samedi 15 octobre 2011
Devinette !
Cette photo illustre à merveille quelques unes de mes obsessions…
Saurez vous en trouver au moins trois ou quatre ?
Cherchez au-delà de l’évidence, faites un petit effort !
Et citer un écrit ou deux auquels on peut faire référence (là encore hormis ceux trop évidents)...
c'est un jeu ! rien à gagner sinon le plaisir de jouer et de découvrir les réponses...
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samedi 10 juillet 2010
Trick or Treat ? Indulge me...
Lui, curieux mais pensif : Ainsi, vous offrez des colliers ?
Elle, pédagogique mais mutine : Un collier. C’est [très] rare mais cela arrive. Cela reste discret à porter, évidemment.
Lui, rassuré : Evidemment.

Elle, sournoisement : et il y a d’autres choses, mais restant toujours dans le registre de la discrétion…

Lui, interrogatif : Oh oui, vraiment ?
Elle, doucereuse : Absolument. A assortir au collier, pour l’élégance…
Lui, confus : Est-ce si discret ? Cela semble maintenir une situation… tendue.
Elle, bienveillante : Tendue certes, mais d'un confort certain. D'ailleurs, le collier n'est pas nécessaire. Et il y a différents modèles. Pour ajuster la tension selon l’humeur, mon humeur…
Lui, dubitatif mais intéressé : Ajuster ?
Elle, crâneuse : Oui, inspiré de l'antique, de certaines pièces de l'empire romain oriental, byzantin. Celtique aussi, des ornements pour des hommes forts, des guerriers, de ces bracelet que l'on enroule, que l'on serre, que l'on déroule ; n'est-ce pas très... esthétique ? Tout un restant absolument secret. 
Lui, dans un murmure : Troublant. Excessivement troublant.
Elle, ingénue : Oh, excessivement... vraiment ? Surpris ?
***
Pour éviter le doute, ces anneaux ne se portent ni au doigt, ni au biceps ou au poignet, ni à la cheville. Mais est-ce bien nécessaire de le préciser...
Ah… pour les photos, Ludovic Canot (oui… encore !) pour Gio Photography

Bande son : Noir Désir - Le vent nous portera
"Faudrait voir, faut qu'on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien"
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Petite Fr@nçaise
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Libellés : bad girl, Fun, Tant qu'il y aura des hommes
dimanche 9 mars 2008
De la sodomie - Madame Caroline fait cours de tendresse et de lubrifiant...
Avant-propos
Je m'adresse ici aux femmes essentiellement. Messieurs, chers lecteurs, je vous tiens tous pour gentlemen, amants gourmands, parfois un peu vicieux, mais juste le nécessaire. Donc à la rigueur, lisez seulement le petit texte à la fin (comme je connais quand même votre goût non avoué pour les magazines féminins... je sais fort bien que vous lirez tout).
Je ne suis ni moralisatrice, encore moins hygièniste, ni experte en sexologie de comptoir. Je laisse aux gays le souci d’exprimer leurs avis sur la question, si ça leur chante, et en la matière j’ai assez de discrétion pour ne pas harceler mes amis sur leur ressenti.
Les ados, passez votre chemin, je n’ai pas vocation à la pédagogie. Je ne m’adresse qu’aux adultes hétéros consentants. Voir bi, j’ai l’esprit large (et pour ceux que ça intéresse, si j’ai l’esprit large mon cul n’est toutefois pas un boulevard).
C’est si je veux ! ou pas…
OUI, mille fois oui. Les filles si vous ne voulez pas, n’appréciez pas, si lui n’a pas envie… rien n’est obligatoire. Il n’y a pas de check-list pour décoller vers le nirvana, pas de mode d’emploi et recettes imposées. Pas de menu fromage et dessert compris. Il faudrait faire ci et ça, comme ci et comme ça, parce que c’est la mode ? Hey ! Réveillez vous ! Jouissons sans entrave mais ne subissons pas de nouveaux conformismes. Bref, prenons à la carte.
Et si votre amant n'aime pas... oui, ça arrive, passez à d'autres jeux !
Cadeau
Gniiiii ??? Mon cher Valmont, dès les premières caresses échangées, c’est cadeau. Qu'est-ce que c'est que ce piège de penser qu'une belle et bonne sodo est extra-ordinaire ? Donc un truc à valoriser. Mesdames, prenez un instant de médiation et souvenez vous la dernière fellation qui ressemblait plutôt à une exploration profonde de votre oesophage. C'était pas cadeau ?
Tabous, interdits et transgressions
La sodomie est encore interdite par la loi dans certains Etats. Cela reste un tabou dont toutefois on se joue là et ailleurs avec beaucoup d’hypocrisie, notamment lorsqu’il s’agit de se marier encore vierge, preuve à l’appui.
Et fort heureusement, cela reste un tabou.
J’ai beaucoup de compassion pour ceux qui s’affichent « sans tabou », grands menteurs ou grands malades à mon avis. Et de façon très amusante, souvent les premiers à ajouter immédiatement « avec certaines limites, ne pratiquant pas ceci ou cela ». Ah oui ??? viens par ici mon petit agneau. Je faire te faire pleurer ta mère… non mais !
Dans un autre ordre d’idée concernant les tabous, j’ai eu un compagnon très inventif, pas avare d’explorations et d’idées soft ou hard, qui se volatilisait une semaine sur cinq. Agacée, puis franchement vexée, j’ai fini par comprendre… les tabous des uns ne sont pas toujours ceux des autres, l'important c'est d'en parler, de communiquer. Je reviens sur ce point plus loin.
