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dimanche 11 décembre 2011

La soluce (1/2)



 

 
Puisqu'elle est réclamée à corps et à cris, enfin surtout à corps…

Evidences

• La photographie
• Le nu féminin
• Erotisme
• L'insolite
• Un joli cul
• Une vilaine fille
• L'affiche en arrière plan

Insolite

• Une jeune femme mise au coin (pourquoi cela serait-il si banal ?)
• Une jeune femme habillée en garçonne
• L'affiche le capital en arrière plan sur un photo érotique

Mystère

• Le verre repli d'un liquide doré qu'elle semble regarder, ou pas
• La chaise shaker au coin
• Le "truc" avec une fleur de lys


Donc… petite explication :

Je collectionne les photos à l'érotiques SM, selon des critères très personnels, et de manière encore plus sélective, un tout petit nombre de photos où quelque chose d'insolite, de décalé, intentionnel ou non, se passent, souvent en arrière plan.

Ces dernières peuvent être soit pro, comme ici, mais c'est rare.

Soit plus souvent des photos d'amateurs qui "oublient" quelque chose, souvent de leur quotidien, dans le cadre. Ou alors c'est leur quotidien qui s'incruste dans le cadre de manière impromptue.

(Un chat qui se pose devant l'objectif dans un autoportrait, par exemple… suivez mon regard)

Voilà pourquoi cette photo m'intéresse.

Au delà de cette vilaine fille au très joli cul, manifestement, l'affiche n'est pas là par hasard. Pour nous la montrer et qu'on puisse bien l'identifier, le photographe a dû resserrer le cadre, c'est évident. Un peu plus de profondeur de champ nous aurait mieux montré cette jolie silhouette.

Il nous donne ainsi, de manière un peu contrainte, une vue sur ce cul magnifique en premier plan.

N'est-ce pas qu'il captive le regard ?

Après, on prend un peu de recul car autre chose nous intrigue : la jeune femme très féminine est habillée d'un marcel et porte une casquette de prolo. Elle n'est pas du tout androgyne, même si l'on ne voit pas ses seins.

Il est rare que dans l'iconographie érotique, les femmes soient travesties. Elles portent certes parfois des costumes et des cravates, très glamour en général.

Donc, cette garçonne est insolite. Et ce qu'elle fait l'est aussi. Elle soulève son marcel pour dévoiler sa poitrine mais pas à nous.

Elle s'exhibe à l'affiche qui lui fait face.

Y a-t-il un quelconque message ? Franchement, je n'en sais trop rien.

Amis lecteurs pressés, vous pouvez arrêter là et revenir pour la partie 2. Sinon, installez vous très confortablement... la suite est longue et non illustrée (fallait pas réclamer).

***

Examinons les détails :


Le verre avec un liquide doré : là pour le coup, franchement, je sèche. Une petite idée du contenu, ce n'est pas un verre de vin ou à bière mais un petit verre. Un liquide clair. De la verveine ou de la suze ? Vraiment, je ne vois pas…


La chaise shaker : une chaise solide et identifiable, bien qu'à beaucoup elle doit paraître très ordinaire. Ce dossier en échelle n'est pourtant pas si commun et on le trouve à l'origine, il me semble, dans une communauté shaker. Elle est bien entendu d'une stabilité idéale pour ce qui va probablement suivre, cette jeune femme exposant son cul nul et pâle, au coin ! une fessée sur les genoux de celui ou celle qui l'infligera, donc, et il la faut cette solidité, pour supporter non pas un corps mais deux.  On remarquera cependant que là où la chaise est, la configuration spatiale est loin d'être adéquate ! 

Le photographe est justement américain...

La fleur de lys : il est possible que cela soit là pour évoquer le Québec, ou Saint-Louis, Missouri. (oui j'avoue, je cherche à vous égarer)

Ou est-ce le rappel d'un marque, infamante ou pas ?

Car cette fleur de lys évoque le marquage au fer, au fer rouge évidemment, une pratique très ancienne à multiples connotations.

  • Utilisé dès l'antiquité comme marque de propriété des animaux domestiques, un moyen simple, sans risque et presque infalsifiable, mais aussi à connotation magique de protection. 
  • Et encore dès l'antiquité, cela est valable pour les hommes aussi : soit la marque est infamante, apposé à la suite d'une condamnation pour un crime ou un délit, soit la marque d'esclavage, donc aussi de possession, soit une protection empreinte de superstition ou de religiosité .  
  • Enfin cela peut être un signe volontaire et/ou rituel d'appartenance à un groupe, une communauté, une tribu, une société plus ou moins secrète.
A titre de comparaison, le Bindi, qui est lui temporaire, mais souvent porté de manière permanente, est tout autant une marque à la signification multiple. Son utilisation comme ornement et symbole  s'est désormais répandue au-delà de l'Inde, et affranchie de la signification sociale (jeune fille ou femme mariée), religieuse (rituelle hidouiste), apposée sur le chakra du 3è oeil, pour y focaliser le regard de l'autre, ou encore marque de protection bienveillante ou signe de bonne fortune, de spiritualité forte.

Cela reste toujours un symbole festif.

(ça c'est pour entretenir une conversation intello avec l'ado ou pécho la voisine que l'on vous a imposée au prochain dîner de réveillon, messieurs, et qui portera, à n'en pas douter, une des "bindi" autocollants que l'on trouve partout en ce moment. Avouez que je suis sympa quand même !)  

