voir ce spectacle décalé. Mais j'aime bien l'image.

Les vidéos ? un peu vulgaires ... Ne serait-ce pas la rançon de la parité ? En tout cas, elle fouette !





http://effleurs-du-mal.blogspot.com/

http://www.secoussesinternes.com/

B

dimanche 27 janvier 2008

Pale, pink, link(s), pearly


A venir :

A special dedicace to Waid : Initiation...
Wait & see



Salon de la lingerie

Je ne fréquente pas ce genre de show, mais on m'adresse, en lien, le site de ce salon.

Dès la première page un petit sourire... regardez bien.

Cher L, vous parliez de vulgarisation de l'érotisme ?

En tout cas, cette photo le fait discrètement, juste assez.


Délicieux clin d'oeil ?
http://www.lingerie-paris.com/

Pearly : un petit poisson tout nacré, tout petit, tout mignon avec ces gros yeux. On le presse sur les côtés pour activer ...
Mais qu'est-ce donc ?

Une courte dédicace personnelle à celui/celle qui trouvera et m'imposera, en gage, trois mots à utiliser avec le petit poisson.






B

jeudi 24 janvier 2008

Demande

De sa voix grave, d'abord posée puis rapidement si fébrile, parfois moqueuse, parfois rieuse, puis peu à peu ramenée au calme par la mienne :

Madame, j'aimerais continuer cette conversation à genoux.

(...)




(C) Angelika Schreiber

Découvertes

Passant près du Louvre, un peu pressée, sans vraiment faire attention, mon oeil fut attirée, irresistiblement.





La Chute - Annick Bouvatier

Glissant alors le regard à l'intérieur, je vois d'autres choses. Ne pouvant résister, je sonne à la porte de la galerie.






Cintract

Voici le lien pour les oeuvres d'Annick Bouvatier, il y a d'autres jolis portraits... Les Copines, La Voyageuse.

http://www2.artclub.fr/artiste.php?p_zeroaction=peintres&p_id=926

B

mercredi 23 janvier 2008

Twilight - Antony and the Johnsons

Heath - When the swan Flies to heaven

Heath

Il avait pris un risque. Après une période de flottement, on lui a confié de nouveaux rôles. Ses choix étaient bons. La trop courte filmographie de cet acteur est remarquable.

Homme, instinctif et intense, il a donné corps à la joie pure de la complicité, à la douleur qui tord le ventre, au trouble et au doute, sans ambiguïté glauque. Il a su nous, oh pardon, il a su me donner le frisson de comprendre la pureté de l'amour dans un simple geste, si universel, de serrer une chemise et d'y retrouver le corps, l'essence de l'autre, oui l'Autre, cet être unique et singulier, avec qui, un instant ou à jamais, je ne souhaite que faire un, qu'il/elle soit moi et que je sois lui/elle.

Il entre dans la légende, comme quelques autres, léonide qui traversa un ciel où brillent des millers de diamants et dont l'éclat si éphémère restera une pure émotion, à la fois brulante et douce.

mardi 22 janvier 2008

Donna Hightower - Stormy Weather DonnaHightower

Nuit blanche. Après la tempête, soleil. Heureusement, j'ai des lunettes noires.

dimanche 20 janvier 2008

portishead - undenied

Pat - Merci


"Undenied"

Your softly spoken words
Release my whole desire
Undenied
Totally

And so bare is my heart, I can't hide
And so where does my heart, belong

Beneath your tender touch
My senses can't divide
Ohh so strong
My desire

For so bare is my heart, I can't hide
And so where does my heart, belong

Now that I've found you
And seen behind those eyes
How can I
Carry on

For so bare is my heart, I can't hide
And so where does my heart, belong

Belong
Belong
Belong


I was listening to old time musics, listening to depressing ones like "Roads", almost crying. I was feeling so old. That morning I saw white in my hair... and these old time songs made me feel so old and ugly.

But I am feeling so young in my heart. But I want to run in the streets and in the woods, I want to dance, I want to sing and laugh loudly. I want to scream loudly. Yes, I want to come loudly. I can't bear it anymore.

He came in the room, happy to hear familiar vintage songs. He looked at me in tears with surprise. I told him. He began to comfort me. He began to dance with me, that old slow and then this other one.

I felt better, I began wispering the lyrics. Softly and gently rolling my body.

Suddenly, I felt him shivering, I heard him sobbing. He looked at me with a strange dark eye, almost with anger. I looked back, surprised.

Then he said : You've never belonged to anyone and never will.

I answered : I know and I can't help it.

And I saw tears rolling.

He left the room asking in a prayer that I never ever dance a slow again with him.



I was alone again, left with the sole smell of Old Spice.

Then I smiled. I am not a goddess, just a lady sorceress... I'm not obliged to answer to prayers.

And I will dance, I will sing and laugh, loudly. And I will come, encore et encore.


And I will run naked in the woods.

Although, I might not in the streets. Unless I am given a horse. Or a few hundred ones. Anyone got a vintage Viper ?

And I smiled again. He does...

B

jeudi 17 janvier 2008

Le goût ... (suite)

Trop tard pour se battre ???

C'est bien mal me connaître.

Je m'empare du poignet et l'attire doucement à ma bouche, têtant avidement les doigts si habiles. Puis l'invite à venir goûter sur mes lèvres les saveurs suaves de salive et fluides mêlés.


La veste tombe, le pull passe au-dessus de sa tête. A mon tour d'empoigner la chevelure, de goûter à la peau dénudée du bout des lèvres tandis que je fait glisser le zip et que ce bruit si familier nous fait sourire, complices.

Mon sourire redouble lorsque je sens son désir perler tout autant que le mien sous mes doigts, puis sur ma langue.

Le frémissement puissant qui s'empare de son corps trahit sa faiblesse en écho à la mienne.

Le collier de petites perles abandonné plus tôt dans nos déshabillages vient taquiner mes chairs. Rires et suppliques sauvages s'entrechoquent.

Jeux de mains, jeux de langues, corps mêlés, tous les sens désormais éveillés, nous ne pouvons distinguer celui qui désormais l'emporte.

Dans la douce bataille pour savoir qui des deux jouera avec, le collier cède et il est rejeté au loin. Peu importe, pas besoin d'accessoire.

La peau si douce tendue et frémissante sous ma langue est un délice mais je vais en chercher d'autres, plus délicatement encore.

Les reins qui se soulèvent et s'arquent en offrande m'annoncent sa reddition.