Un dernier mot, on dit souvent ici ou là, que pour la dame, un bon moyen de refuser serait de proposer au gentilhomme d’y passer… mais les gentlemen ne sont plus ce qu’ils étaient (le furent-ils jamais, n’est-ce pas mes mignons ?) et la dame s’expose ainsi à quelques surprises, pas forcément désagréables mais faut assumer !
Humiliation et jeu
Il y aurait beaucoup à dire… ça risque d’être trop long. Passons au point suivant.
Hygiène
[Bri, ne sois pas prude… le jeu en vaut la chandelle si l’on peut dire] Ok. De nos jours, on a déjà du mal à enseigner aux gamins à se laver les mains… alors pensez, leur dire comment se laver, s’essuyer correctement et qui plus est lorsqu’il s’agit de faire crac-crac. Bon, je crois mes lecteurs fort bien informés mais quand même. L’un contre l’autre, en duo, en trio, avec brio… soyons propres certes, sans excès. Laissons les lavements aux joyeux lurons du bdsm.
Mais n’oublions pas que mettre les doigts partout, et plus si affinité, faire des allers-retours et des détours demande un peu de précautions d'avant et après, et l'usage du savon, même entre personnes parfaitement saines et qui se connaissent depuis longtemps.
Les petites choses indispensables
Là où il y de la gène… Nous vivons au XXIè siècle ! Non, les filles vous ne passerez pas pour des chaudasses filles de mauvaise vie en mettant avec une relative discrétion peut-être mais bien en évidence gel en plus des préservatifs.
Pareil pour les garçons. Cette attention ne devrait pas effrayer la dame mais au contraire la rassurer. Ou alors vous vous y êtes pris comme un manche.
Le plaisir reste un jeu, y incorporer ces petites choses avec [doigté] virtuosité en fait partie.
Euh… pour les sextoys cachés ou exposés, je n’ai pas d’avis. J’suis pas le Dr Ruth. (Mais leur usage aussi participe au mieux être et au jeu.)
L’après
Même si nos histoires parlent souvent de l’avant et pendant, force est de constater que l’on reste discret et pudique sur l’après. Parce que là, nous affrontons l'intime.
L'intensité donnée dans les gestes, les mots, parfois le simulacre de violence ou d'humiliation, tout n'a été que jeu et partage, complicité et sensualité. Il faut savoir terminer la partie en beauté.
Moments parfois de grand désarroi et de grande solitude. C’est dans l’après, dans les petits gestes rassurants, les attentions, que s’apprécie aussi, peut-être surtout, la complicité de s’être ainsi donnés l’un à l’autre. Enfin, c’est mon point de vue et je le partage.
Discutons, communiquons
Papoter, papoter… enfin c’est selon. Il y a je l'ai dit, une part de jeu dans le refus, voire une envie de se laisser contraindre pour l’une, de vaincre pour l’autre.
Il me semble important de savoir écouter aussi le langage du corps, le respecter. Y compris son propre corps, et celui de l'autre.
Mais peut-être est-ce le regard qui en dira le plus.
Le regard me dit Marie-Chantal… je ne suis pas contorsionniste !
Bien qu’il soit bon de se laisser emporter par le feu de l’action, il est aussi fort agréable de prendre le temps de s’échanger quelques regards [obscènes] tendres. Ainsi, je me permets de signaler, même aux inconditionnels de la levrette, que des variantes existent, l'étoile par exemple... euh enfin à vous de découvrir.
Bref, pour trouver une certaine harmonie, la partition se joue ou s’improvise à deux.
J’arrête…. Ca va devenir ennuyeux. Les deux lectrices (lecteurs ?) qui ne se sont pas perdus aux détours de cet exposé auront donc droit à la petite histoire.
Madame Coroline fait cours de tendresse et ... de lubrifiant
Dans le cul c'est pas dégoutant.
Madame Caroline est une bourgeoise bon chic bon genre qui s'est trouvé un nouveau passe-temps pour réunir ses copines. Madame Caroline vend des joujoux pour les femmes en réunion, elle n'y invite pas les garçons.Un jour elle nous étale, ses petits cônes, ses canetons, ses petites lingeries coquines à trous en dentelle et en latex, ses flacons tout mignons.
Elle détaille les petits objets.
Mesdames et oiselles, celui-ci vous pouvez vous le mettre dans le con pendant que Monsieur, par derrière, vous pigne gentiment l'oignon.
Marie-Chantal proteste. Ah non, dans le cul c'est dégoûtant !
Alors Madame Caroline, prenant un flacon, nous dit doctement.
Non, dans le cul ce n'est pas dégoûtant. Mais souvent si vous voulez aider la chose et que vous êtes un peu sèches, j'ai un remède pour votre époux, votre amant.
Voyez-vous pour moi, la première fois que je me la suis fait mettre dans le cul, ça a été renversant. On était une bande de potaches, on avait à peine 20 ans. On révisait tous ensemble les partiels. La fatigue aidant, un à un les étudiants sont partis à travers la ville, chercher un repos reconstituant.
Je suis restée seule avec un ami persévérant, il voulait absolument la moyenne en droit constitutionnel, il avait manqué une partie du semestre. je détestais la matière. On se faisait réciter l'un l'autre, en se donnant des gages gentiment, pour vaincre la fatigue sans stimulant, on n'était pas des adeptes. Une sorte de strip-poker intello. Une chose en entraînant une autre, -je te pince le nichon si t'as pas la réponse -tu sais pas ? Enlève moi ton t-shirt, ton boxer, on rigolait bien.