Marque permanente, sur le front ou le corps, elle évoque plutot chez nous l'infamante mutilation du corps, comme on coupe la main du voleur ou du faussaire, que l'on marque l'ivrogne sur le front, l'esclave qui s'enfuit ou le déserteur (le marquage de l'esclave est à l'origine punitif), à la fois la punition, l'identification du coupable et du délit, moyen de prévention de la récidive et de dissuasion pour ceux qui la voit, qui la remarque.

Punition douloureuse, souvent publique, elle se distingue du tatouage qui n'est pas très douloureux et moins "marquant" psychologiquement, (on va éviter le point Godwin, merci), même s'il le reste à vie physiquement.

On marquait en France les prostituées de la fleur de lys et plus généralement les condamnés. Dumas l'indique dans les Trois Mousquetaires par exemple. Et justement beaucoup de ces prostituées furent envoyées "aux Amériques", au début de la colonisation française, étendue du Québec jusqu'à la Nouvelle Orléans.

(On oublie souvent que le territoire français était bien plus vaste que les premières colonies anglaises et dans le sud des Etats-Unis, le territoire esclavagiste est celui de la colonie française d'origine… )

En tant que peine et identification, elle fut abolie, ré-instituée, supprimée, au grè des courants de pensée et de réflexion sur les châtiments corporels, l'amnistie et la réhabilitation, en France certes mais aussi ailleurs.

La lecture de la Lettre écarlate, qui se situe dans un autre contexte, démontre comment une personne frappée du sceau du péché et du délit peut surmonter la culpabilité mais aussi le dégoût et le rejet qu'elle inspire à sa communauté, par ses actes, et donc faire évoluer les mentalités.

Cela pourrait nous entraîner dans un débat assez complexe sur l'aspect punitif et rédempteur, préventif ou intolérable, tant pour soi-même que pour l'entourage, de tout châtiment corporel public, définitif ou non. Tout comme de tout registre, public ou non, des crimes ou délits et de leurs coupables.

Restons sur cette fleur de lys.

L'ambivalence de la marque existe très tôt puisqu'elle peut être soit le signe du Démon, soit celui des élus qui seront protégés à la fin des temps :

Apocalypse : "Il leur fut dit de ne point faire de mal à l'herbe de la terre ni à aucune verdure, ni aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n'avaient pas le sceau de Dieu sur le front."

Ici, le "sceau" de Dieu est protecteur, à la fin de temps. Ailleurs, une marque définitive protégeait potentiellement des maladies.


Toutefois dans le même texte, ceux qui choisissent de se soumettre au démon portent aussi sa marque, celle du malin, celle du "Mal" par appartenance ou soumission.

Là aussi, et en contradiction avec le signe préventif ou protecteur, autrefois, une marque sur les animaux pouvait être celle du "Mal", un signe identifiant de maladie, car il y avait obligation de marquer les animaux malades différemment afin qu'ils puissent être identifiés.

L'idée de traçabilité est ancienne et curieusement, elle s'est un peu perdue avant que des accidents industriels récents n'en réinventent l'usage.

Marque de soumission au démon dans la Bible, marque de soumission aussi dans Histoire d'O ou dans l'univers goréen (Les Chroniques de Gor).

Appartenance et soumission se conjuguent de manière rituelle, plus ou moins volontairement. Ainsi dans le monde de Gor, on nait esclave ou pas. La marque n'est pas un choix.

Est-elle imposée ou proposée et acceptée dans Histoire d'O ? Le livre qui révèle cette pratique SM plutôt confidentielle au grand public et que je choisis par facilité pour l'évoquer ici, bien qu'à de nombreux chefs, je n'apprécie pas ce livre, que je n'ai pu terminer et dont la référence permanente m'agace.

Imposée ou acceptée, là encore cela fait débat. Je ne crois pas que O soit en capacité de refuser. Opinion très personnelle. Car si le début du livre est fortement empreint d'érotisme et de sentiments, la suite bascule, dérive dans le conditionnement et la manipulation.

Au début, la soumission de O est liée à son amour pour son amant. Tout ce qu'elle vit, elle le vit pour lui et par lui, quel que soit celui ou celle qui agit, tout en épanouissant son propre penchant pour la soumission sexuelle. Or l'objet de son amour change alors que sa soumission l'entraîne, à mon sens, au-delà de ce qu'elle souhaite.

Tout le débat est ici de savoir si la dépersonnalisation de O est volontaire et jusqu'à quelle limite cela est réversible, psychologiquement et physiquement, et donc tolérable pour nous.

Le marquage de O est le symbole de cette dépersonnalisation. Ce qui, là encore est complexe. Ecartons-nous de ce que je viens d'évoquer, à savoir si O a le choix ou non.

Il y a un autre aspect, contradictoire celui-ci. Elle est marquée du nom de son propriétaire, à la manière des esclaves (ou des animaux). Mais en même temps, elle est identifiée comme telle aux yeux de tous. C'est donc aussi une marque de reconnaissance de ce qu'elle est.

Cela redonne à O une identité propre et singulière qu'elle n'a pas au début du le livre, où tout comme les personnages sadiens, elle est assez effacée, elle a peu d'identité, de caractère…

Ce n'est donc pas un objet si ordinaire, un meuble dont on parle mais à qui on ne parle pas, comme à la fin du livre.