Alors d'une petite tape, je calme la belle et me retourne vers son visage, l'enlace et revient prendre à pleine bouche la rondeur généreuse d'un de ses seins.


Car nous avons bien le temps, n'est-ce pas … l'hivers, la nuit est si longue. Et nous sommes si gourmandes.

B

Joueuse ? Vous en doutiez ?

mercredi 16 janvier 2008

Le toucher

Répondant à un portrait chinois, des cinq sens, j'ai choisi le toucher.
Projection ! Erreur … Malheur…

Le goût, bien évidemment. J'aurais dû choisir le goût.

Certes mes doigts parfois, souvent, se sont perdus délicieusement à explorer, à retrouver un grain de peau, un galbe ; à découvrir une toison. Et lorsque corps contre corps, chaque centimètre de peau se touchant…
Ou encore lorsque distant, joueur, de la seule extrémité de lui tendue, si sensible et délicate, il caresse les monts et les sillons… ce toucher là, quel délice !

Mais non… décidément, je me suis trompée. Le goût l'emporte. Je ne suis pas gourmande pour rien.

Alors pourquoi cette projection ? Ah oui… je sais. A cause de votre main.

Votre main ?

Mais si, voyons ! Vous connaissez si bien ma faiblesse...

Je suis désormais nue sous son emprise. Du bout des doigts, vous aviez effleuré ma nuque, avant d'y laisser passer un léger souffle. Irrésistiblement, ainsi vous avez vaincu presque toutes les peurs, toutes les pudeurs.

Les vêtements sont tombés dans un lent cérémonial de quelques instants. J'ai tenté mais gentiment vous avez repoussé ma caresse. Murmurant à l'oreille que vous étiez là pour moi. Pour l'instant. Vraiment j'avais sollicité cette main, votre main ? Et bien vous voilà, servile.

Doucement, de la nuque aux épaules, votre main gauche explore. Elle tremble un peu. Remonte sur la joue ronde puis se perd dans les boucles des cheveux. Elle les agrippe et lève mon regard vers vous. Ce regard qui déjà chavire et se voile.

Car la paume de votre main droite, elle aussi, tremble en effleurant un sein qui pointe et cela vous donne un petit sourire moqueur. Ainsi donc … déjà !

Votre main droite passe de l'une à l'autre des pointes, laissant juste le bout du majeur et de l'annulaire suivre le dessin de l'aréole, qui se tend encore davantage.

Mais vous savez mon impatience. Je vous attire vers le lit. Cela ne vous convient guère. Vous m'observez un instant, alanguie, une main tendue vers vous en invitation muette. Mais les genoux encore clos et relevés. En une ultime résistance. Ou une ultime maîtrise.

Alors vous décidez de vous asseoir et de continuer à explorer. Calmement. Après tout, vous savez que je n'aime guère trop de servilité. Et votre fébrilité doit être parfaitement maîtrisée.


Posée à plat entre les seins, vous la faite descendre, éprouvant la petite colline de côtes avant le léger creux puis à nouveau la rondeur, et vous suivez du pouce doucement les marques qui vous émeuvent tant.

Le sillon de l'aine à nouveau vous fait trembler. Car la peau dénudée vous surprend toujours. De plus en plus, le triangle se fait petit. Oui, j'ose.

Pour calmer ce tremblement, vous posez la main à plat. En attente. Me laissant décider du moment. Une de vos ruses machiavéliques.

Lorsque ma main se tend vers votre bas-ventre, certaine qu'ainsi vous ne pourrez résister longtemps, vous la repoussez avec douceur.

Alors tout autant par défi que par envie, j'écarte un genou et le repose. Haut.

Sans hésiter, deux doigts s'enfoncent alors profondément en moi d'un geste vif, tandis que soudain votre corps s'en levé et penché vers moi. Un genou creuse désormais le lit. Vous trouvez votre équilibre. Vos doigts bougent à peine, tournoyant légèrement, sentant les parois chaudes se contracter.

Le pouce fait une pression délicate sur chacune des grandes lèvres. Sans insister.

Je cherche vos yeux qui m'observent. Une plainte m'échappe. Cela relève votre regard vers moi.

Cette fois, vous ne souriez plus. Nous nous affrontons un instant. J'exige et pourtant je ne cède pas. Cela vous agace manifestement.

Alors, la retirant trempée, du côté de votre main tendue comment une lame, vous fendez cette intimité si rétive dans un lent va et vient, et vous savez déjà que vous triomphez lorsque cette pression sur le bouton de jade ainsi électrisé soulève mes reins et m'offre enfin.

Toujours à genou, la délicatesse vous revient. Vos doigts malaxent tendrement ma chatte désormais trempée et fiévreuse. Mon souffle se fait plus court et les petits halètements cèdent aux plaintes plus sourdes.

Ce toucher là est sans comparaison aucune. Vous le savez. Il vous faut juste attendre. Ne pas céder à mes suppliques, ne pas pénétrez de deux, trois doigts, ne pas aller au-delà. Ne pas faire jouer toute la main vigoureusement. Puis la retire imprégnée encore davantage, pour aller de deux doigts faire céder une autre pudeur, geste destiné à me rendre sauvage. Car du pouce d'un côté, du majeur et de l'annulaire de l'autre, vous pinceriez au travers de la fine paroi.

Mais non… une autre fois.

Même pas votre bouche, pour venir goûter. J'ai choisi le toucher, voilà mon erreur fatale. Cela vous amuse désormais. Car ce à quoi je pensais, vous le saviez parfaitement !

Alors, vous refusez toute autre caresse et vous exultez. Madame aime le toucher ? Madame aime aussi et surtout se toucher…

Oh ! Vos mots me choquent et je vous regarde, furieuse ! Comment osez-vous ?

Mais il est déjà trop tard, bien trop tard pour se battre…

---
Au fait, lisez bien… il y a une petite ambiguïté mutine dans ce texte. Saurez-vous la découvrir ?

mardi 15 janvier 2008

Du thé ?


Il fait un peu frais avec cette tempête. Du thé ?

Donc il nous faut :

Une théière - deux belles et grandes tasses
De l'eau à peine bouillante
Une cuillère de thé earl grey
Un citron
Du miel

Du miel ??? ah ouiiiiii. Du miel....




lundi 14 janvier 2008

Emmanuel Moire - La foule - live La Cigale Paris

(M'énerve You Tube et les codes ht machin-truc)

Concert a la Cigale Emmanuel Moire (voir le texte Shirts Off)

La foule

Shirts off - NYC


Le narrateur dans mes récits est souvent masculin. J'ignore pourquoi. Le savez-vous ?