On a fini sur le tapis, tendrement rapprochés enlacés, nus comme des vers, sauf les chaussettes, on était très pudiques. Innocents et chastes, on ne pensait pas à mal.
On s'échangeait le gros bouquin, qui restait entre nous.
Il me pose une question ardue. Je n'ai pas la réponse, lui à court de gage me dit : Maintenant, je t'ai embrassé la motte, tu m'a léché les couilles, enfin… léché… t'as pas vraiment insisté, c'était plutôt un bisou. Soit tu me suces, soit je te mets un doigts dans le cul ! Allez cherche encore, rappelles-toi !
Pfffft, t'oseras jamais. Et je crois que je sais, la réponse est …
Nan, nan… tu t'es plantée !
Je lui prends le bouquin, me retourne.
Vas-y ! et je t'interdis de regarder le bouquin par-dessus mon épaule.
Un moment d'hésitation... Euhhhhh en fait, non parce que, dans le cul… enfin… c'est dégueu !
Le pleutre !!! Je ricane.
Très bien, je te dois un gage. Si tu réponds à celle-là, tu m'encules. Sinon, c'est moi qui te mets un doigt et qui te suce.
Regard affolé, le pauvre jeune homme. Je cherche, je cherche, une question bien difficile.
Enfin je trouve. Je pose la question. En fermant le livre.
Silence… Ah ah ah… tu ne sais pas.
Non, c'est toi qui triches. De toute façon, je suis gagnant dans les deux cas. Je ne joue plus.
Je triche, je triche ! Pas vrai. Avoue que tu ne sais pas la réponse. Avoue le.
Nouveau silence. Je remue un peu du popotin.
Écoute je veux bien… enfin, je veux bien par devant, mais …
Je le regarde, son érection est maintenant bien évidente.
Non ! T'as peur ! Pffft ... il faut respecter le gage. D'ailleurs moi j'adore ça, un peu de lubrifiant et zou ! Je vais cherchez ça.
T'es folle. Ecoute ! C’est NON. Je reviens de 6 mois au Club M*d, j'ai été G.O. Toutes les nanas que je me suis tapé, dans le cul, parce que... , ou à cause du mari, ou les fausses vierges… j'avais l'impression d'être un trafiquant de lubrifiant, de préservatifs, t'achètes pas ça avec les boules du collier... L'impression aussi d'être un god ambulant. Je suis peut-être pas bien monté mais j'ai de l'endurance, elles se passaient le mot, faisaient des concours. Certaines n'avaient même pas la décence de se préparer un peu, de se laver. Remarques, je m'en moquais... . J'ai pas peur, je suis juste dégoûté.
Je réfléchis. Je lui dis d'une voix douce : Mais moi, j'ai envie.
Hey ! je suis pas le bon ami qui te rend service ! t'abuses là.
Moi, un ton encore plus bas : En fait, jamais fait. Mais, quand parfois, il me met un doigt, c'est encore meilleur. Alors, je voudrais savoir. Apprends-moi. Redécouvre avec moi. Puisque tu as déjà fait, si t'es doux, c'est mieux qu'avec un autre qui voudra juste me prendre comme ça. Non ?
Et je change de ton : et puis j'en veux de ta queue !!! non t'es pas mon pote, je la veux. Et tu me dois ce gage !
Il me regarde attentivement, prend un moment puis récite par cœur la jurisprudence demandée. En ajoutant : mais tu as triché, ça, il nous l'a donné seulement dans le cours, c'est pas dans le bouquin.
Il s'est couché doucement sur moi, m'a caressée, embrassé la nuque, j'ai fondu comme un marshmallow sur une pique.
Quand j'ai été très moite, il s'est imprégné la queue de mon jus, a rajouté sa salive. Il m'a pénétrée tout doucement, lentement. Sensation nouvelle, étonnante, brûlure et en même temps éblouissement.
Il s'est retiré, est parti dans un coin. Désolé, je ne peux pas, trop d'images. Ca me rend méchant. Je vais te faire mal.
Je t'en prie, c'était bon, nouveau. Oui, ça fait un peu mal. Mais faire l'amour simplement aussi, parfois. Et j'ai aimé, ça confirme ce que je pressentais. Reviens, montres moi encore. Et je te les ferais oublier.
Je suis allée le chercher. A nouveau enlacés, tendrement collés. Doucement, puis … et puis, la position, son souffle, mon attention, nos mots mêlés puis tus, le dialogue de nos mains, sa retenue et en même temps, la tension, quelque chose s'est débloqué chez lui, chez moi.
On a découvert, même lui, comment faire en étant en harmonie, comment s'arrêter lorsque l'autre ne peut plus, quand se laisser aller à ruer du cul pour qu'il aille plus profond, quand se maîtriser pour qu'elle revienne s'enfoncer d'elle-même.
Quand enfin se libérer des entraves. On a été emportés.
Sous la douche, on est redevenu des gamins pudiques mais consciencieux. Et puis il s'est endormi sur mon dos et en me disant doucement : merci.Madame Caroline arrête son récit, la bouche sèche. Regarde son audience. Les jambes de certaines sont désormais un peu écartées, les autres au contraire fortement croisées. Une dame en tailleur pantalon a mis ses deux mains au chaud dans son entrejambe. Les bouches entrouvertes, ou au contraire qui se mordent. Toutes ont le regard un peu perdu.
Marie-Chantal ouvre la bouche.
Madame Caroline l'arrête de la main. Je n'ai pas fini. J'ai dessiné ce flacon et je nommé le produit Go ! Go !G.O.Alors Marie-Chantal s'exclame, d'une voix de gamine :
Madame, Madame, j'en prends 5 !!!