Si O est marquée, elle est reconnu comme telle par son "maître" ou "propriétaire", ce qui les lient tout autant l'un que l'autre.

La marque est là tout autant un signe de reconnaissance symbolique d'un engagement mutuel.

En dehors de l'univers SM ou BDSM ou historique de l'esclavage, le branding (marquage définitif au fer ou scarification par instruments tranchants) existe pour symboliser aussi cet engagement, ce lien entre deux personnes ou plusieurs, souhaité ou imposé, à des degrés divers de contrainte sociale.

Rituel d'intégration à une communauté, de passage d'un état à un autre.

Il en est d'ailleurs de même du piercing, modification corporelle plus ou moins permanente, très banale pour les oreilles en Occident, le nez ici ou là, et qui se banalise de plus en plus.

En ce qui concerne le branding, une affaire récente de bizutage au couteau pratiquée dans une université française nous rappelle que ce n'est pas l'apanage des fraternités anglo-saxonnes ou des communautés ethniques ou religieuses, en Afrique, Inde, Polynésie , etc.

Si on accepte la marque de sa communauté, de sa tribu, ethnique ou sociale, de sa fraternité, de sa corporation ou de sa confrérie, une fois accomplis des rituels souvent complexes, selon l'âge, la fin de l'instruction (études, entraînement à l'effort, militaire ou sportif, enseignement d'un savoir faire ou savoir-être), cette marque instaure tout autant des tabous, des règles de comportement nouvelles qu'au contraire, elle libère puisqu'elle autorise des actes interdits auparavant.

A vie, (et encore une fois, en dehors de toute connotation SM), elle symbolise aussi des engagements mutuels qui sont extrêmement forts, au-delà du corpus des lois écrites, mais pas, à l'évidence des obligations sociales et communautaires.

Est-il utile se préciser que, dans le contexte SM, cette symbolique est évidemment exacerbée. Et pourtant, d'une grande simplicité, comme je l'indiquais au début. Elle reste toutefois très rare, à l'inverse du piercing ou du tatouage.

Punition, identification de condamnation ou de propriété, signe d'origine ou de reconnaissance, traçabilité, d'immunité ou d'engagement, soumission ou appartenance, rituel imposé ou volontaire …

Amis juristes et philosophes, exégètes et joueurs, je vous laisse à vos réflexions sur la présence de cette fleur de lys.



L'affiche : ah, elle n'a pas échappé aux engagés politiques ! Bravo !

Comme je l'ai indiqué plus haut, pour bien l'identifier, le photographe a été contraint de resserrer le cadrage.

Mais cette note est déjà fort longue…

A suivre donc.

Il est asolument inutile de me réclamer davantage la suite, cette période de l'année étant chargée professionnelement. Par contre, vous pouvez continuer à m'envoyer des photos de votre corps, voire plus si affinités (message perso).

dimanche 20 juin 2010

Chambre d'hôtel

La survenance de cette deuxième rencontre s’impose peu à peu comme une évidence. Mais rien ne presse. Et puis… il y a un détail à régler.

Elle : chez moi, c’est impossible. Et je crois savoir que chez vous également.

Lui : oui. […]

Elle : et bien une chambre d’hôtel.

Lui : l’hôtel, c’est si impersonnel.

Je sens la réticence. Oui, une chambre d’hôtel c’est impersonnel et banal. Et connoté.

Rendez-vous des heures adultères, des heures mauves, fauves…

Pourtant…

On y trouve aussi ce que l’on y apporte. Il suffit d’un rien pour s’approprier l’espace et rendre le moment singulier.

Le choix de l’établissement importe peu, même si un lieu de qualité ou atypique crée en lui-même une atmosphère accueillante. Mais il est aussi des établissements de qualité dont la banalité est ennuyeuse. D’un autre côté, on n’est pas vraiment là pour la déco !

D’un lieu impersonnel, à nous donc de créer l’ambiance. Soyons audacieux !

Entrée dans la chambre, j’aurais le réflexe de tirer les rideaux, de créer une source de lumière. Tantôt crue, tantôt indirecte. Renverser une lampe de chevet pour en faire un spot, la poser au sol, n’ouvrir que l’éclairage de la salle de bain…

Et puis emplir l’espace d’une odeur, par une bougie aux essences subtiles, stimulantes ou suaves…

Ajouter quelques petites choses personnelles...

Et puis aussi du vin, des douceurs et des saveurs, pour mettre en appétit ou pour se remettre de tant d’émotions.

Une bande son choisie, diffusée par un ordinateur…

Une fois la mise en place terminée, sortir le coeur battant.

Glisser le pass dans une enveloppe qu’on lui donnera.

Et quelques autres idées mais chut… surprises !

Une chambre d’hôtel préserve mon « chez moi », mon cocon. Je m’y sens plus libre.

Pas d’y sombrer dans la débauche ou la dépravation… simplement plus libre.

Libre d'y jouir de toutes les licenses, y compris celle absolument pernicieuses de ne pas y baiser.

Bon, j’avoue il y a certaines chambres dont la description me laisse… songeuse tant elles sont prometteuses mais elles se situent outre-atlantique.