Ted avait eu le même regard que lorsqu'il préparait une des chasses au trésor pour le dorm, à Cambridge. Ce regard seul l'avait décidé à l'accompagner. Le pourquoi du comment, peu lui importait. Il s'emm… franchement dans la Grosse Pomme depuis qu'il avait ce job de VP, alors qu'il avait à peine 30 ans.

Ils avaient reçu les instructions dans le Parc, au cours d'une franche partie de rigolade qui augurait bien de la suite. Entrée discrète dans le magasin chic pour hommes, par petit groupes. Ne pas se faire remarquer pour réussir la manif. Il surveillait l'heure en faisant semblant de s'intéresser aux chemises, aux costumes… A un moment, il avait perdu Ted de vue. Shit ! S'il se retrouvait seul à le faire, il aurait vraiment l'air d'un parfait idiot à montrer son torse nu.

Quoique, à la réflexion, il ne déparerait pas du tout parmi les photos de mecs dénudés que le magasin exposait sans vergogne.

D'ailleurs, il reconnaissait deux ou trois visages et un type se préparait déjà. Il fallait s'y mettre aussi. Se tournant vers les étagères où s'empilaient les chemises, il commença à déboutonner la sienne sous sa veste. En accrochant ses yeux distraitement à une main courte mais fine qui errait, caressant un fin tissus par ci, tirant sur une étiquette par là.

Avait-elle vu son mouvement ? La main se fige, il sent les yeux sur lui. Il se baisse vers elle. Et croise le regard intrigué, la bouche un peu ouverte, les narines pincées alors qu'il a déjà défait presque tous les boutons et que son torse apparaît. Elle se recule. Il glisse son regard vers le cou un peu rouge, le chemisier blanc nacré trop juste. Ses tempes se mettent à battre alors que, jusqu'ici, il contrôlait.

Son cellulaire vibre, c'est l'heure. Sans réfléchir, il ôte d'un coup le veston et la chemise. Torse nu.
Comme une vingtaine, une trentaine d'hommes alentour. Ils sont bientôt plus d'une centaine dans ce magasin de la 5ème Avenue.

Elle le regarde, effarée. Il sourit, un peu penaud. Mais elle a vu les autres alentours. Elle l'interroge de ses yeux verts, va pour parler ; il pose un doigt sur ses lèvres. Il se retourne un peu, pour l'instant rien ne se passe vraiment. Les autres font semblant de poursuivre leurs emplettes. Il y bien quelques cris offusqués, mais surtout des regards amusés, des rires. Une fête qui s'esquisse. Finalement tout cela est très bon enfant.

Elle cherche à voir aussi, le frôle. S'il se recule, il se dévoilera trop. Il ne veut pas bouger. Elle a un petit bruit de la langue, agacé.

Alentour la tension commence à monter. Il fait chaud. Petits mouvements de foule… ça fait quand même par mal de monde quasi à poil. Un joyeux délire se crée. Ca bouge, un peu plus fébrilement qu'en temps normal. Et dans un magasin... ça devient stressant rapidement. Ils sont bousculés, pressés l'un contre l'autre. Coincés entre les étagères. Ses cheveux soyeux caressent son épaule nue.

Et soudain, ils ne sont que deux. Elle et lui.

Car ce doux contact sur sa peau nue l'électrise. Elle a détourné son visage pour ne pas l'écraser contre lui. Mais il s'enivre de son parfum, un parfum de roses. Léger. Etranger. Elégant. Poussés l'un contre l'autre, elle vacille. Il l'enlace.

Le ventre rond se dérobe, elle essaie d'interposer sa main entre la peau nue et ses seins. Mais il la presse un peu plus que nécessaire. Car il a senti la main douce, trop douce. La pression légère, trop légère. Alors il pose ses deux mains sur l'étagère et la bloque dans le coin, à l'abri des regards, dans la pénombre rougeoyante.

Aussi solidement qu'enchaînée.

Elle ne peut s'échapper. Il donne un coup de hanches, sans brusquer, contre la rondeur du ventre. Elle glisse sans se dérober vraiment jusqu'à ce qu'il puisse faire pression de sa cuisse pour ouvrir les siennes. Il baisse la tête, pose ses lèvres sur le cou penché, la tête baissée. Irrésistiblement attiré.

Corps à corps. Fondu l'un à l'autre.

Elle a le nez dans son aisselle. Elle ne bouge plus. Il sent son souffle chaud. Et puis sa langue humide qui s'insinue dans le pli, entre le bras et le torse, d'une manière si sensuelle qu'il se sent réagir instantanément. Il s'écarte un peu. Il se sait indécent.

Mais elle a les yeux clos. Elle suit son mouvement et danse contre lui, en harmonie avec la musique de fond qui se déverse d'un haut-parleur au-dessus d'eux, totalement étrangère à ce qui se passe autour. Elle l'emporte dans le chaloupé de ses hanches.

Ils flottent. Quelques instants. Une éternité.

Il perçoit les mouvements autour d'eux mais ne veut pas lâcher prise. Car il sent son corps chaud écrasé contre le sien et parcouru de frissons. Une joie inconnue le transperce.

Alors il crispe enfin ses mains sur elle. Il mène la danse à son tour. Se met à chantonner contre son oreille. A la mordiller. Elle étouffe un cri, il sent la salive couler contre lui et ses dents lui mordre le bras. Ils partent soudain haut, ailleurs.

Mais elle se dérobe. Car autour, c'est la panique. Certaines vendeuses sont hystériques, ne savent comment faire avec ces clients nus. Les clientes aussi, mais toutes émoustillées, prennent des photos, tâtent et rient un peu trop fort. Ca piaillent de partout. Dans une douce farandole, les hommes torse nu parcourent les rayons, les escaliers. Et les vigiles se montrent moins aimables.

Alors elle se place devant lui comme si elle voulait le cacher. Elle le colle aux étagères d'un coup de rein. Il la saisit aux hanches, elle se penche ! Il perd pied, puis se reprend. Il ne va quand même pas… et pourtant il se sent sur le point de … Mais il n'a pas compris. Affolée, elle récupère juste sa veste et sa chemise qu'il a laissé tomber au sol.

Cette fois les vigiles se rapprochent dangereusement. Serrés, ils sont encore à l'abri. Ils tanguent. Il l'entoure de ses bras puissants.