B
jeudi 24 janvier 2008
Découvertes
Passant près du Louvre, un peu pressée, sans vraiment faire attention, mon oeil fut attirée, irresistiblement.

La Chute - Annick Bouvatier
Glissant alors le regard à l'intérieur, je vois d'autres choses. Ne pouvant résister, je sonne à la porte de la galerie.

Cintract
Voici le lien pour les oeuvres d'Annick Bouvatier, il y a d'autres jolis portraits... Les Copines, La Voyageuse.
http://www2.artclub.fr/artiste.php?p_zeroaction=peintres&p_id=926
B
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Petite Fr@nçaise
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Libellés : Fun, Influences
lundi 31 décembre 2007
Point(s) G - Palpons nous !
Bon Bout d'An
Voilà, la soirée tant détestée s'annonce. Alors je vous offre, en toute modestie, un cours de point(s) g et autres palpations à pratiquer pour terminer et débuter l'année. Parce qu'aux bisous sous le gui, je préfère ...
Malgré moi, tu m'as entraînée dans ce dîner d'amis, de couples bon chic bon genre à la campagne, puis nous avons été reconduits dans le longère remplie d'enfants, de parents.
Lasse ou le prétendant, j'ai délaissé la pièce surchauffée et la conversation atour d'un dernier verre de champagne mis à rafraîchir dans un bac rempli de glaçons, prenant simplement l'un d'eux pour le porter à ma nuque…
Et après un dernier regard, le rouge aux joues, j'ai regagné la chambre pour t'attendre. J'ai ravivé le feu, allumé quelques bougies. Cuisses serrées, j'ai passé mon corps quelques instants sous les gouttes qui n'ont pas davantage apaisé le feu. Lentement, sans forcer la caresse, j'ai nourri ma peau d'une huile sans parfum afin de la rendre encore plus douce.
J'ai posé l'oreiller rebondi au milieu du lit, me suis allongée dessus, remontant le drap fin et frais. Pour dompter mon impatience, j'ai glissé dans mes oreilles les écouteurs du mp3 qui tu viens de m'offrir, puis laissé ta sélection de musiques m'envahir, alanguir mon corps. Et j'ai glissé mes mains entre le matelas et la tête du lit. Il me faut rester sage…
Tu as enfin ouvert la porte, tiré le drap. Un instant. Une éternité. Ayant posé le bac de cristal glacé dans le creux des reins, tu es parti te doucher.
Lorsque tu es sorti, je n'ai pu m'empêcher de relever la tête. Nu, fier, la serviette humide encore à la main mais soucieux de moi, je l'ai vu dans ton regard.
Et désirant voir, palper, sentir, goûter avant tout, tu es revenu jouer avec les glaçons.
Sur la peau si douce que tu as survolée du bout des doigts, tu as disposé le feu de la glace en différents points, des omoplates, vertèbres, fesses jusqu'au creux des genoux. Puis sur les lèvres, aux portes de la vallée où couve l'incendie, tu as fait jouer deux cubes dont les arrêtes se sont rapidement émoussées, et délicatement tu les as enfouies aux plus profonds de moi. Cherchais tu vraiment à m'apaiser ?
Non, tu cherches le point, faisant gonfler les deux tiges qui l'enserrent. Tes doigts font un lent mouvement de gauche à droite, tandis que ta langue lisse et glisse.
Lorsque je me suis mise à gémir, tu as mis le coin de la serviette dans ma bouche, puis tu m'as donné une première jouissance, dans le silence absolu.
Tu as allumé un cigare à la flamme. Je t'ai vu songeur. Surtout ne pas faire de bruit. Tu sais que je crie si fort. Que faire ?
Alors à mon tour, je t'ai étendu sur le drap frais, te glissant un mot à l'oreille. Avec les cordons si fins du mp3, j'ai lié tes mains à une des billes de bois de la tête de lit. Je n'ai pris qu'un glaçon, pour tes lèvres, avant d'y glisser à mon tour le coin de la serviette. Et sur la table de nuit, j'ai saisi le petit flacon d'huile, versée quelques gouttes dans mes paumes, massé mes mains pour les chauffer.
Et interminablement, mes doigts ont exploré, ma paume a frôlé chaque centimètre de ta peau pour y faire naître un frisson.
Chaque centimètre sauf ceux qui se tendent inexorablement. Juste une fois, alternant doucement et puis fort, un frôlement, un va-et-vient de la paume sur la longueur dressée, là où la peau fine est si sensible.
Lorsque j'ai vu tes jambes se raidir, tes mains s'agripper à la bille de bois, j'ai fait jouer dans mes doigts les bourses gorgées, les abandonnant dès que …
Mes mains t'ont retourné, mes paumes ont repris leur danse en rondes arabesques pour t'apaiser un peu. Passant de tes épaules au milieu de ton dos, ma paume appuyant dans le creux entre chaque vertèbre, puis celui des reins.
Je m'attarde sur tes cuisses, suivant les contours des muscles, et sur les mollets que j'aimerais mordre. J'entends le gémissement sourd qui monte.
Je reviens sur tes fesses qui se crispent en réflexe. Alors j'écarte et je sais au petit tortillement de ton corps, au gloussement qui t'échappe, que tu ris. Anticipes-tu ?
Oui bien sur, tu sais déjà…
Mais pas tout de suite, encore des caresses. Encore la douceur, la chaleur, l'attention qui te manquent tant. Que tu aimes tant. Encore mes mains qui palpent ton corps. Encore le surprise de ne pas savoir où elles vont se poser.