Chambre 108

- Lit queen
- Grand téléviseur plasma avec lecteur CD/DVD
- Miroirs aux murs et au plafond
- Douche multi-jets avec mur en verre et bain tourbillon
- Poteau de danse
- Banquette en cuir
- Plancher chauffant

Mmmm... Poteau de danse ?!!

Ce qui me rappelle cet autre établissement découvert par hasard dans une petite communauté rurale lors d'une exploration transcanadienne. La suite « executive » fort coquine, deux immenses lits avec des tas d’oreillers, un linge de lit fin et d’une blancheur incitant à toutes les souillures, grand jaccuzzi dans la chambre (???) et le fin du fin…

une cheminée !

B

Pour l'illustration, se rapporter à l'humeur du jour. Et rougir...

jeudi 29 avril 2010

Le majordome... (1/3)






Les coquines copines ne sauraient effectivement se passer d'un bon majordome*...



mais pour tout écart dans le service, elles savent se montrer impitoyables quant aux réprimandes.



Merci à 502 et à son commentaire, qui me permet de rebondir sur une prochaine expo de ce photographe, Ellen Von Unwerth, au Bon Marché.

Je pense que l'expo intéressera les amateurs de belles images et leurs accompagnatrices (ou vice versa).

(nb: justement, prévoir aussi comme accessoire de porter une black m*stercard, l'endroit incitant les jolies femmes à toutes sortes de petites faiblesses que l'on ne saurait leur faire pardonner qu'après avoir contribué à les y faire succomber)

Je reviendrai sur ces images, peut-être, avec un récit...


En attendant, ici d'autres belles images.


B

Ellen’Cinema au Bon Marché du 6 mai au 19 juin
Ouvert tous les jours sauf le dimanche de 10 à 20h (21h le jeudi et vendredi)
Entrée libre

* Evidemment, cher 502, je ne saurais me contenter de quelques lignes semées ici à tout vent ; CV, lettre de motivation et références, dûment publiés ici après revue du comité de sélection et entretien individualisé, sont indispensables pour cet emploi à durée éphémère. Pour les photos, euh... éventuellement.

jeudi 25 mars 2010

Suivre la cadence...

Mon grand-père, qui était ingénieur des mines, racontait à l'un de mes oncles, qui lui avait choisi les ponts, cette histoire que malheureusement, je ne me rappelle pas exactement, en guise d'avertissement sur la fragilité de ce que l'on croit indestructible.

Autrefois, les troupes à pied rompaient la cadence en franchissant les ponts car les vibrations du pas cadencé entraient en résonnance avec l'élasticité calculée du pont. Les ondes ainsi déclenchées risquaient tout simplement de faire s'écrouler le pont en entraînant la troupe. (il avait aussi une histoire sur le franchissement de la Bérézina, une explication basique de physique, démontrant que la glace s'était formé non pas avant mais pendant le passage de la troupe, emprisonnant les chevaux qui finirent par se noyer, mais me souviens plus non plus)

Cette simple onde vibratoire capable de tant de bouleversements, aux conséquences parfois néfastes, parfois bénéfiques, selon le point de vue, est restée en moi comme un enseignement majeur.

Voilà pourquoi, en toute chose, et notamment en matière d'exercice cadencé, il est bon de conserver des temps de pause, de rupture de rythme, d'obervation du terrain et de variation du comportement. Quitte à reprendre le rythme une fois le passage délicat franchi.

Pour la victoire finale, évidemment.

B

(Message personnel : oui, j'ai promis d'en parler... mais je n'ai pas dit comment. Je suis une joueuse)

ps : c'est évidemment à dessein que ceci n'est pas illustré, chacun pouvant l'interpréter comme il lui plaira

mercredi 17 mars 2010

Vipères lubriques




Vipères Lubriques

Je te mange à la croque au sel
Ton vice est mon péché véniel
Mais si je dis dans ma chanson
Qu'aimer c'est pas la communion
Que les versets de mes prières
Sont bannis dans nos séminaires
Que je te prends très rarement
Comme on prend le saint sacrement
[...]


Si je racontais nos fantasmes

Et comment tu prends ton orgasme

Comment tu peux trouver suave

De jouer ma petite esclave

Comment c'est bien plus rigolo

D'être ton petit gigolo

Comment parfois je tyrannise

Tendrement ma putain soumise


Je me ferais traiter d'sado
De petit sadique
Il se ferait traiter d'sado
De petit sadique
Je me ferais planter dans l'dos
L'épée juridique
Il se ferait planter dans l'dos
L'épée juridique

C'est pourquoi j'aime mieux qu'on taise

Ce qui brûle en tes yeux de braise

Car si je disais par ailleurs

Que je suis même un peu voyeur

Que parfois je suis ton sujet

Que je puis être un homme-objet

Qu'en rêvant tu me mets des chaînes

Tu me prends pour ton bois d'ébène

Je me ferais traiter d'maso
De masochiste
Il se ferait traiter d'maso
De masochiste
Je me ferais broyer les os
Par les moralistes
Il se ferait broyer les os
Par les moralistes

Si je disais qu'en plus de ça
Les pédés ne me gênent pas
Que je n'ai rien contre les gouines
Que sont nos deux jolies voisines
Si j'ajoutais qu'il nous arrive
De faire la fête avec des Juives
Et de danser jusqu'au matin
Chez des amis nord-africains