Elle lui fait face à nouveau. Elle inspire, se presse contre lui. Collée de tout son corps, une main posée sur son torse nu. Il l'enlace encore, voit le visage illuminé enfin tendu vers lui, les lèvres souriantes entrouvertes sur lesquelles il se penche, lui rendant son sourire, transporté.

Il saisit la main qui lui tend les vêtements, leurs mains se joignent, se soudent l'une à l'autre. Enivrés, ils…

Et puis Ted qui lui gueule dessus. Et le vigile qui les bouscule. Qui l'attrape, elle, et l'enlève à lui brutalement. Il veut la saisir. Trop tard, ils sont deux, trois sur lui. Quelques instants de lutte. Ted qui calme le jeu. Le traîne hors de la mêlée. Il n'a pas été quater-back pour rien.
Et il est emporté au loin.

Une dernière fois, il l'aperçoit à travers la foule, elle tient sa chemise. Elle semble protester, sa voix se perd dans les cris, les rires. Le vigile lui arrache la chemise qu'elle tend en le désignant et la jette vers lui. Il l'attrape au vol. Un dernier regard, intense, brûlant. Un sourire, un mouvement des lèvres, un geste qu'elle fait en désignant son sein gauche. Il ne comprend pas. Il est forcé à rejoindre un groupe poussé sans ménagement vers l'escalier. Il veut se rebiffer, il enrage mais Ted l'en empêche.

Ils sont tous dehors. Les flics, la foule … Il la cherche. La douleur lui tord le ventre. Il passe sa veste à la hâte. Mais garde la chemise à la main. Ted l'entraîne. Il résiste un peu, traverse à grand pas parmi les voitures pour se poster sur le trottoir d'en face.

Il ne voit pas le petit rectangle de carton qui glisse de la poche de la chemise, volette, est finalement emporté au loin par le vent entre les voitures qui passent.

****

Une flash mob masculine a bien eu lieu à NYC dans un magasin chic. Pour les explications, des photos, voir ici :
http://www.improveverywhere.com/2007/10/17/no-shirts/



samedi 12 janvier 2008

Art contemporain



(c) Nina Esber 2006 - Deux fois deux


B

vendredi 11 janvier 2008

Addiction (8)



Youuuuuuu tooooooooube*


Le temps est gris, gris, gris... les petites vidéos, ça redonne de l'ambiance et ça réchauffe !

Voilà donc quelques liens :

Pour rire :
http://fr.youtube.com/watch?v=-I7tlNPS5s4

Par hasard ou presque, j'ai trouvé celle-ci, la parfaite antidote à ce temps gris sur Paris ! Et l'expression de mon courroux...
http://www.youtube.com/watch?v=Yd64jQCWmw8
Malheureusement, la note finale n'est pas tenue... dommage !

Deux petites illustrations...








[Pour la petite histoire, ma prof de musique en... 2nde (??? je ne sais plus très bien) avait monté un concert de toutes ses élèves avec ces chants qui, rappelons le, ont été écrits par des clercs paillards et autres moines défroqués. Je ne suis pas certaine qu'elle ait donné la traduction à la mère supérieure...]

Serais-je un petit peu monomaniaque en ce moment ? Oui... et en colère surtout ! Très en colère...

Ah j'oubliais... le petit message personnel : Cher C..., Je vous croyais bon. Je me suis trompée !
... cod per sortem sternit fortem mecum omnes plangite.

* celui qui ose prononcer un mot très très vulgaire, je le mets au piquet jusqu'à la fin de l'année... Oui ! je suis aussi vulgaire que ça pour certains mots. So what ?

B

jeudi 10 janvier 2008

O Furo


Récit écrit en hommage à un grand talent, un trésor vivant, qui vient de s'éteindre...

Trois semaines loin d'elle. Longues semaines, agitées, les fêtes, les embrassades, les amertumes. Et puis retour vers elle. Elle qui s'est trouvé un nouveau nom pour signer ses courriels.

"Mon ami, Vous m'avertissez que vous arriverez encore tard. Je serai là. Je vous attendrai. J'espère encore vous surprendre. Cette fois-ci, je serai maîtresse du jeu. Ombr'Elle".

L'appartement est silencieux et sombre. Une étrange odeur flotte dès l'entrée. Un peu trop suave à son goût. Une odeur de fleurs sucrées. Il jette ses affaires sur le sofa, se dirige à grands pas vers la chambre d'où sort une musique dissonante. Elle est là, penchée sur sa table de travail. Rien de bien particulier alentour. Elle n'est même pas habillée d'une des façons qu'il apprécie pour ces jeux là. Juste un kimono japonais de coton assez simple, tenu par une large ceinture de coton ordinaire. Il est déçu.

Il observe la pièce dépouillée. Juste une ombrelle de papier vient donner une touche de couleur, illuminée par quelques bougies diffusant cette odeur douçâtre et trop féminine qui l'a accueilli.

Elle le tient à distance du regard. L'absence a été longue. Elle ne fait pas de reproche. Juste un regard dur. Puis d'un ton ferme.

-Bonsoir. Voulez-vous bien vous déshabiller ?

Ce n'est pas une question. Il entre dans le jeu. Il y est déjà en fait depuis qu'il a pris le train. Imaginant... rêvant. A tel point qu'il a dû se plonger dans une lecture rébarbative. Sans succès. Il aime satisfaire ses caprices, enfin jusqu'à une certain point. Mais là, il se sent fautif. Il aurait pu… Il aurait dû… Elle va se venger. Il s'incline. Il baisse la tête. Lentement, car il se sait observé, jaugé. Il attend l'ordre qui va claquer, prélude à l'enfer.

Elle l'arrête avant qu'il ait le temps d'ôter boxer et chaussettes. Il se fige, elle tourne autour, tâte un muscle, pince un autre. Renifle sous l'aisselle en levant le bras. Il attend le bout de la langue mais elle fait une mine dégoutée ! Sans un mot, elle lui désigne la salle de bain. Qu'a-t-elle encore inventé ? Il se sent désormais ridicule ainsi. Il préfère bien sur être nu.

La pièce est chaude, un drap couvre la baignoire. Il croit plonger dans un bouquet de fleurs étranges, suaves. Il ne reconnaît pas l'odeur. Sur le banc de bois, un simple flacon très ordinaire et un linge d'un étrange tissus. Rien d'autre. Pas de jouets, pas de brosse de bois, aucun accessoire. Sinon un étrange baquet de bois brut, rustique, à demi caché par un drap de bain. Il est encore plus déçu et surpris.