Je remonte le long de ton torse, sur les côtés, passe mes mains sous le buste que tu soulèves un peu. Tu respires fort. Je perçois ton gémissement étouffé lorsque j'évite soigneusement d'agacer les pointes que je sais désormais si sensibles. Prendre le chemin de tes bras, ta nuque, enfouir une mains dans tes cheveux. Masser un peu le crâne. Puis redescendre le long de ton dos lentement.
Pas trop longtemps, juste suffisamment pour te surprendre lorsque ma bouche se pose enfin sur toi, écartant à nouveau tes rondeurs fermes.
Et lorsque ma langue puis ensuite mes doigts se sont enfouis à l'intérieur de toi, toi l'indomptable, tu t'es surpris à céder, à te laisser aller. A accepter la caresse que tu apprécies et redoutes tout autant.
A nouveau sur le dos, j'ai écarté tes jambes, plié tes genoux, et délicatement j'ai cherché le point, à l'intérieur de toi. J'ai massé, mes yeux fixés sur ton vit, toute à l'écoute de ton corps vibrant.
Lorsque le premier tremblement est venu t'envahir, je l'ai d'abord ressenti sous mes doigts, à l'intérieur, puis sous mon pouce en pression sur ton périnée. Tu es désormais incroyablement dur, et je sens tes muscles raidis sous mon autre main qui volette encore. Je peux voir ton ventre saisis par les premiers spasmes.
Alors que tout ton corps est envahi par la première jouissance, je ne faiblis pas car je sais qu'il y en aura d'autres. Je te regarde emporté par les vagues qui s'emparent de toi.
Je me retire, ne te touche plus. Je te laisse extatique. J'attends. Je sais que tu n'as rien perdu de ta vigueur, bien au contraire.
Tu me réclames. Je te libère. Tes mains sont à nouveau sur moi.
Alors […]
Edit:
Il m'écrit : "Hum... la serviette mouillée"
Je réponds : "Oui... je sais, mais trois paragraphes de plus... faut pas abuser des bonnes choses."
M. "Effectivement, ça serait de la gourmandise !"
B. {censuré}
B
---
Oups… encore trop long !
Mini court de palpation, on ne se palpe jamais assez mutuellement. Pour l'huile ma préférence va à un produit relaxant sans parfum (on peut ajouter l'huile essentielle que l'on
veut) d'une boutique au nom du sud…
Pour le cours de massage du clito (tiens au fait, savez-vous quelle est la taille et la forme ???), un certain jeune homme a fait bien mieux que moi, mais comme il boude mes textes trop longs, je ne le mets pas en lien.
Le massage de la prostate de monsieur (bref... son point g) lui donne une jouissance, que dis-je des jouissances multiples, et maintient sa vigueur entière. On peut ainsi ensuite en profiter encore pleinement...
Pour la serviette mouillée, on en parle en privé ?
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Petite Fr@nçaise
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vendredi 14 décembre 2007
Après-midi canapé
Mesdames et oiselles...
Pour le plaisir des yeux ! Partageons...
(Ca pourra faire le thème d'un prochain concours, j'ai déjà quelques belles prises de vue, alors messieurs... préparez !)
B
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Petite Fr@nçaise
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Libellés : Fun
dimanche 9 décembre 2007
Too sexy - Il faut souffrir pour être belle -Hammam et henné
Voilà ! Largement de quoi débuter la semaine. Prenez le temps.
Pour les over-deborded (... soupir) le capiteux est "le hamman", plus bas.
Il y a encore de l'eau... pour un amateur grippé, dédicade en clin d'oeil, pour avoir chaud et faire sortir le mal (ou le male ?).
Et une menace pour les visiteurs paresseux : pas de com ? je vais me mettre à bouder. Et mettre mes petits textes longuets dans un beau classeur.
Mon coloc a débarqué ce matin du premier train qui passe sous le Channel. Tout fripé, tout mal peigné.
Lovée dans le canapé, un plaid remonté jusqu'au menton, je terminais ma nuit.
Il me dépose une pile de magasines, de journaux dans la langue de Shakespeare. Miam ! Je vais pour lui faire un big hug de première bourre, genre joueurs de hockey, mais il s'enfuit.
-Pas dormi, pas eu le temps de me doucher…
Grrrrrrr
Je replonge dans la torpeur en feuilletant le Vanity Fair. Sauf que je pique du nez. Mmmmm, une soirée un peu arrosée, quelques tendresses et frissons partagés… je suis épuisée.
Mais qu'est-ce qui lui prend ? Pour la troisième fois, il remet ce truc à fond !
http://fr.youtube.com/watch?v=q75gREOjyFI
Je vais vers la salle d'eau des garçons. Il est là qui se dandine, balance des coups de reins au lavabo, au miroir, au porte-serviette. A moitié rasé, le rasoir en guise de micro, se paluchant les pectoraux, la tablette de chocolat un peu ramollo de trop de déjeuners *** et plus assez de varape. Bien loin du golden baby-boomer en custume trois pièces sobre et tristounet.
Enfin, tristounet, ses costards trois pièces, ils le sont pas tous.
Il croise mon regard interrogatif dans le miroir.
-J'ai passé une super semaine ! Et toi ???
-Des hauts et des bas. Pas mal de tensions, trop de nuits intenses et écourtées. Finalement, très bien terminée.
Alors il m'entraîne dans sa petite danse lubrique en riant, se plaquant contre mon dos. J'ai plein de mousse dans les cheveux. C'est malin !