On verrait dans le Parisien
Ma figure hirsute
On verrait dans le Parisien
Sa figure hirsute
La belle tête d'assassin
Ecrirait Minute
La belle tête d'assassin
Ecrirait Minute

L'amour est cerise

Rebelle et soumise
Paupières baissées
Quitte ta chemise
Belle fiancée
L'amour est cerise
Et le temps pressé
C'est partie remise
Pour aller danser

Autant qu'il nous semble
Raisonnable et fou
Nous irons ensemble
Au-delà de tout
Prête-moi ta bouche
Pour t'aimer un peu
Ouvre-moi ta couche
Pour l'amour de Dieu

Laisse-moi sans crainte
Venir à genoux
Goûter ton absinthe
Boire ton vin doux
O rires et plaintes
O mots insensés
La folle complainte
S'est vite élancée

Défions le monde
Et ses interdits
Ton plaisir inonde
Ma bouche ravie
Vertu ou licence
Par Dieu je m'en fous
Je perds ma semence
Dans ton sexe roux

O Pierrot de lune
O monts et merveilles
Voilà que ma plume
Tombe de sommeil
Et comme une louve
Aux enfants frileux
La nuit nous recouvre
De son manteau bleu

Rebelle et soumise
Paupières lassées
Remets ta chemise
Belle fiancée
L'amour est cerise
Et le temps passé
C'est partie remise
Pour aller danser

Jean Ferrat

dimanche 31 janvier 2010

Petit exercice mastubatoire : bourse, crise et ... anti-crise



Avertissement : Le texte qui suit n'a aucune vocation érotique. [Lecteur (h/f) voyeur et pressé, tu pourras passer directement aux photos finales qui sont d'ailleurs dédicacées, mais il faut lire le texte pour comprendre pourquoi]

Par hasard, en cherchant tout à fait autre chose, je tombe sur une démonstration "comment gagner à tous les coups [et coûts] en investissant en bourse", pseudo scientifique car basée sur un calcul de proabilités à partir d'un lancement de dé aléatoire (ici, lecteur tu peux cliquer mais ce n'est pas obligé pour comprendre la suite) dont le postulat de départ est, à mon sens, fondamentalement erroné. Je réagis au quart de tour en commentaire...

Puis trouvant que ma petite explication basique, voire simpliste, n'est pas si mal, je vous la recopie ici, avec quelques précisions complémentaires. ça peut toujours servir...

La démonstration est une variante, avec dés, de celle du singe de Fisher (1):

(mekeskeldi ???)

Le singe de Fisher, en lançant des flêchettes, déterminait au hasard les actions à acheter, et obtint, en pratique, de bien meilleurs résultats (ou gains = plus values) que n'importe quel conseiller financier professionnel. Cette expérience est régulièrement reproduite, toujours avec le même succès car flattant le quidam à bon compte (si un singe peut le faire, pourquoi pas moi ?)

Seulement le problème [miser sur n'importe quoi pour gagner à tout coup] n'est pas là.

L'acte d'achat (miser) est une chose, l'acte de vente (obtenir la plus -ou moins- value) en est une autre.

C'est bien de cela dont on parle : empocher la plus-value et, là, dés ou flêchettes ne sont d'aucune utilité pour savoir s'il faut garder ou vendre et surtout quand vendre !

Autrement dit, il faudrait aussi jouer lorsque l'on vend, pas seulement lorsque l'on achète.

On appelle ça faire des arbitrages lorsque l'on gère un portefeuille de valeurs.

Or, et c'est là où le métier de trader a toute sa force ainsi que celui de gestionnaire de portefeuille, "sentir" le marché boursier et prendre des décisions d'arbitrage est autrement plus difficle que de lancer des flêchette ou des dés.

En d'autres termes, il n'y a pas de martingale. On ne peut pas prévoir mathématiquement (de façon certaine donc) l'évolution du marché boursier, qui par nature, est aléatoire (oui, comme le jeu de dé, d'où la confusion).

Lorsqu'il y a opportunité d'arbitrage (opportunité de vendre pour empocher les gains), les acteurs du marché s'en saisissent jusqu'à ce que cette opportunité soit épuisée, en général assez rapidement (car plus le cours monte, plus le volume des ventes diminue : on ne vend plus ce qui prend de la valeur, sauf si on a besoin de liquidités, et si on a besoin de liquidités, c'est qu'on est en difficulté -où que l'on entretient une maîtresse, mais c'est un autre débat).

De plus, un portefeuille est rarement constitué des seules actions cotées (échantillon pris pour la démonstration). Et ce pour plusieurs raisons :

- une action est un titre de participation et non de placement (littéralement, vous ne 'placez' par votre argent en bourse lorsque vous achetez une action, mais vous achetez une part de société, i.e. vous investissez)

- l'évaluation du risque, intrinsèque à la décision d'arbitrage sur une action (acheter, garder ou vendre) est très complexe sur une part de société (= action) car évaluer une société (surtout une société cotée) est compliqué ; or en achetant une action, vous devenez propriétaire d'une partie de la société, avec tous les risques encourrus par un propriétaire, y compris la perte totale du bien ; ça donne à réfléchir et plutôt deux fois qu'une...