Elle le guide à côté du baquet, se met à genou. Il va protester. "Madame…" mais elle le fusille du regard. Elle enlève le drap d'éponge, ôte une chaussette et guide le pied dans l'eau fumante. Ouch ! C'est vraiment chaud. Pour le deuxième pied, il perd un peu l'équilibre. Se rétablit tant bien que mal. Il ne faut pas la toucher. Bien se tenir. Sinon, il craint que la fureur ne se déchaîne. Ou qu'elle le laisse...

Avec un récipient de bois, elle puise de l'eau dans le baquet puis la verse sur l'épaule droite, la laisse ruisseler sur l'avant de son torse. Premier frisson réflexe. La deuxième épaule reçoit le même traitement. Elle pose fermement sa main sur sa tête puis la fait baisser, courbe un peu son dos tout en vidant à nouveau le récipient sur sa nuque. Au bout de quelques instants de ce manège, il est trempé.

Elle prend alors le linge, dépose quelques gouttes du liquide contenu dans le flacon et se met à savonner sa nuque, ses épaules, son dos avec une grande douceur. Le linge est un peu rugueux, en synthétique. La sensation est étrange. Caresse à la fois délicate et légèrement irritante. Le peu de savon mousse abondamment. Chaud et froid. Chaque centimètre carré de peau s'éveille.

Est-ce l'odeur si féminine du savon ? La lenteur de ses gestes ? La fatigue ? Le fait d'être debout sans bouger, presque nu et trempé dans son boxer ? Il n'y tient plus, il veut se retourner, la saisir.

L'ordre est bref. "Ne bougez pas !"

Elle continue à l'enduire de la mousse au parfum si féminin. Et il cède. Il s'abandonne et se laisse faire. Passif. Résolument immobile pour la satisfaire. Elle passe le rectangle de linge, alternant une main puis l'autre, en grands ou en petits cercles, parfois frottant les deux ensemble, par exemple sur les cuisses, de l'arrière du genou jusqu'à la couture du boxer, puis devant. Evitant soigneusement de toucher la zone encore couverte par le vêtement désormais trempé. Bizarre sensation.

Par en dessous, puisqu'il a toujours le tête baissée, il voit son regard. Son application. Attentive, se mordant un peu la lèvre inférieure. Elle prend du recul, apprécie l'ensemble, puis revient parfaire son ouvrage. Elle regarde un point précis. Il espère… le sang circule alors encore plus vite en lui. Il est désorienté par la douceur. Par l'étrangeté de se trouver, tel un enfant d'autrefois, lavé dans un baquet par une main maternante.
Mais la main se pose ailleurs, plus haut sur le ventre et tourne, explore le nombril ... à la recherche d'un trésor peut-être ? Il voudrait le lui dire avec ironie. Mais il se rappelle les règles du jeu. Il cède encore un peu plus, non pas faible mais au contraire si volontaire. Il n'essaie plus de deviner où la main va se poser. Il se concentre sur le ressenti de son corps. Laisse son esprit savourer la régression.

Chaque geste fait naître un tressaillement incontrolable maintenant. L'eau qu'elle verse parfois ne l'apaise pas, tout au contraire. Le filet est si mince que c'est torture.

A plusieurs reprises, il a senti la salve monter, gêné par son boxer, et incapable de jouir dedans. Mais elle l'a senti aussi, délaissant alors une zone pour une autre moins sensible. D'un seul index brandi sous nez, lui faisant signe que non, il ne faut pas, elle le tient à sa merci.

Il se sent si faible et pourtant résiste. Il lui faut résister sinon elle l'abandonnera.

Lorsqu'enfin elle fait glisser le boxer, il est tremblant, la proie de frissons multiples. Son membre se dresse, réclame. Mais elle ne s'y intéresse pas, le contourne, pose une main sur le creux des reins, l'autre sur le torse pour bien le cambrer. Puis change de rythme, n'épargne plus les fesses, insistant rudement avec le linge de tissus synthétique, faisant venir le sang.

Il n'aime pas la posture, la sensation et pourtant, il ne proteste pas, serre les dents. Il est à nouveau sur le point de jouir mais elle le sait, et encore une fois elle retarde le moment.

Elle découvre la baignoire, remplie pareillement d'eau très chaude d'un blanc laiteux, à la surface de laquelle flottent des pétales de fleurs.

Elle rince alors à grandes giclées sur le dos, puisant dans l'eau chaude. La grande quantité qu'elle fait couler sur sa tête le laisse espérer. Une goutte, une seule sur son membre. C'est juste ce qui lui faut.

Mais elle le maintient penché, arqué vers arrière, en le tirant par le menton, aucune chance. Respiration difficile. Elle fouette son dos avec l'eau, arrose ses jambes. Il y en a partout. Sauf sur son ventre. Gémissant, il sent les larmes monter. Il ne sait plus rien. Il n'est plus rien que cette chaleur qui lui prend les reins, le ventre.

Lorsque la main brusquement le saisit enfin, le serre puis fait encore délicatement mousser le produit sur lui, cela ne le soulage pas.

Mais lorsque l'eau très chaude coule sur la main, et enfin sur son membre, il ne peut se retenir. Un long jet abondant, puis un autre partent sur le kimono trempé.

Elle lui prend alors le visage entre ses mains et l'embrasse doucement. Puis, assassine, se dérobe et du bout du bras, lui tend le récipient de bois.

"N'oubliez pas de finir de vous rincer avant d'entrer dans l'eau !"
Il veut l'attraper mais elle s'enfuit en lui faisant remarquer en riant "Attention à ne pas tomber, votre boxer est sur vos chevilles…"





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Je voulais rendre hommage à Shu Uemura, décédé le 29 décembre dernier. Dans la gamme des produits de ce grand maître de la cosmétologie orientale, si délicat et raffiné, 4 huiles de bain transportent dans la magie du bain japonais. Dans un flacon bien ordinaire... mais l'elixir (un peu couteux) est exquis.

J'évoquerai le bain japonais une autre fois… et la fascination légitime des occidentaux. Toutefois, quelques mots. O Furo désigne le bain, à la maison. La salle de bain japonaise est particulière, différente de l'occidentale car la pratique du bain est différente. On se lave d'abord hors de la baignoire remplie d'eau brûlante, puis on se rince à la douche, une évacuation d'eau est prévue pour dans le sol. Ensuite en rentre propre dans l'eau, pour une quinzaine de minutes, pas plus. L'eau peut servir ensuite aux autres membres de la famille, puis à la lessive. C'est très écolo !