Il nous pousse sous la douche, histoire de bien se réveiller.
J'aime bien mon coloc. De temps en temps, il déjante grave, pour un rien, pour un tout, pour un popotin aimable, pour un moment de raffinement hors norme. C'est un complice yin yang délicieux.
Et heureusement (enfin à mon goût), il ne cède pas à la nouvelle mode.
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Extrait de l'article "On the limits of self-improprement, Part II". L'écrivain Christopher Hitchens se fait un petit avant-après, pour se requinquer la santé et l'image corporelle. Il s'abandonne aux soins des chasseuses de pouals, une technique à la cire brésilienne, après avoir reçu les attentions d'un dentiste. En anglais... faut s'entretenir aussi la langue, nest-ce pas ?
"This sense of reversion to childhood was enormously increased the following morning, when I arrived at the studio of the renowned "J. Sisters", the seven girls from Brasil who have pioneered the waxing technique that bear's their country name. […]
The male version of the wax is officially called sanga, which is the name for the Brazilian boys' bikini. I … was instructed to call out when I had disrobed and covered my midsection with a small towel. Then in came Janea P the actual creator of the procedure. She whipped away the exiguous drapery and, instead of emitting the gasp or histle that I had expected, asked briefly briskly if I wanted any "shaping". Excuse me ? What was the idea ? A heart shape or sore tiger stripes, perhaps, on the landing strip ? I disdained anything so feminine and coolly asked her to sanga away.
Here's what happens. You have to spread your knees as far apart as they will go, while keeping your feet together. In this wide stance position, which is disconcertingly lie waiting to have your Pampers changed, you are painted with hot wax, to which strips are successively attached and then torn away. Not once, but man times. I had no idea it would be so excruciating. The combined effect was like being tortured for information that you do not possess, with intervals for a (incidentally very costly) sandpaper hand job. The thing is that, in order to rip, you have to grip. A point of leverage is required, a place that can be firmly gripped and pulled while the skin is tautened.
The businesslike Senhora Padilha daubed away, took a purchase on the only available handhold, and then wrenched and wrenched again. The impression of being a huge baby was enhanced by the blizzard of talcum powder that followed each searing application. I swear that several times she soothingly said I was being a brave little boy… Meanwhile, everything in the general area was fighting to retract itself inside my body.
Small talk is difficult under such gruelling conditions, but I am ruthlessly professional and managed to keep my end up, so to speak. "What sort of men come here ?"
"Those who are preparing for haemorrhoids operations". Oh, great. "And those from Wall Street who sit too much and get their behinds irritated". Uh-huh. "Also many who are urged by their wives and their fiancées". You don't say. Also gather, tough this isn't part of the pitch, that male porn stars get the wax in order to enhance their profile on the video. By this stage, I though I could tell we were drawing agonisingly near the close, but I as wrong. Boy, was I ever wrong.
You ladies will know what I mean by the stirrup position, which I was now unceremoniously instructed to assume. That's to say. I braced one leg up while Ms. Padilha braces other. And she does this for living. .. Oh Jesus, I was overwhelmed by a sudden access of lava-like agony, accompanied by the vertiginous sensation that there was no there there. Stunned into silence, I listened slack-jawed as she told her plans to expand into the London market, and …
To call this a "growth" industry might be a slight mistake: the J Sisters will not rest until every blade has been torn from every crevice. Tomorrow, the world but today, your humble servant. And my only question was "Where's the rest for me ?" We did not take a "before" picture so with your indulgence shall not share the "after" one. The total effect, I may tell you, is somewhat bizarre. The furry pelt that is my chest stretches southward over the protuberant savanna that is my stomach, and then turns into a desert region. Below the waist, a waste.
… the J sisters staff had been surprised by my failure to yelp or cry out so I suppose I can be prouder of my British reserve… And I have a nickname for my porn-ready but paradoxically still-wincing courting tackle : "Smooth Operator". How long, I ask myself idly, will this last ?
If faut souffrir pour être belle, as the French say."
(c) Vanity Fair - December 2007 - London Edition
Sa description est tellement ... miam !
Qu'est-ce que j'ai dit déjà ? Ah oui… préférence pour le modèle yeti…
Faut pas croire tout ce qu'on écrit sur un blog… polom polom.
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Le bain - Le Henné
Qu'est-ce qu'ils ne vont pas inventer, parfois, pour motiver une équipe ! Un raid en voiture dans le désert… Incentive qu'ils disent. N'importe quoi !!! Parcourir des kilomètres à toute vitesse, sans rien voir des paysages, sans rien connaître des gens.
Si ça les amuse, autant jouer le jeu. Mais là, plusieurs jours de tape-cul, de bascules et glissades dans les dunes, de soirées sous la tente où je me caille les petons dans le jus de la journée, de petits matins à chercher un coin en retrait… heureusement qu'on a eu le droit de convier le compagnon de voyage-copilote de notre choix. Et que le mien n'hésite pas à dédaigner le chrono du check-point pour un moment intense sur fond d'immensité ocre et bleue, sinon je coulerais une bielle, exprès.
Bref.
Ce soir, arrivée dans une petite ville, premier soir à l'hôtel. Modeste, couleur locale. Mais enfin, des gens, de vrais gens. Et une salle de bain.
Après 4 jours, je n'y tiens plus, la poussière, la chaleur, besoin de me laver. Malheureusement, mince filet dans la douche. Autant lui réserver et me laver au lavabo. Zut, pas assez de serviettes, je demande une femme de chambre. Elle apporte le nécessaire et soudain j'ai une idée.