- le risque est beaucoup moins difficile à évaluer pour les titres de placement = titres de créances (= obligations) [en achetant une obligation, vous prêtez de l'argent à l'emprunteur, vous devenez son créancier et non son propriétaire] surtout lorsqu'il s'agit des OAT ou des bons du Trésor ; cependant leur rendement est faible car le risque de défaut de l'emprunteur est faible (sauf si c'est une famille pauvre américaine qui voulait devenir propriétaire et qui avait déjà 3 voitures et 12 cartes de crédits, mais c'est aussi un autre débat), car sinon, il n'aurait pas été admis à emprunter par les gendarmes de la bourse, qui sont bien pires que votre banquier lorsque vous lui demandez un découvert de 1000 roupies

- même si le marché des fusions-acquisitions est moribond, il y a toujours une certaine possibilité (je n'ai pas dit probabilité) qu'une société soit acquise par une autre ; en d'autres termes que l'action X deviennent l'action Y ; or avouez le, vous n'appréciez pas d'avoir acquis un carosse à l'aube et de vous retrouver avec une citrouille à minuit, si vous me permettez cette métaphore, voilà aussi pourquoi les gens se méfient des actions et diversifient leur portefeuille

(il y a cependant quelques optimistes qui croient pouvoir trouver une ferr*ri à leur réveil, on en a vu beaucoup au moment de la bulle technologique)

- ainsi que l'échantillon l'indique, le marché coté se limite à 375 titres, et, qui plus est titres de sociétés qui, pour avoir accès au marché, sont très sévèrement controlées (justement pour protéger des faillites spectaculaires et autre jeudi noir) ; en d'autres termes, ce sont littéralement des produits de luxe, rares et d'exception. Pas étonnant qu'ils soient, dans leur quasi-totalité, systématiquement cotés à la hausse. Mais vous remarquerez que, comme en matière de luxe, certains passent de mode ou deviennent de mauvaise qualité et donc font "plouf" à la cote

- comme je l'ai écrit, arbitrer c'est acheter, garder ou vendre. En pratique, l'acte de vente sera toujours différé par la majorité des boursicoteurs amateurs et il est démontré (mais je ne sais plus où) que cela ramène à long terme la valeur du portefeuille à zéro, car l'instinct incite toujours à vendre en cas de baisse -donc à perte- et garder même en cas de forte hausse

- d'où l'intérêt d'avoir aussi des valeurs qui se liquident d'elles-mêmes comme les obligations, où la décision de vendre est quasi-éliminée par le fait qu'elles arrivent forcément à échéance, donc on élimine ici le choix (ou dans le cas de l'expérience, l'élément aléatoire)

[consentir à ne plus avoir le choix pour obtenir satisfaction... c'est une position intéressante, mmm ?]

Bref, n'importe quel conseiller vous dirait que si vous avez 33K à placer, il ne faut surtout pas miser sur les seules actions (patrimoine à long terme par définition) mais diversifier et gérer à moyen terme, en fonction de vos besoins en liquidités.

Ce qui est le contraire du postulat de départ : miser et ramasser la mise + gain après un an.

C'est là tout le paradoxe : le propre des obligations est d'être des instruments financiers à court terme ; il vous faut donc, si vous voulez jouer sur un an, miser sur des valeurs dont le cours varie peu et donc avoir des chances de gain a minima, proportionnellement à la mise.

Mais c'est quasiment impossible. Il est très difficile de détenir directement des obligations aujourd'hui.

A cela une explication simple : bien que théoriquement cotées en bourse, les obligations sont essentiellement détenues par les particuliers à travers les OPCVM et les contrats d'assurance vie ; ce sont donc ces institutionnels (les gestionnaires d'opcvm et d'assurance) qui négocient entre eux, non plus en bourse mais sur le marché de grè à grè. donc hors cote !

Et la souscription contractuelle à des opcvm ou assurance vie rend très onéreuse la sortie à court terme (ici un an). La probabilité de gain à court terme est donc fortement grevée par les frais et taxes.

La constatation pose en fait une vraie question : pourquoi la crise si la bourse [actions] est en si bonne santé qu'on peut y réaliser des telles plus-values théoriques ?

La crise n'est pas boursière mais financière.

Car à côté des gestionnaires classiques de valeurs, qui prennent plus ou moins de risques selon leur style de gestion, qui est très réglementé (ils utilisent non par leur argent mais le vôtre, boursicoteur lambda) se sont installés des gestionnaires "alternatifs" très peu réglementés (qui eux ne s'adressent qu'à des investisseurs avertis = grosses fortunes ou institutionnels). Ce sont les fameux hedge funds.

Et parce qu'ils s'adressent à des investisseurs "avertis", ils sont peu règlementés car, en théorie, il n'y a pas besoin de protéger les investisseurs "avertis". Pourquoi ?

Réglementer, c'est établir des règles du jeu afin de le rendre équitable. On estime en effet que le jeu n'est pas équitable entre celui qui investit en bourse (peu expérimenté) et le professionnel par définition, expérimenté (en pratique, les investisseurs institutionnels ou zinzins ... (2)).

Ici, l'investisseur (ou l'épargnant) est considéré comme un simple consommateur, au même titre que la ménagère, (et ce même s'il s'agit d'une entreprise qui place une partie de sa trésorerie).

(Ne me demandez pas pourquoi les (grandes) entreprises ne sont pas assimilées aux grandes fortunes, donc traitées commes des investisseurs avertis ; on n'en finirait pas.)