Le linge de nylon est à la fois doux et exfoliant. Là encore, c'est écolo puisque quelques gouttes d'huile de bain suffisent à produire une mousse abondante. On en trouve dans une enseigne japonaise assez célèbre pour une somme très modique, mais un gant de lofa ou un de ces petites boules vendues pour 3 sous en grande surface, ça le fait aussi. Si les huiles du parfumeur sont assez chères, d'autres marques propose des produits similaires plus abordables. Il faut juste choisir une senteur sucrée ou d'agrume. Éventuellement de thé vert (plus relaxant que sensuel).

Le bain collectif nu et mixte reste un grand fantasme occidental. La mixité interdite après la guerre a fait perdre peu à peu son caractère de structuration sociale au bain public de quartier, le sento.

Le Osen est le bain thermal japonais (sources chaudes issues du volcanisme). Les ryokan, auberges traditionnelles japonaises, possèdent souvent leur propre Osen ou sont situées à proximité… lieu magique et inspirant. J'en reparlerai. Peut-être.

Donc, j'ai donné la recette. Je reprécise les ingrédients pour un bain sensuel.
- Une huile de bain japonaise ou similaire, éventuellement des sels pour le bain.
- Bougies aux senteurs de fleurs ou agrumes (surtout éviter la vanille ou les épices, l'effet japonais n'y serait pas)
- Un large récipient (pourquoi pas une bassine à confiture ?) et un plus petit, pour l'eau.

- Une baignoire remplie d'eau très chaude.
- Un linge de nylon ou similaire (mais pas trop rugueux)
- Un homme prêt à se soumettre

Ne vous y trompez pas, c'est bien une pratique du genre.

Pour un effet relaxant, ça fonctionne différemment ; il faut simplement changer de fragrance (thé vert par ex.). Et de modus operandi.
Plusieurs endroits proposent des bains japonais en France, y compris des établissements thermaux et salons de beauté… cherchez sur le net ! Mais … vous n'y croiserez pas Ombr'Elle.



B

mardi 8 janvier 2008

Into the wild - Addiction (5), (6) et (7)








J'imagine la tête des quelques fidèles à la vue de cette toute mignonne maman marmotte et de son petit. Mais puisque qu'un anonyme m'a demandé d'évoquer de ce qui me touche, voilà ! J'ai très envie de parler du film de Sean Penn, Into the wild, dont j'attendais avec impatience la sortie en France. Film qui montre de splendides paysages.

L'histoire est celle d'une quête et d'un mirage, une course à la fin tragique qu'on nous présente, à tort à mon avis, comme un retour à la vie sauvage. Plutôt une aventure contemporaine d'un rebelle, peut-être à la manière de Thoreau (dont le petit livre Un Yankee au Canada reste sur ma table de travail). Le film est un road movie de la rivière Colorado à l'Alaska, en passant par les Rocheuses. Tiré du livre de John Krokauer, enfin porté à l'écran, le récit d'une vie trop courte mais intense, qui nous transporte ailleurs, à suivre les pas d'un voyageur esthète qui fit de la route sa maison.
http://www.intothewild.com/

Ce qui me donne l'envie de parler d'autres voyageurs esthètes, photographes dont la passion me permets de vous inviter dans d'autres paysages
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Photographes

Certains photographes, amateurs ou professionnels, mettent tant leur sensibilité dans leurs images qu'ils nous transportent dans le moment, le lieu, l'émotion.

Aujourd'hui j'en choisis deux, Vince et Oli (liens à la fin). Pour apprécier vraiment leurs sublimes images, il faut aller sur leur site ; cett sélection est loin de donner une idée de leur talent.

L'Œuvre de Vince me touche pour diverses raisons. Son talent, sa recherche, l'énigmatique technique HDR dont il parle mais qui me laisse bien perplexe, mais surtout Vancouver, encore et toujours. Et ses mots, souvent plein d'humour, pour expliquer le moment, l'humeur, son ressenti, satisfaction ou non. L'attente, la patience… la colère parfois, la tristesse (je me souviens encore d'une note où il explique que dans l'excitation du moment, il court après la lumière et oublie son sac de matériel sur un banc du Stanley Park quelques minutes, juste assez pour que le sac disparaisse ; perdant ainsi tel ou tel objectif, il perd presque un ami)…


Le brouillard, les nuages envahissent parfois cette ville. En se perchant sur une hauteur, Grouse Mountain, Vince capte la mer de nuages à ses pieds alors que l'air au-dessus est si limpide qu'il peut aussi voir le Mont Rainier distant de 300 km.

Qui le croirait en regardant cette absolue quiétude ? Vancouver est coincée entre montagne et mer, bâtie sur les alluvions portés par la Fraser River. Un éboulis pourrait noyer en quelques instants. C'est une zone tectonique, à la croisée de plusieurs plaques, sous la menace de plusieurs volcans (ceux en activités sont aux Etats-Unis) et failles. L'eau, la terre, le feu.

L'art éphémère. Depuis des années Kent Avery pose ces équilibres de pierres à English Bay. Selon Vince, ce travail délicat et extraordinaire a été photographié par des millions de personnes alors que l'artiste reste très secret. Certains promeneurs réguliers du front de mer prétendent l'avoir vu. Les tours qu'il érige défient la gravité au seul gré de la nature. Vince : "A high tide, a storm, and the sculptures are thrown down, and Kent must get to work again. People stop and stare, amazed by the grace and audacity of the whole idea. It seems as if the stones were glued together or stuck on a central pole. But they are only balanced on top of each other and held by nothing more than patience and intuition, ephemeral masterpieces granted a life of a few days, or maybe a few weeks, of pure glory..."

Inuksuk - Le gardien de Vancouver qui inspira le logo des JO de 2010.

La main de Vince...


Rocheuses Canadiennes et la Terre Navajo

Oli me permet de donner à voir d'autres paysages d'exception. Oh ! ne vous y trompez pas, certaines vallées du Lot, d'Ardèche, la plaine d'Aubrac, les golfes de Bretagne, de Corse, l'arrière pays méditerranéen, le soleil sur les Ecrins ou les Aravis alors que le vallée est dans les nuages, etc j'aime la France. Mais à certaines immensités, je ne résiste pas.