-Auriez-vous un hammam ici, en ville ?
-Oui bien sur ! Mais ce n'est pas un établissement … luxueux, juste pour les habitants.
-Tant mieux ! Est-ce un bon jour aujourd'hui, pourriez-vous m'indiquer comment y aller ?
-Au bain, avec cette chaleur ? (elle semble sceptique, forcément une européenne…)
-Oh oui, au contraire… c'est très bon. N'est-ce pas ?
-Et bien, justement j'y vais tout à l'heure, mais … malheureusement, le hammam est réservé.
-Ah ?
-C'est-à-dire… c'est pour un mariage, une de mes soeurs…
-Oh… je ne veux pas vous déranger. Excusez moi. Ca ira. Merci beaucoup pour les serviettes.
Je tends un billet. Elle s'en va.
Puis un toc-toc léger.
-Si vous voulez, vous pouvez venir. Ce sera long, donc vous aurez le temps de vous laver avant qu'on commence.
Assia me guide à travers les petites rues, on devient deux complices en quelques minutes. Arrivée dans la maison familiale, on s'y affaire beaucoup, ce sont les prémices du mariage. La matriarche est prête, impériale, entourée des femmes, accueil simple. On me montre les objets préparés, les serviettes roses, tout un fouillis de coton et de toile rose du plus pale au plus vif, des produits de beaute. On part vers le bain.
Pas un hammam de luxe, non. Le bain de quartier.
La salle de repos dans la demi-pénombre, merveilleusement frâiche, où les femmes se déshabillent, en toute simplicité. On se regarde sans se voir. La nudité des corps, à peine soulignée par un linge de coton blanc que l'on drape autour du buste, la pudeur est présente. Je me mets nue sans peur, spontanément, moi qui déteste le faire dans les vestiaire des salles de sport.
Descendre dans la première salle. Sombre comme une matrice. Pas trop chaude, chaleur différente du dehors. Chaleur humide. S'asseoir sur la pierre dans la cave voûtée, la buée. Commencer à transpirer, à molir. S'abandoner à la chaleur enveloppante.
Et tous ses corps féminins autour. Les petits groupes de femmes. Elles sont si belles, celles marquées par les ans, celles au corps gonflé par les grossesses. Les seins lourds qui tombent. Et les petites jeunes femmes dont on devine qu'elles n'ont pas encore vécu. Les petits seins pointus. Ou déjà opulents. Les grands maigres, au corps si sec, si peu généreux.
Passer dans la salle chaude. Se sentir fondre encore davantage. Grosses goutes qui coulent dans le dos, sur les reins, entre les cuisses, sur le visage. Commencer à s'asperger avec un bol en émail tout simple. Commencer à se laver. Et les doigts de la matriarche qui viennent sur le corps, qui malaxent les hanches, le ventre. Elle me dit que je ferai encore de très beaux enfants. Avoir plein d'enfants, moi fille unique, quel bonheur.
Puis passer entre les mains des femmes qui lavent, qui frottent durement. Extirper la crasse jusqu'au plus profond des pores. Et revenir dans la chaleur, pour se laver encore.
Soudain les youyous, le groupe de femmes parées de rose, qui entourent la fiancée. Qui la cachent dans un grand lais de tissus rose aussi. Observer, en retrait. Se faire raconter ce que se passe, les soins, les attentions. Les mêmes que ceux que j'ai subi, que j'accepte de subir encore.
Voir les regards complices de mes nouvelles amies, Assia et sa soeur, une brune au sein lourd, l'autre blonde et gracile. Quels mélanges, quels contrastes.
Me livrer à leurs mains, à la pate de miel et de citron, qui enlève le duvet sur les jambes. Les voir se murmurer quelque chose à l'oreille. Et rire.
Je suis en confiance. Je suis bien. Elles prépare une pâte verte mêlée d'argile. Un masque ? Allons-y ! je suis allongée sur la pierre. Oh surprise ! Les petites mains qui se posent sur la toison, étendent la pâte. Je suis un peu gênée, confuse. Mais il ne faut pas bouger. Elles rient sans façon, de la bonne blague faite à la française naïve.
L'eau qui passe quelques minutes après, qui enlève tout. Et les rires partagés. La matriarche qui sourit, se moque tendrement de la touriste qui s'est prêtée au jeu et qui l'a trouvé charmant.
Se laver les cheveux, le geste simple de la femme, de la mère qui vous verse de l'eau sur la tête et parle de la vie. Se pencher en avant pour dégager la nuque et sentir l'eau couler. Frissons encore. Se lever, se pencher. Tordre les cheveux puis se relever et se dresser sur la pointe des pieds, les secouer dans un grand geste pour leur donner du volume. Etre triomphante. Nue. Propre. Neuve. Enfin.
Remonter dans la salle de repos. S'étendre dans la pièce fraîche, là encore voir sans regarder les corps.
Un homme ici ? Ce serait pour lui l'enfer, l'enfer ... et le paradis.
Le thé à la menthe, contraste du chaud sucré et de la menthe vive. Odeur enivrante. Ouhhh, je pars loin.
Retrouver le groupe de femmes parées de rose, attentives et heureuses, voir le rite se poursuivre. Et ce petit groupe de jeunes filles qui se disent des secrets dans un coin. Et les corps qui vont de l'une à l'autre, se penchent pour parler à une femme totalement en repos, le mouvement des seins, des hanches.
Tous les corps, certains demi-nus, certains nus, mais toujours ce voile de tissus, ou cette serviette qui cachent et dévoilent. Sont-ils laids ? Sont-ils beaux ? Peu importe les canons que l'on prétend nous imposer. Ici, je vois, l'espace d'un instant, le beau, la vie.