Or, les gestionnaires alternatifs prenaient des arbitrages "alternatifs" en particulier sur des titres particulièrement "pourris" mais prétendus à fort effet de levier ($$$ gros gains immédiat assurés), voire étaient de vrais escrocs. Et non pas en bourse mais sur les marchés de grè à grè.

Séduits par les performances des hedge funds, les gestionnaires institutionnels ont été tenté d'employer les mêmes méthodes alternatives. Enfin certains et ce en marge des règles prudentielles. Voilà pourquoi ils se font taper sur les doigts mais très symboliquement seulement.

Vous comprenez maintenant pourquoi certaines "grandes fortunes" ou autres institutionnels ont beaucoup perdus alors que le boursicoteur lamba (et le singe de Fisher) devrait, en théorie, avoir gagné la moitié de sa mise l'année dernière, si -et j'ose dire seulement si- il revendait l'intégralité de son portefeuille.

Ce qu'il/elle ne fait jamais (sauf s'il/elle a deux ou maîtresses tout aussi dispendieuses que licencieuses ou amants exigeants, mais c'est un autre débat).

CQFD

1. Fisher fut prix nobel d'économie mais son aura -crédibilité et fortune- perdirent beaucoup au moment du krach de 29 qu'il fut incapable de prévoir (et non prédire... ce n'était pas une voyante et votre conseiller financier/banquier non plus, soyez en assuré).
2. Vocable de moins en moins usuel dans les milieux financiers, et on comprend pourquoi aujourd'hui.

merci de m'avoir lue jusqu'au bout. Pour vous récompenser, spécial dédicace orientaliste à Zorg qui a affirmé, me semble-t-il, avoir plusieurs maisons et maitresses
...




et voici pour d'autres lecteurs attentifs et lectrices coquines et gourmandes (j'ai des noms ...)



Crédits photo : André Deljarrie (RIP)

Prochain thême des leçons particulières : la fessée érotique. [ca valait le coup de lire jusqu'au bout non ?]

B

samedi 2 janvier 2010

Verbi gratia






Felix qui potuit rerum cognoscere causas. (Virgile)

http://www.youtube.com/watch?v=WhPD5b4g5CE

Every breath you take and every move you make
Every bond you break
Every step you take,
I'll be watching you
Every single day and every word you say
Every game you play
Every night you stay,
I'll be watching you
Oh can't you see you belong to me?
How my poor heart aches with every step you take...


B




samedi 19 décembre 2009

Chair et poils

[Attention : ce message comporte des images pouvant heurter la sensibilité des arachnophobes]

Non, n’insistez pas. Je ne participerai pas aux deux grands débats métaphysiques du moment, à savoir :

(i) Poils : avec ou sans, this is the question ;


(ii) Chair : Fantasmes, faut-il tout dire à son âme sœur (conjoint, partenaire, hamster, whatever…).

Non, non et non. D’ailleurs mes fantasmes sont si compliqués et indécents que je n’arrive pas à me les raconter à moi-même, alors à quelqu’un…


Bref.

@ Les filles et amateurs de beaux muscles : allez zieuter directement à la fin, le reste n’ayant que peu d’intérêt.


@ Anonyme : voir plus loin…


@ tous mes sublimes… merci ! (ils se reconnaîtront)

@ celui (il se reconnaitra aussi) qui se préoccupe de mon régime quotidien, régime qui reste bien souvent des plus ordinaires :

Mon Cher, en matière de petites choses dodues, charnues et duveteuses, voire juteuses, je préfèrerais de beaucoup celles-ci :




A celles-là :


Et je pense que je ne perdrai pas beaucoup à parier que vous aussi !

Quoiqu’il parait que c’est fort bon aussi !



@Anonyme :


Cinq mots ET une virgule. N’oubliez pas le détail.

Quant à me plaire… m’enfin, s’agissait-il seulement de cela ?

Je pourrais vous répondre que, pour me plaire il suffit d’un rien.
Que je suis une femme simple et sans vanité.

Et développer à loisir ce que pourrait être ce « rien ». Ainsi…

Un regard d’abord, que l’on croise, sur lequel on revient, que l’on accroche, dans lequel je plonge et me perd.

Une odeur, d’eau sauvage ou de tubéreuse, de bel ami ou de roses, c’est selon… le sexe bien évidemment.

Un rire, franc, qui emplit l’air.

Une main qui empaume la rondeur d’un gobelet, faisant avec délicatesse tournoyer le liquide ambré ou rubis pour le réchauffer, imperceptible et méditative caresse du pouce, promesse d’autres habiletés.

L’échancrure d’un vêtement, dévoilement voulu ou fortuit d’une chair mise à nu, d’un torse glabre ou d’une toison, d’une rondeur à peine dessinée ou d’un sillon profond.

Plaquer un accord funky-punky sur une vieille gibson. Voire jouir du violoncelle. M
ais nu… sinon, c’est trop facile.

[Oups... allez, je ne corrige pas la typo, elle est trop belle]

Porter des jeans à boutons et entreprendre un strip à l’abri d’une porte cochère. Et savoir se reboutonner avec dignité, ou pas, lorsqu’une personne descend promener son chien tardivement.

Méditer en silence sur le passage des saisons, avec un paysan ou un enfant, un érudit ou un artiste.