Lever de soleil sur le Mont Rundle

Encore le Mont Rundle

Mont Edith Carver, difficilement accessible parfois, même en été ! Un site extraordinaire pour une rando en montagne.

Un coin de paradis... chut, c'est un secret ! Il faut dire que les ours se promènent tranquilement à quelques centaines de mètres et qu'il y a autant de wapitis que d'habitants dans les rues du village au bord du lac.

Et maintenant, zou ! plein sud, un avion, une voiture, et ce lieu, vu des millions de fois. Tant que j'ai renoncé à la photographier moi-même. Là encore, Oli nous montre si bien le désert sur son site.

La route vers Monument Valley

Pour finir, ce petit coquin qui regarde Oli, le photographe indiscret, posté au seuil de son territoire depuis trois jours, sous la pluie...

Le monde de Vince : http://photo-xposure.com/blog2/
Les instantanées d'oli : http://glimpses.ca/


Pas de sensuel aujourd'hui ? Vraiment ? Demain est un autre jour...
(et surtout, je ne vous dis pas la galère pour mettre en page ces photos sur ce blog)

B

lundi 7 janvier 2008

Addiction (3) et (4)

Rose(s)



(c) Martin Kovalik

Homme(s)

Puisque les mots me fuient, je vais les emprunter.

Je lis les blogs d'hommes. Et surtout celui de l'homme, unique et singulier, qui se livre, qui s'y abandonne. J'adore. pourquoi ? Pour connaître ses secrets.
J'ai découvet le blog de Néo qui justement le dédicace ainsi : Les hommes parlent rarement de sexe, encore moins d’érotisme.Voici un blog - parfois très… cru - réservé aux filles qui aiment les hommes et qui veulent en savoir un peu plus sur leurs petits secrets.

Certains de ses maux m'ont troublée. Effrayée (plus barge et dangereux... difficile -donc je ne le mets pas en lien- mais faut-il croire tout ce qui est écrit sur un blog ?). Et ces mots, ses mots, m'ont émue. Lecteur, je vous défie de me dire qu'il n'en est pas de même pour vous. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt. Lectrice... Pas besoin d'en dire plus. Le texte que je vous livre, j'en ai rarement lu d'aussi fort. (Toutefois je pense à une ou deux photos ... ). Je vous laisse avec Néo, et un petit fond sonore, en clin d'oeil, pour le crescendo.

http://fr.youtube.com/watch?v=MH8wrM0NARo

"Retrouver son lit après un bain, s’allonger, épuisé par une longue semaine loin d’ici.Nu.Sentir la fraîcheur des draps sur sa peau, enfoncer les écouteurs du baladeur dans ses oreilles.Craig Armstrong pour s’endormir, partir, divaguer, fantasmer.

Libre et détendu.

Sentir l’excitation de sa propre nudité envahir son corps, monter dans un frisson pernicieux au creux des reins.

Sentir sa verge frémir, puis se raffermir, durcir, inexorablement durcir.La sentir à point, énorme, appeler votre main.

Essayer de résister, en vain.Frôler mon sexe avec la paume de ma main, appuyer sans bouger pour faire monter l’excitation, sur cette partie si sensible aux caresses, entre mes bourses et mon gland.

Fermer les yeux, continuer à appuyer, doucement puis fort, en alternant, sentir une décharge électrique dans les jambes.

Décharge électrique qui donne le signal de la fin de la résistance et du début de l’action.

Prendre ma queue à pleine main et commencer des va-et-vient, doucement, puis de plus en plus vite, pendant que mon autre main caresse mon ventre, puis descend vers l’aine jusqu’à se fixer sur mon scrotum pour y exercer une pression constante, amplifiant l’excitation et l’électricité.

Divaguer, imaginer cette fille qui m’attache en croix dans sa cave et qui m’abandonne à mon sort pour la nuit, ou imaginer cette autre fille que j’ai sodomisée, menottée et baîllonnée, il y a quelques temps et qui gémissait avec une sensualité inouïe en faisant cliqueter ses menottes en acier trempé contre mon ventre…

Sentir tous mes muscles se raidir, écarter les jambes, oui, encore, plus, plier les genoux, ma queue ne fait plus qu’une avec ma main, ça vient, une autre décharge électrique parcourt ma colonne vertébrale, puis mes jambes tendues à l’extrême, puis mon ventre, l’intérieur de mon ventre, mon cul, je ne suis plus que tétanie…

Je jouis, fort, j’éjacule plusieurs fois, de longs flots chauds, une première vague épaisse, puis une deuxième plus fluide.

Mes couilles se vident consciencieusement sur ma main, mon ventre, mes draps…

Je continue à jouir plusieurs secondes - interminablement délicieuses - après avoir tout vidé.
Craig Armstrong est toujours là, paroxystique. Je suis trop épuisé pour redescendre à la salle de bain.


Je m’endors comme ça, sans même essuyer ma main… "

Alors, je vous l'avoue (puisque vous voulez savoir) : ces mots font naître ici ou là de petites flammèches... prélude de l'incendie. Rahhhhh, zut de zut, ma baignoire va déborder... je file !

B

dimanche 6 janvier 2008

Les Rois Mages

Elle avait relevé son défi dans un éclat de rire. Il était resté sceptique sur le succès de l'entreprise. Il l'avait vue tour à tour mutine, énigmatique, en colère, préoccupée, inquiète. Finalement, elle était venue triomphante déclarer que tout serait prêt. Il avait réclamé quelques explications. Nue, à genou et servant le thé, elle avait entrepris son récit.

Expliquer les dialogues, parfois humiliants. La première rencontre, si décevante. Mais elle est têtue, elle a persisté. La visite dans ce club, alors qu'elle fuit ce genre d'endroit. Troublé, il avait saisi sa nuque, l'avait abaissé vers son ventre. Elle avait refusé. Puis plié.

C'est le jour J. Il s'est préparé. Certes, ce n'est pas la première fois qu'il accepte l'une de ses extravagances. Ou qu'il lui en propose. Mais cette fois, il ne sait rien ou presque. Il n'a fait qu'entrevoir. Et surtout, elle lui a imposé son rôle : il est le Gardien. Accueillir, surveiller, lier. Rien d'autre.


