Lieu : une salle de réunion feutrée luxueuse sans ostentation
Participants : une dizaine de personnes costumes gris – tailleurs sombres
Objet : bah… sans grande importance, réunion professionnelle
Présentations d'usage…
Je l’ai reconnu instantanément.
Grand, sportif, élégant, ultra-viril.
J’ai imperceptiblement battu des cils lorsque j’ai croisé son regard.
Lui s’est attardé davantage. Interrogatif.
Où, quand ?
Puis une légère crispation de la mâchoire.
J’ai souri aimablement. Sans insister.
Le hasard l’a placé presque en face de moi, mais j’ai reporté mon attention sur l’assemblée.
Le temps de la réunion soudain devenue ennuyeuse s’est écoulé. Lentement.
Les sièges étaient un cuir. Craquements à chaque mouvement.
Alors me sont revenu des gémissements, des suppliques.
Des images, des mouvements incoercibles.
Son corps entravé. Son âme libérée.
Vertige. Moment hors de moi-même.
J’ai perçu des mouvements. La réunion s’était achevée.
Maudite mémoire sensorielle.
Je ne sais pourquoi une feuille de contacts a circulé, nous obligeant à laissé nos portables personnels.
Les salutations d’usage. Conversations détendues.
Il se rapproche.
Je m’écarte. J’en ai terminé. Je pars.
Quelques instants plus tard, un sms.
« Madame, j’ai bcp apprécié votre discrétion. Je garde le meilleur souvenir de vous lors de cette fête si surprenante. Puis-je prétendre, un jour, à votre convenance, à un rdv privé ? Votre bien dévoué »
lundi 5 octobre 2009
Votre bien dévoué
Publié par
Petite Fr@nçaise
à
21:01
8
commentaires, Lis-moi du bout des doigts, lie-moi
Inscription à :
Articles (Atom)