Dessiner en quelques traits une ville verticale d'acier et de verre, des jardins suspendus, des îles flottantes, des cabanons minimalistes et de cités perdues.

Et tant d’autres je ne sais quoi absolument indéfinissables.




Je pourrais vous dire qu’il ne me faut non pas cinq mots mais mille et une histoires :

des mots avec lesquels on joue, d’autres que l’on déclame,

des mots que l’on murmure et d’autres qui cinglent comme un fouet,

des mot qui parlent cul avec tendresse et d'autres qui racontent le sentiment d'amour avec obscénité,

des mots que l’on invente et d’autres que l’on retrouve, depuis si longtemps tus que l’on croit les avoir oubliés…

Mais évidemment, ça serait mentir.

Non, pour me plaire, il suffit de savoir :

- Programmer ce foutu microtruc à 8 boutons et une molette conçu par des ingénieurs indo-mandchous sous l’influence de substances prohibés (c’est parait-il assez facile lorsque l’on est ingénieur soi-même, ou fils de …)

- S’il faut, et comment, décanter un vin, le chambrer ou le carafer.

- Danser le hakka.

- Last but not least, aller spontanément, lorsque l’on remplace le dernier rouleau de papier à fleurettes, renouveler la provision à la superette du coin ou à l’hyper et avec élégance, rapporter la promo de 24 rouleaux, non sans d’ailleurs une certaine fierté !

Et surtout, bien évidemment, me faire rire et danser et m'entourer de bras solides pour me rassurer devant le spectacle de la misère du monde.

Mais voyez-vous, bien que toute ceci soit d'une simplicité absolue, je n’ai croisé que trois mâles capables de cela. J’en avais épousé un. Largué pour un geste de trop. J’ai élevé les deux autres.

La barre est donc assez haute.

Alors, game over… et sans rancune.

De toute façon, ces cinq mots étaient une superbe épitaphe à ce blog.

Bon… je vous l'avoue, il existe bien un autre moyen :



B

mardi 1 décembre 2009

Murmure éphémère...

Cher Anonyme,

Cinq mots, une virgule.

Une énigme.

Vous me savez curieuse, bien sur. Vous m’intriguez.

J’aimerais murmurer à votre oreille que je veux savoir qui vous êtes, ce que vous avez êtes.

Oui murmurer à votre oreille, être si près pour connaître votre odeur, sonder votre regard.

Pour aller au-delà du paraître. Sans faux-semblant, sans histoire, sans passé ni avenir.

Juste l’instant présent.

Cinq mots, une virgule.

Si c’est une ruse pour m’inviter à écrire encore, elle a failli réussir.

Mais pour écrire, il faut deux choses. D’abord de la discipline.

Or je suis encore et toujours une gamine indisciplinée.

Ensuite, à l’instar des 237 raisons pour faire l’amour, il en est une essentielle : il faut en avoir envie !

Et moi quand je n’ai pas envie…

Cinq mots, une virgule. Anonyme...

Que ne ferai-je pas pour avoir la clé de cette énigme.

Tout à condition bien évidemment que vous me teniez la main tout du long.

Sauf de manger une tarentule frite ou de monter sur un vélib.

Faut pas déc… quand même !

Ce murmure éphémère disparaîtra dans quelques jours, la balle est dans votre camp.

Je lis encore ma boite mail de temps à autre.

B

Photo non illustrative, mais ...

mardi 3 février 2009

Virgin whool (suite)

Vous avez déjà certainement eu cette impression, genre j'ai oublié de faire quelque chose, de réagir à un truc.... de fermer le gaz... Une curieuse idée qui vous trotte dans le tête mais vous n'arrivez pas à savoir ce que c'est. Votre cerveau travaille en tache de fond mais ... ça n'arrive pas au niveau de la conscience.

Donc, après avoir vu le clip dont je parle dans ma note précédente, j'ai lu le billet référencé chez CUI vite fait [ici]*. Evoquant un tabou dont on parle peu : la nécrophilie. J'avais peu de temps. Je l'ai trouvé intéressant. Full stop.

Je me souvenais (très) vaguement du blog en question [] mais je ne m'y étais que rarement promenée. Peut-être que, exactement comme cette fois là, il m'avait semblé trop riche pour un simple survol et que je m'étais promis d'y revenir.

Je suis passée à autre chose, genre faire de la pâte à crêpe ou essayer de retrouver une vieille doudoune des années 90 pour affronter le blizard parisien.

Mais j'avais toujours cette impression bizarre d'avoir oublié quelque chose.

Et soudain [non, je ne vous dirais ni où ni pourquoi], ça m'est revenu. Agnes Giard !!! Mais comment est-ce que je n'avais pas pu la reconnaître.

Croyez moi, ça m'a fait peur. Oublier une telle référence, c'est inquiétant. Alzheimer ??? Le stress ??? Le trouble ??? ou le deni ???





* Message personnel à HN : Youpi !!! J'ai réussi. C'est enfantin en fait !!! Comme quoi, la peur est bien le pire ennemi de l'action. Tiens, ça me rappelle une autre de nos discussions.
Bon, j'ai été une bonne élève. J'ai droit à un bon point, non ?

(Ceux qui ne voient dans ce billet qu'un intérêt limité auront tout à fait raison. Ce n'est qu'un exercice pratique suite à un cours particulier. Niark, niark, niark)