Repasser la culotte fine, découvrir la nouvelle sensation du linge sur la peau nue, sur le pubis de vierge. Et l'autre sensation, de la robe de coton frais qui tombe en corolle. Je n'arrive pas à trouver les mots pour décrire la douceur de cette caresse sur la peau neuve.
Sortir. Retrouver l'autre chaleur. Et les hommes qui attendent dehors. Le compagnon de voyage est là aussi. Un groupe de femmes, complices, fraîches, qui sortent du bain… je crois que ça fait vraiment bander, même le père devant la matriarche de 10 enfants. Un mot de bienvenue rituel (j'ai oublié la formule), salut pour la femme nouvelle.
On nous invite au mariage. Décliner serait faire offense. Mais je n'ai rien à mettre. Qu'importe, on me prêtera. Rentrer à la maison, les boissons fraîches, les pâtisseries sucrées.
Se retrouver dans la chambre pour se changer pour le dîner. On m'apporte un sarouel, pantalon noir et large, une veste-tunique noire ouvragée de dizaines de perles noires et brillante, des sandales. Des sandalettes fines. On lui passe une chemise propre. Ses yeux qui dévorent.
Les petites caresses sur la peau encore plus douce que douce. Le manque de temps, et puis la décence de ne rien faire car on ne baise pas quand on est ainsi invités.
Se mettre nue sans y prêter attention. Voir le regard devenir fou. Rire.
Sans provocation, commencer à raconter le hammam, les femmes, les gestes… Il ne veut rien savoir et se sauve.
Je me laisse conduire dans la cour réservées aux femmes. Quel accueil simple et chaleureux. Ne plus se sentir étrangère. Accepter, un soir, une nuit, la séparation, pour mieux communiquer, comprendre, connaître. Percevoir la musique assourdie qui parvient de la salle réservée aux hommes.
S'immerger dans les rites encore, les cadeaux, les bijoux que l'on présente, qui passent de main en main. Les tenues qui changent dans un tourbillon. Se voir offrir encore des saveurs nouvelles, sucrées-salées, des mets délicats, pimentés ou suaves. Jour exceptionnel de générosité et de partage.
Comprendre que notre accueil, de parfaits étrangers sans autre désir que d'être là, de partager aussi, allait de soi en ces moments là. Ressentir la générosité brute et en pleurer.
Les hommes et les femmes séparés seront réunis le lendemain. Mais il y a les visites des petits jeunes gens, seuls autorisés à venir. Messagers du groupe d'hommes qui dansent, parmi lesquels il est prisonnier. En sourire en catimini.
Le voir arriver pour qu'on lui montre le cérémonial du henné. Seuls quelques hommes proche peuvent entrer, dans le gynécée, avec le marié. Lui, il est étranger, il a le droit. Sa présence n'offense personne. Son regard est discret.
Entendre le chant, les youyou des femmes. Plonger dans le vertige des sons, des odeurs, des couleurs, des émotions si fortes. S'y laisser emporter.
Le henné dont on enduit les mains, rite magique. Il éloigne les mauvais esprits, protège du mauvais œil. Henné pour la baraka. Le henné pour trouver la grâce (Hen en hébreu), porteur de sensualité, de fécondité. Vivre par tous les pores et par le ventre, désormais mis à nu, plus que par le cœur, ce moment intense de sensualité, de promesse, d'engagement.
Echange de regards, lui, moi, éloignés de quelques mètres et si proches. L'un à l'autre, l'un pour l'autre.
http://fr.youtube.com/watch?v=Ult3uzXJKns
La musique qui envahit l'espace, les femmes qui se mettent à danser, l'une après l'autre, ou à deux. Le battement de la musique lascinant. Le foulard, les petites pampilles qui souligne le mouvement, la sacade des hanches, tendu par les mains et glissant de gauche à droite sur les fesses, ou au contraire serré bas, le noeud accentuant le brusque mouvement d'invite sensuelle.
Elles me lèvent, m'invitent à essayer. Me passe le foulard qui scintille autant qu'il tinte autour des hanches. Je m'amuse, maladroitement, à la danse suggestive, me laisse aller au rythme voluptueux, j'imite le mouvement de la femme qui me fait face... elle roule, ondule... et balance ses seins. Par défi, je fais de même ... un peu trop sans doute, les youyous montent encore. Les éclats de rire aussi. Je suis étourdie. Je vacille. Elles m'entourent, me soutiennent.
Il vient me chercher, m'entraîne vers l'air frais du jardin. Malgré son désir, il attend que le calme revienne.
Puis, nous partons vers cette chambre prêtée pour la nuit. Alors baiser sur le carrelage frais dans la moiteur du soir, l'odeur du jasmin. Effleurements sur la peau encore plus nue que nue, encore plus nue que le nu.
Et ne rien pouvoir crier.
B
Je cherchais une autre musique... orientale. Pas trouvée. Toute suggestion sera bienvenue.
http://fr.youtube.com/watch?v=0FfGVYt75vY
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Petite Fr@nçaise
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01:36
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jeudi 22 novembre 2007
Humour anglais
>>> http://www.youtube.com/watch?v=x-6HqMHpkFo
J'adore cette vidéo.
Parce que j'aime alterner les plaisirs, les clins d'oeil, le sucré-salé, l'acidulé et le sirupeux, l'aigre et le doux...
Have fun !!!
B
Publié par
Petite Fr@nçaise
à
22:24
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