Il relit les instructions qu'elle a adressées : […] Le Gardien vous ouvre. Il ne parle pas. Il désigne une chaise. Déshabillez vous. Prenez le bandeau. Suivez le Gardien et placez vous à genou sur le coussin qu'il vous désigne." Son cœur commence à s'emballer, la peur ? Pas seulement. Et si cela ne fonctionnait pas ? Si tout tournait à la mauvaise farce ? Non, au contraire. Ce sera moment d'exception.

Premier coup de sonnette. Il essuie ses mains moites avec un mouchoir. Il ouvre en se mettant en retrait. L'homme entre, avance de quelques pas. Sourire, évidemment, elle l'a choisi grand, sportif, pas trop jeune pourtant. Ils échangent un regard. Bêtement, il lui tend la main. Il n'aurait pas dû. Mais l'homme lui rend son salut. Poigné de mains vigoureuse. Comme prévu, il se déshabille sans question. Prend le bandeau et le coffret de bois qu'il a apporté.

Désormais totalement dans son rôle, le Gardien l'accompagne vers la chambre, lui désigne le coussin violet. L'homme se met à genou, place le coffret entre ses jambes, l'ouvre. Puis met le bandeau. Un peu gauche, car il ne le fait pas d'habitude, il pose ses mains sur ses chevilles et attends.

Deuxième coup de sonnette. Le Gardien revient rapidement dans l'entrée. Le sang pulse dans sa poitrine. Fébrile, il laisse entrer le deuxième homme. Cette fois, il est nettement plus jeune avec un regard brûlant, un peu fou. Un corps fin mais nerveux. Agité. Il comprend tout à coup son rôle de Gardien. Il se calme totalement. Montre la chaise avec assurance. Le visiteur semble comprendre le double message.

Nu à son tour, il prend la petite fiole et les cristaux translucides qu'il a apportés. Et va s'agenouiller sur le coussin de cuir brun. Calmement.


Troisième coup de sonnette. Avant d'ouvrir, le Gardien prend le temps de boire un peu d'eau. De reprendre son souffle. Comment sera le troisième ? Encore un grand brun ? Ou un gamin blond ? Elle est capable de tout. Peut-être un doux épicurien au ventre rond ?

Mais la personne qui entre le laisse bouche bée. Il croise le regard levé vers lui, fier juste un instant, nécessaire, puis humble. Il désigne la chaise. Le long manteau bien enveloppant tombe des fines épaules. Dans la semi pénombre, il regarde le corps, entièrement nu et scintillant, les courbes voluptueuses, la taille fine. Dans le miroir, il perçoit l'éclat du bijou qui ornemente les aréoles dressées.

Il lui reste à guider son troisième hôte vers le cousin doré. A le regarder s'agenouiller, s'aveugler et mettre les mains sur les chevilles, comme les deux autres.

Elle entre, vêtue d'un nouveau long fourreau rouge carmin et de ses escarpin. Le Gardien rage. Il veut son corps généreux ainsi paré pour lui seul. Mais elle regarde le Gardien avec tant de reconnaissance. Elle lui désigne le fauteuil qu'elle a préparé, avec ses cigares, le verre de cristal et le vieux nectar qu'elle a rapporté de la terre de Gascogne. Et la fine corde de chanvre.

Elle presse tour à tout chacune des épaules. Prends une main, la porte à sa joue, à sa cheville, puis laisse la main choisir d'explorer. Le premier choisit le genou, remonte sur la cuisse. Le second ose tendre la main haut et agripper un sein méchamment. Le Gardien a donné un ordre bref. La main est retombée immédiatement. Elle a pris la troisième main trop hésitante et l'a glissée entre ses cuisses.


"Acceptez-vous ?"

En signe d'approbation
le premier tend alors le coffret porteur de l'encens
Le second tendra les cristaux et la fiole d'huile essentielle de myrrhe

La troisième prendra un de ses seins d'une main en offrande, arquant son corps entièrement enduit d'une huile délicate ornée de paillettes d'or.

Alors, il lui enlève le fourreau et lui lie les mains. La place sur le duvet tendu de fin coton égyptien. Il allume l'encens, dépose un peu d'huile de myrrhe sur chacune des trois mains que les hôtes ont tendue et la livre à leurs jeux. Il s'assoit dans le fauteuil et observe le lent embrasement.

Elle le regarde, l'appelle ; il sourit et affronte son regard en retour. Elle le sait, il n'est pas vraiment obéissant... mais très patient.


B


jeudi 3 janvier 2008

Pressentiment



Au hasard de mes errances, je découvre vos commentaires ailleurs... et plus ici.

Alors je m'interroge...

Peut-être est-il temps d'arrêter ?


Et les mots s'enfouissent à nouveau...

B


Et puis... il y a lui et son site... sourire, le hasard encore...

http://fr.youtube.com/watch?v=AN-MrXbQePw

mardi 1 janvier 2008

Bonnes résolutions (+ nouvelles photos)




Belle et Heureuse Année 2008 !

[ Teasing : Mesdames, sur mon île vous pouvez voir, entre autres jeans,
les superbes fesses (nues) de Steven déliceusement
découvertes par son jean
et le jean déchiré de Julian M. (le diablotin de la série Charmed)]



Bonne résolution n° 1


(c) Inconnu

Carpe Diem, Carpe Noctem


***
Bonne résolution n° 2


Linked to something painful
(c) Dominic Vincent


"Apprivoise - moi"*

Ad augusta per angusta

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Bonne résolution n° 3


Every Roses...
(c) Dominic Vincent

"Tenir jusqu'à l'aube" **
Roses pales, à grandes tiges, mes préférées.
(Rue Royale... tu le sais bien)

Felix qui potuit rerum cognoscere causas (Virgile)

***
Bonne résolution n° 4



To soma kai then psukhen gumnadzein (Isocrate)

***
Bonne résolution n° 5


Never forget : "My overcraft if full of eels"

***
Bonne résolution n° 6


Carthago delenda est

***
Bonnes résolutions n° 7, 8, 9, 10


Hum, on verra demain...



(2) et (3) ... (Demander la trad en privé)
* "Apprivoise-moi" dit le Renard au Petit Prince
** "Tenir jusqu'à l'aube" : la Petite Chèvre de Mr Seguin, au loup...
(4) Exercer son corps et son âme (et ne jamais renoncer
aux friandises, notament à l'Orinoco)
(5) Cf. Monthy Python
(6) Mon côté maoïste & vagit-prop

(c) Le site de Dominic Vincent : Peu de photos, mais intenses, dérangeantes, émouvantes, rares
(et je recommande Autum Leaves)
http://www.dominicvincent.ca/new/index.php